Quand les entreprises des pays émergents deviennent prédatrices

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Le groupe chinois Huawei est actuellement leader mondial des technologies de l'information et de la communication
Le groupe chinois Huawei est actuellement leader mondial des technologies de l'information et de la communication (Crédits : Reuters)
Les entreprises issues des pays émergents à même de challenger les multinationales des pays développés sont de plus en plus nombreuses, selon le rapport « New Global Challengers » réalisé par Boston Consulting Group,

En 2006, l'indien Mittal s'emparait d'Arcelor, le géant européen de l'acier. En 2008, c'est un autre indien, le groupe Tata qui s'offrait Jaguar, l'un des joyaux de la couronne britannique dans l'industrie automobile. En février, le chinois Dongfeng entrait dans le capital de PSA.Et ce n'est pas fini.

Selon le rapport " New Global Challengers " réalisé par Boston Consulting Group (BCG), qui dresse la liste des 100 entreprises - les global challengers - issues des pays émergents à même de challenger les multinationales des pays développés, la menace que les premières font peser sur les secondes est de plus en plus forte.

Des proies devenues prédatrices

Proies jadis, elles sont désormais devenues des prédatrices car elles affichent souvent une santé financière et des résultats d'exploitation hors normes, et l'étude de citer , "« des chiffres d'affaires qui croissent 2,5 fois plus vite et des profitabilités 1,5 fois supérieures à celles du S&P 500, la création de trois fois plus d'emplois entre 2008 et 2011 contre 11% pour le S&P 500 hors secteur financier et un succès qui repose de plus en plus sur des avantages durables tels qu'innovation, une marque, un savoir-faire plutôt que sur de faibles coûts de production ".

Huawei, Tata Steel, Li & Fung, nouveaux leaders mondiaux

De fait, cinq global challengers sont passés leaders mondiaux de leur secteur en 2014 contre seulement 7 sur la période 2006-13. Il s'agit du mexicain Grupo Bimbo, dans le secteur de la boulangerie, l'indien Tata Steel (Sidérurgie) et les chinois Huawei (équipements de télécommunication), Li & Fung (import-export, principalement textile) et Lenovo (informatique).

Autre tendance de fond soulignée par BCG, la diversification des secteurs et des nationalités. Alexandre Miannay, le responsable des sujets mondialisation pour le bureau BCG de Paris, explique :

" On constate une augmentation des challengers dans de nouvelles catégories comme les  biens de grande consommation ou les technologies digitales mais aussi l'apparition de nouveaux segments dont les vins et spiritueux. Ainsi, le chilien Concha y Toro et le thaîlandais Thai Beverage viennent fortement challenger les acteurs traditionnels du secteur. Par ailleurs, quand en 2006, les deux-tiers des challengers étaient chinois ou indiens. Aujourd'hui, ce sont les entreprises de dix-huit pays émergents qui participent à la bataille mondiale. Hors BRIC, citons notamment la Thaïlande, le Chili et la Turquie "

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Commentaires
a écrit le 11/09/2014 à 18:03 :
quand on ouvre la bergerie pour que les moutons aillent se promener danse bois, on s'étonne qu'ils se fassent bouffer par le loup ? on a tout ouvert à la concurrence sans aucune précaution, et on s'étonne de perdre ds parts de marchés par le dumping social, et que des surper-entreprises qui nous copient nous dament le pion ; ils sont vraiment nuls nos technocrotes européens, ou ils ont fait l'ena !
a écrit le 11/09/2014 à 10:50 :
Concernant l'exemple automobile : certaines multinationales ont rachetés -pas tous- les constructeurs auto britanniques de prestige... Le vrai succès aurait été le cas avec leurs propres marques ! Or, les constructeurs britanniques aux mains étrangères restent très implantés au Royaume-Uni (de plus en plus pour ainsi dire). Où les véhicules, moteurs etc sont étudiés, conçus... Donc au final ça profite bien plus au Royaume-Uni qu'à l'Inde que Jaguar se soit fait racheter par Tata.
a écrit le 11/09/2014 à 10:50 :
Concernant l'exemple automobile : certaines multinationales ont rachetés -pas tous- les constructeurs auto britanniques de prestige... Le vrai succès aurait été le cas avec leurs propres marques ! Or, les constructeurs britanniques aux mains étrangères restent très implantés au Royaume-Uni (de plus en plus pour ainsi dire). Où les véhicules, moteurs etc sont étudiés, conçus... Donc au final ça profite bien plus au Royaume-Uni qu'à l'Inde que Jaguar se soit fait racheter par Tata.
Réponse de le 11/09/2014 à 14:00 :
Jusqu'à présent, les Volvo vendues Outre-Atlantique étaient construites en Europe, puis exportées directement aux Etats-Unis. Mais Geely le nouveau propriétaires de Volvo veut désormais construire en Chine ces exemplaires destinés au marché américain.
a écrit le 11/09/2014 à 9:57 :
Il est temps que les lois du commerce international reconnaissent que la chine n'est plus un pays émergeant, et que les produits importés de chine doivent être taxés à l’importation, comme le sont les produits des pays considérés comme développés.
a écrit le 11/09/2014 à 9:15 :
SOUVENT LES GEANTS ONT SOUVENT DES PIEDS D ARGILES? LA CHINE VA TROP VITE MAIS LEUR PROGRES ET REMARQUABLE? EN EUROPE ET EN AMERIQUE ONT PREFERE BOURSICOTE???
Réponse de le 11/09/2014 à 11:41 :
Votre touche MAJ est bloquée, c'est pour ça que vous écrivez sans minuscules ? ou c'est une habitude chez vous de toujours gue.ler lorsque vous discuté ?

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