Qui considère que la santé économique de son pays est en bonne santé ? Au moins 50% des sondés de 17 des 44 pays, étudiés par le think tank américain Pew Research Center du 17 mars au 5 juin. Les résultats du sondages ont été publiés mardi 9 septembre.
Les Chinois sont les plus nombreux à penser que leur économie va bien, à 89%, juste devant les Vietnamiens (87%). "Justifié" selon le think tank qui rappelle que leur croissance de la Chine et du Vietnam sont estimées repectivement à 7,4% et 5,6% pour 2014, selon le FMI.
Parmi les 25 populations de pays émergents sondés, 5% des Ukrainiens pensent que la conjoncture de leur pays est bonne, tandis que les Russes sont 44% à le penser. Au final, les émergents ont une opinion négative à 39%, selon le chiffre médian (12 pays au-dessus de ce chiffre, 12 pays en dessous).
Les visions les plus sombres se concentrent dans les dix pays avancées interrogées. Selon le chiffre médian, 34% seulement des habitants estiment que l'économie de leur pays est en bonne santé. Avec de grands écarts. Les Grecs et les Italiens sont respectivement 2 et 3% à avoir cette vision, contre 85% des Allemands. Enfin, seuls 22% des Français sont de cet avis-là, contre 40% des Américains.
Le think tank américain note tout de même une hausse d'opinions positives de 16% par rapport à 2013 pour les dix pays avancés. Il y voit "un impact positif de la légère résilience économique en Europe, au Japon et aux États-Unis sur le moral du public".
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Enfin, les pays en développement (9 observés par le think tank), sont les plus optimistes à 51% (chiffre médian). Les Bengladais en tête, sont 71% à penser que la situation de leur économie est bonne.
Le think tank a également sondés les motifs d'inquiétudes. Pour les économies avancées, le chômage et le manque d'opportunités dans le monde du travail tiennent le haut du pavé. Cela inquiète 98% des Grecs, 94% des Italiens, 77% des Français.
Les pays émergents s'inquiètent surtout de l'inflation. C'est un sujet anxiogène pour 97% des Pakistanais, 89% des Vénézuéliens et des Argentins. Pour les pays en développement, 93% des Ghanéens, 89% des Kényans s'alarment de la hausse des prix.
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