La crise au sein des pays développés a particulièrement touché les enfants. Ainsi, 2,6 millions d'enfants supplémentaires sont tombés dans la pauvreté, ce qui porte le total à 76,5 millions. Parmi les 41 pays les plus riches, 23 ont connu une aggravation de la pauvreté des enfants, explique Unicef dans un rapport publié mardi 28 octobre.
L'association explique comment les effets de la crise ont atteint les enfants. La chute de revenus par foyer a amené à l'épuisement des finances. Suite à cela, l'accès aux services dédiés aux enfants et leur qualité s'est détériorée. La crise a aussi mené les plus jeunes à "l'exclusion sociale", subir des "violences domestiques" et connaître plus de lacunes dans l'éducation.
Sans surprise, ceux qui ont connu la plus forte augmentation sont les pays du sud de l'Europe (l'Espagne, la Grèce et l'Italie), ainsi que la Croatie, les pays baltes et trois autres États fortement touchés par la récession (l'Irlande, l'Islande et le Luxembourg).
Classée 11e pays le plus touché, la France a vu son taux de pauvreté passer de 15,6% en 2008 à 18,6% en 2012. Unicef juge que cette aggravation au sein de l'Hexagone a mis 444.000 enfants dans une situation de pauvreté ou de fort risque de pauvreté.
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"L'absence de riposte audacieuse" des États "pourrait avoir des conséquences négatives à long terme pour les sociétés", conclut l'agence de l'ONU, qui cite par exemple un ralentissement possible de la croissance démographique avec de jeunes adultes susceptibles de repousser la constitution d'une famille en raison des conditions économiques.
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