Les jeunes ont un meilleur accès à l'éducation, pas à l'emploi (OCDE)

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L'accroissement du niveau de compétence de la population ne s'accompagne pas toujours d'un meilleur accès au marché du travail, en particulier chez les jeunes, souligne le rapport Regards sur l'éducation 2014 de l'OCDE..
L'accroissement du niveau de compétence de la population ne s'accompagne pas toujours d'un meilleur accès au marché du travail, "en particulier chez les jeunes", souligne le rapport "Regards sur l'éducation 2014" de l'OCDE.. (Crédits : reuters.com)
Près de 40% des 25-34 ans sont désormais diplômés du supérieur, contre 25% chez les 55-64 ans. Cet accroissement du niveau de compétence de la population ne s'accompagne pas toujours d'un meilleur accès au marché du travail, selon l'OCDE.

L'accès à l'éducation progresse dans les pays de l'OCDE malgré la crise économique, selon le rapport "Regards sur l'éducation 2014" de l'Organisation de coopération et de développement économiques dévoilé ce mardi 9 septembre. Les diplômés ne sont toutefois pas à l'abri d'une augmentation du taux de chômage, même si les jeunes peu instruits sont les plus touchés, ce qui fait planer une menace sur "la cohésion sociale".

Des jeunes toujours plus éduqués

Près de 40% (39% précisément) des 25-34 ans sont désormais diplômés du supérieur contre 24% chez les 55-64 ans. Dans de nombreux pays, l'écart est supérieur à 20 points. Celui que connait la France s'explique par la faible instruction de ses seniors (20% seulement sont diplômés de l'enseignement tertiaire) et des bons chiffres chez les jeunes (43% ont obtenu un diplôme). À contrario, les États-Unis connaissent un écart minime, les deux générations affichant un pourcentage très proche de diplômés (entre 40 et 45%)

La crise économique de 2008 "n'a pas ralenti ce processus d'expansion" et dans les pays émergents, "les taux de scolarisation - qui étaient relativement faibles - augmentent à un rythme plus soutenu que dans les pays industrialisés", relève Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE, cité dans un communiqué.

Disparités en fonction du niveau de l'éducation

L'accroissement du niveau de compétence de la population ne s'accompagne pas toujours d'un meilleur accès au marché du travail, "en particulier chez les jeunes", souligne le rapport. Dans les pays de l'OCDE, le taux de chômage des diplômés du supérieur s'établissait, en moyenne, à 5% en 2012 (contre 3,3% en 2008), mais à 7,4% chez les 25-34 ans (contre 4,6% en 2008).

Par comparaison, le taux de chômage des personnes âgées de 25 à 34 ans dont le niveau de formation est inférieur au lycée a atteint 19,8% en 2012 (et les chiffres sont plus élevés encore dans de nombreux pays), alors qu'il était de 13,6% en 2008. Ces chiffres confirment que ce sont les jeunes peu instruits que la crise économique "frappe le plus durement".

L'état de santé lié à la formation

En outre, le rapport de l'OCE souligne qu'une formation moins élevée entraîne de "nombreuses retombées sociales", dont "la perception de l'état de santé, le bénévolat, la confiance interpersonnelle et l'efficacité politique".

Le pourcentage d'adultes qui se disent en bonne santé varie de 23 points selon le niveau de formation.

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Commentaires
a écrit le 10/09/2014 à 12:51 :
Et ils sont cher payés pour sortir de tels lieux communs?
a écrit le 10/09/2014 à 12:00 :
Bref, comme disait Coluche, des chômeurs diplômés. Il est pas beau notre Etat providence ?
a écrit le 10/09/2014 à 7:02 :
C'est déjà pas si mal ! Une bonne éducation pour finir chez soi devant la console de jeux. Ah la France et son culte immuable des gros diplomes inutiles
a écrit le 10/09/2014 à 2:36 :
C'est histoire que le bac est donné est fausse . Le système scolaire a surement baissé le niveau de ce dernier mais il n'est pas si facilement accessible . Il est tout aussi difficile a un jeune d'acquérir les techniques de travail d'un anciens , qu'il est difficile pour l'ancien d'acquérir la nouvelle capacité du regard objective du jeune . L'un vaut l'autre . D'où le proverbe : " Il faut de tout pour faire un monde " mais dans le cas présent il faut de tout pour créer une société .
a écrit le 10/09/2014 à 1:49 :
le bac ne vaut rien, et il est donné, alors les études, ça ne vaut plus rien maintenant. Un bac+5 d'aujourdhui, ça vaut un bac d'il y a 30 ans...
Réponse de le 10/09/2014 à 8:18 :
+ 1000 ! A supprimer et vite ! En tout état de cause ne plus en faire LA CONDITION
d' accès à des études ou à des formations supérieures ... UNE HONTE ET UNE ABSURDITÉ ... !
a écrit le 09/09/2014 à 23:13 :
le bacc distribué permet de mettre à l' université tout et n'importe quoi . On évite de comptabiliser autant de chômeurs . L' inadéquation entre études et compétence professionnelle est flagrante .
a écrit le 09/09/2014 à 17:02 :
jeunes Français, futurs chômeurs......qu'ils prennen tleur courage à deux mains, et s'ils ont de bons bagages, qu'ils partent c'est désolant, mais il n'y a que cette solution.......à l' opposé", d'autres rentreront pour demander des aides, et s'installeront.......Pauvre pays.
Réponse de le 09/09/2014 à 20:21 :
Bof ! Un peu simpliste et " d'autres " c'est qui ? Dites clairement ce que vous pensez
Réponse de le 10/09/2014 à 7:44 :
vous n'êtes guère perspicace, comme si vous ne le saviez pas! tout le monde le sait! ça CREVE les yeux, pauvre Ryan" !!
a écrit le 09/09/2014 à 16:51 :
Éduquer à quoi ? Le terme " éduquer " m' a toujours fait peur; comme s' il fallait nécessairement en passer par les services de "l'éducation" pour être instruits et capables de comprendre les choses ...(je ne vise pas ici , bien évidemment les connaissances techniques ou scientifiques qui demandent nécessairement des connaissances précises).
Bref, ce que je veux dire, c'est que l'on peut très bien être cultivé, avoir étudié seul et avoir beaucoup de connaissances.
Réponse de le 09/09/2014 à 18:41 :
" J' ai lu et étudié seul toute ma vie " J. Kerouac
Réponse de le 09/09/2014 à 21:49 :
@petite histoire: la culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale :-) et c'est le cas de nos nombreux je-sais-tout qui menacent de partir, mais n'en ont pas le courage :-)
a écrit le 09/09/2014 à 15:45 :
c'est toujours le problême du mamouth de l'éducation nationale qui comme l'ENA , est completement déconnecte de la réalité !!!!!!!! les programmes et l'orientention sont à revoir ,
A quoi sert de former pr ex les chomeurs à vie de l'école du cinéma ,
GROS NERF DE LA GUERRE? IL faut arrêter de dévaloriser le travail manuel et surtout le rémunerr
a écrit le 09/09/2014 à 14:56 :
Et quelqu'un s'intéresse encore à ce que sort l'OCDE..?? A croire que c'est un concours avec le FMI...
a écrit le 09/09/2014 à 14:23 :
Enfin, on se rend compte du mythe du diplôme !
En effet, il y a diplôme et diplôme !
Les diplômés qui galèrent sont surtout ceux qui ont choisi de faire des études auxquelles les perspectives d'emploies étaient minces.
Avoir un haut diplôme ne vous garantit plus un emploie (bien payé) depuis bien longtemps. Les étudiants qui ont choisis des études dites "intellectuelles" sont les premiers touchés.
En effet, les BAC plus 5 en biologie, en sociologie, en communication, en art plastiques, en histoire de l'art, en psychologie, en musicologie etc.. se retrouvent sur le carreau car la structure de l'économie française n'est pas faite pour accueillir autant d'arrivants dans ces filières aux gisements d'emploies très limitées.
Ce n'est pas le marché de l'emploi qui va produire des emplois par rapport aux cursus universitaires des nouveaux diplômés mais l'inverse ! Ce sont eux qui doivent s'adapter par rapport au marché de l'emploi existant !
Aucun pays au monde ne peut produire des emplois dit "intellectuels" en telle quantité !
Les diplômés qui s'insèrent le mieux sont surtout ceux de l'informatique, de l'industrie, des écoles de commerce (à condition d'avoir fait une bonne école et d'avoir fait un stage à l'étranger), et même des métiers liés à la finance et maintenant des métiers liés à l'environnement.
Bien sur il y a tout les diplômés des métiers manuels qui s'en sortent plus ou moins bien et certains même ont des salaires élevés (Un bon soudeur et bon plombier gagnent plus qu'un ingénieure moyen ).
Et pour les autres, bonjour la galère.
Biensur je schématise beaucoup mais en gros c'est ça.
Réponse de le 10/09/2014 à 8:56 :
+1 avec comme exemple les études en psychologie : s il y a 12% de psycologues français en europe il y a 24 % d étudiants français en psychologie . A quoi bon faire une filière dite bouchee comme histoire si ce n est pour devenir prof de cette matière bouchée au mieux .En contre partie des universites comme paris 6 ( pierre marie curie) offrent dans leur cursus technologiques des débouchés et des salaires très proches des ecoles d ingénieurs .

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