"Adieu, camarade ! " : de l'apogée à l'effondrement du communisme (2/2)

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(Crédits : DR)
[Replay] Comment, de 1975 à 1991, le communisme est passé de la toute-puissance apparente à l'effondrement. Avec des archives et des témoignages exceptionnels recueillis dans douze pays de l'ex-bloc de l'Est, vingt ans après la fin de l'URSS.

"Je quitte mes fonctions de président de l'URSS." Le 25 décembre 1991, dans une brève allocution télévisée, le secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique Mikhaïl Gorbatchev met fin officiellement à une histoire longue de soixante-quatorze ans.

Vingt ans après, cette série documentaire, tournée dans douze pays d'Europe, tente de comprendre comment l'empire qui a dominé la moitié du monde en est venu à tomber presque sans combattre.

Elle redonne vie à ces milliers de "petits faits vrais" inconnus ou oubliés, comiques et tragiques, qui tissèrent la culture des pays communistes, en mêlant la parole d'une cinquantaine de témoins à un passionnant travail sur les archives, avec un fil narratif semi-fictif et des séquences d'animation très réussies.

Le réveil (1988)

"Gorby", comme on l'appelle à l'Ouest, a ouvert la boîte de Pandore : de nombreux journaux voient le jour tandis que s'amorce un travail de mémoire sur le passé stalinien. Ces nouveaux espaces d'expression émergent progressivement dans toute l'URSS.

Dans le même temps, le marasme économique ne cesse de s'aggraver et les premiers affrontements ethniques apparaissent dans les républiques soviétiques. Dans le bloc de l'Est, l'insatisfaction ne cesse d'augmenter en particulier dans les pays où les dirigeants s'opposent aux réformes préconisées par Mikhaïl Gorbatchev.

La rébellion (1989)

1989 : l'année des grands changements. Pendant que l'URSS, la Pologne et la Hongrie prennent la voie d'une transition démocratique avec l'organisation d'élections partiellement libres, les dirigeants communistes des autres pays du bloc s'accrochent au pouvoir. À l'automne 1989, la vague des révolutions pacifiques les submerge les uns après les autres et les contraint à quitter leurs fonctions.

L'effondrement (1989-1991)

L'Empire soviétique ne veut pas céder ses colonies mais le mouvement de contestation ne s'arrête pas à ses frontières. Mikhaïl Gorbatchev, le réformateur célébré par les Occidentaux, est dépassé par des troubles intérieurs qui ne cessent de croître. Son rival Boris Eltsine reprend les rênes après la tentative de putsch en août 1991. C'est à Mikhaïl Gorbatchev que revient la responsabilité d'annoncer la dissolution de l'URSS en décembre 1991.

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a écrit le 13/08/2014 à 11:17 :
N'empèche, ça aurait été bien si ça avait marché, mais le plus beau rève se heurtera toujours à la pourriture, la fainéantise et la bassesse des hommes.
Ce n'est pas pour autant que ce que nous vivons vaut beaucoup mieux car le communisme laissait moins de monde sur la touche comme les rom.
a écrit le 13/08/2014 à 10:34 :
C'est plutôt bien , maintenant ce qui serait bien ce serait l'eefondrement de l'ultra liberalisme, mais là c''est pas gagné vu l'amalgame des trois pouvoirs réels : économique, médiatique, politique
Réponse de le 13/08/2014 à 15:11 :
c'est quoi l'ultraliberalisme ? (enfin ... pour vous ?)
Réponse de le 17/08/2014 à 9:08 :
Le terme d’ultralibéralisme (ou d’ultra-libéralisme) est un terme polémique et polysémique, employé comme slogan politique pour désigner de manière péjorative le néolibéralisme lorsqu'il prône la déréglementation des marchés et la disparition progressive, partielle ou totale, des services publics au profit du secteur privé. Selon ses adversaires, l'application de ses principes accroît les inégalités, déstabilise le tissu social et pille les ressources naturelles.Historiquement, le terme utralibéralisme désignait les idées des partisans de la République libérale sous la Restauration française.
a écrit le 13/08/2014 à 10:07 :
Les gens étaient heureux. Si, ils étaient heureux. Ils n'avaient pas besoin d'iPhone, de 4x4, de vêtements de marque, de 500 chaînes Tv.....
Et ils étaient polis. Jamais un mot plus haut que l'autre. Ça filait droit.
Mais le régime y veillait et le camarade commissaire politique assurait la discipline.
De ton poste d'ouvrier qualifié à l'usine ou chez toi, dans les habitations socialistes "cages à lapin" , il n'y avait pas de drogué à enjamber pendant que tu sortais les poubelles le soir.
Les camps de vacances un peu frileux n'étaient jamais remplis. Il y avait toujours de la place.

C'était l'âge d'or de la justice sociale en fait.

MDR
Réponse de le 13/08/2014 à 11:22 :
Poutine devrait remédier à tous ces désordre une fois qu'il aura "mangé " l'ukraine
Je vois que les collabos ne manqueront pas

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