"Personne ne devrait être surpris que l'économie de la zone euro se retourne encore"

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Il donne tort à Angela Merkel. Dans un éditorial cinglant paru le 17 août, le New York Times fustige les "politiques malavisées que les dirigeants européens s'obstinent à poursuivre, même si toutes les preuves indiquent qu'elles représentent de mauvais remèdes."
En cause: "l'entêtement des gouvernements, à l'instigation de l'Allemagne, à réduire les déficits en coupant dans les dépenses et en augmentant les impôts". Ces "exigences", notamment envers la France et l'Italie sont, d'après le New York Times, à l'origine de la mauvaise situation économique en zone euro - PIB au point mort en France au deuxième trimestre, contraction en Allemagne. Et "personne ne devrait [en] être surpris", estime le quotidien.
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"Les gouvernement ont besoin de flexibilité" estiment les auteurs de cet éditorial (non signé nommément), en particulier dans un contexte de chômage élevé.
Et d'en appeler à la responsabilité de Mario Draghi, le patron de la Banque centrale européenne, salué pour avoir soutenu des politiques "pro-croissance" mais que le NYT souhaite voir prendre des mesures de politiques monétaires accommodantes. Il affirme ainsi:
Il ne précise pas si le modèle souhaité correspond à celui de la Réserve fédérale américaine, qui a employé pendant plusieurs mois des mesures d'assouplissement quantitatif.
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Enfin, les premières économies de la zone euro, notamment la France, devrait pouvoir profiter de taux d'emprunt très bas sur le marché (celui pour la dette à 10 ans a chuté à 1,4% et à moins de 1% en Allemagne) "afin d'augmenter leurs dépenses et relancer leurs économies".
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Ce n'est pas la première fois que le prestigieux quotidien ouvre ses colonnes à des prises de position en faveur des politiques de relance en Europe. Le prix Nobel d'économie Paul Krugman publie ainsi régulièrement des chroniques à ce propos.
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