Les jeunes français, bonnets d'âne en économie, vraiment? Les résultats de l'évaluation de la "culture financière" des jeunes, réalisée en 2012 par le Programme international pour le suivi des acquis des élèves (Pisa) de l'OCDE, sont tombés ce mercredi. Il apparaît que les Français âgés de 15 ans testés pour cette enquête ont obtenu en moyenne des résultats relativement plus faibles que dans d'autres matières comme les mathématiques et la compréhension de l'écrit.
En outre, les auteurs de ce rapport écrivent notamment:
D'après son classement, les meilleurs sont les jeunes Chinois de Shanghai, suivis des Belges appartenant à la communauté flamande, puis des Estoniens. Les "compétences financières" des jeunes français seraient cependant supérieures à celles des jeunes slovènes, espagnols, croates, israéliens ou italiens, avant derniers.
L'OCDE pointe par ailleurs des écarts sociologiques - les élèves des catégories favorisés ayant de meilleurs résultats - plus importants en France que dans les 17 autres régions ou pays où le test a été effectué.
Ce test est censé renvoyer à la "culture financière" des élèves, laquelle est définie comme suit:
Qu'était-il demandé exactement aux 29.000 élèves dont 1068 Français interrogés pour ce test? Pendant 60 minutes, ils devaient répondre à une série de questions plus ou moins pratiques portant sur la gestion des finances personnelles d'un ménage, les risques financiers, ou encore les droits affectés à certains services financiers.
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Il leur était par exemple demandé d'identifier, dans une liste, les facteurs pouvant affecter à la hausse ou à la baisse le montant d'une police d'assurance pour une moto, de lire un bulletin de paie, ou de déterminer ce qu'une banque peut ou ne peut pas demander par mail à un client.
En guise de cas concret, il leur a également été posée la question suivante, censée permettre d'évaluer le sens des "priorités" d'un élève dans la gestion de son budget.
Un autre domaine était également exploré: l'identification d'une information financière et sa mise en contexte à travers le cas du cours de l'action d'une entreprise fictive. A partir d'un graphique, les élèves devaient calculer un taux de croissance et déterminer quel était le meilleur moment pour "acheter". En l'occurrence, la réponse attendue consistait à citer le mois où le cours affichait son plus bas niveau (la notion d'incertitude ayant été évacuée de la question).
Biais culturel?
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Les tests PISA sont régulièrement critiqués par des spécialistes de l'éducation ou des sociologues, moins pour leur méthodologie que pour les conclusions à en tirer. Ils évaluent en effet des connaissances ou des compétences qui ne sont parfois pas jugés prioritaires dans certains pays et seraient donc victimes d'un biais culturel.
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