Elections contestées en Ukraine orientale

 |   |  320  mots
Une urne est préparée dans une zone contrôlée par les rebelles d'Ukraine orientale.
Une urne est préparée dans une zone contrôlée par les rebelles d'Ukraine orientale. (Crédits : Reuters)
Les bureaux de vote ont ouvert dans les républiques populaires de Donetsk et de Lugansk. Des élections qui seront reconnues par la Russie, pas par les puissances occidentales.

Une semaine après les élections législatives dans le reste de l'Ukraine, les bureaux de vote ont été ouverts ce dimanche 2 novembre au matin dans les « républiques populaires de Donetsk et Lugansk », autrement dit dans les zones contrôlées par les rebelles séparatistes de l'est du pays.

Reconnues par la Russie, pas par Kiev

Les électeurs de ces zones sont appelés ce dimanche à élire les parlements et les présidents de ces républiques. Pour le moment, seule la Russie a annoncé qu'elle reconnaîtrait le résultat de ces élections - comme elle l'a fait pour les élections législatives ukrainiennes la semaine dernière. Les Etats-Unis et l'Union européenne refusent de faire de même, ainsi bien sûr que les autorités de Kiev qui parlent de « pseudo-élections dans les territoires contrôlés par des bandits et des terroristes. » Une plainte criminelle a même été déposée dimanche pour « actes visant à renverser l'ordre constitutionnel et prendre le pouvoir. »

Un accroc aux accords de Minsk ?

Selon les puissances occidentales, ces élections sont contraires aux accords signés à Minsk le 5 septembre dernier et qui ne prévoyaient que des élections locales dans le cadre ukrainien dans les zones rebelles. Mais le cessez-le-feu décidé à Minsk n'est plus qu'une illusion. Les combats ont repris dans l'est ukrainien et l'on compte déjà près de 300 morts au cours des dix derniers jours. En tout, le bilan de la guerre civile ukrainienne depuis le début de l'année s'élève à quelques 4000 victimes.

Réelection attendus des leaders actuels

Malgré l'absence d'observateurs internationaux et ce vote au son du canon, les rebelles estiment que ces élections sont nécessaires pour légitimer leur pouvoir. Il semble que les leaders actuels des deux républiques, Alexander Sakhratchenko à Donetsk et Igor Plotnitzki à Lugansk, puissent aisément être confirmés par ce scrutin.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 11/11/2014 à 18:28 :
L'annexion de l'est de l'Ukraine à la Russie est imminente. L'Occident ne fera rien comme dans le cas de l'Abkhazie et de l'Ossetie enGeorgie.
a écrit le 03/11/2014 à 11:35 :
Même organiser par l'Europe, selon le résultat, nos dirigeants s'assoient sur le résultat. Alors s'occuper de l'Ukraine?
a écrit le 02/11/2014 à 23:02 :
1. Les élections ont servies à la légitimation des figures les plus convenantes à Moscou. Le placement de ces figures en tête des républiques a eu lieu précédemment. Une part considérable des chefs de guerre séparatistes (les plus respectés par les locaux et tous les partisans séparatistes) et de ceux qui ont commencé le soulèvement ont été contre les élections en motivant par un non-sens des élections en état de guerre. 2. Les élections sont libres dans le même niveau que celles récentes en Ukraine : ceux qui, peuvent gêner la ligne générale, n’y participent pas. Même peut-être plus démocratiques :) : à l’inverse de l’Ukraine tous les territoires votent et il n’y a pas besoin des falsifications directes 3. L’indignation de Kiev ne vaut rien, parce qu’il ne respecte pas du tout les accords de Minsk qui étaient ultra-favorables à l’Ukraine. Juste une illustration parmi plein d’autres: on a entendu souvent des batailles à l’airport de Donetsk après les accords. Selon les accords l’airport et les villes voisines appartiennent à la république de Donestk. 4. Le nombre des victimes du conflit est sous-estimé de quelques fois.
a écrit le 02/11/2014 à 15:04 :
Et le référendum de 2005 sur lequel les Francais et Irlandais avaient voté NON mais l'UE et les parlements locaux ont fait comme si ils avaient voté OUI, c'est démocratique de la part de ses pseudo "puissances" occidentales démocratiques ?
Réponse de le 02/11/2014 à 22:33 :
Oui, nous nous sommes fait avoir, mais nous n'avions pas une force d'occupation à chaque coin de rues, comparaison idiote!
Réponse de le 03/11/2014 à 7:24 :
Ah ben, si la force d'occupation en Europe a des cols blancs et des costumes et elle siège bien au chaud dans la tour d'Ivoire de Bruxelles ! Pas besoin d'armes pour soumettre un peuple, la démocrature européenne dans toute sa splendeur !
a écrit le 02/11/2014 à 13:03 :
Et élections incontestables en Ukraine.MdR
a écrit le 02/11/2014 à 11:20 :
Tiens... ça ressemble à la Crimée : des hommes en armes autour des urnes, pas d'enveloppes, pas de contrôle démocratique, des candidats à la politique unique ( les autres ont déjà été abattus).. au moins on connait l'avenir : ils votent l'indépendance, puis l'intégration à la Russie, et les petits hommes verts qui s'étaient perdu en Ukraine pendant leurs vacances remettent leurs uniformes des forces spéciales russes !!
Réponse de le 02/11/2014 à 13:32 :
Encore faut-il prouver ce que vous dîtes, ce qui ne sera pas une mince affaire ;)
Réponse de le 02/11/2014 à 15:13 :
C est penible de toujours entendre dire que les plis ne sont pas sous enveloppes et dans des hurnes transparentes. Ce sont les memes hurnes qu en ukraine et surtout c est le meme principe. Pour qui travaillez vous?
Réponse de le 02/11/2014 à 23:12 :
@démocratie...:Contrairement à vos fantasmes Il n’y a aucune nécessité de falsifier les élections (tout est décidé d’avance à Moscou au niveau de la sélection des candidats et de remplacement des figures clés) ou forcer les gens d’y venir (la majorité totale des locaux détestent Kiev, ce que n’a pas été le cas au début du conflit. il faut dire merci aux actions des autorités ukrainiennes). Si vous n’avez pas remarqué (ce n’est pas étonnant vu l’intelligence de votre commentaire) : l’indépendance a déjà été votée à la fin de printemps, mais contrairement à vos idées les républiques n’ont pas été attachées à la Russie, malgré un espoir de la population locale. De point de vue humanitaire, c’est dommage.
a écrit le 02/11/2014 à 10:51 :
Les pays dit démocratique ont de plus en plus tendance a "en parler" plutôt que "faire"!

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :