Pétrole : la chute des prix ne va pas doper la demande en 2015

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L'or noir a fini jeudi 11 décembre sous le seuil psychologique des 60 dollars le baril pour la première fois depuis la mi-juillet 2009 à New York.
L'or noir a fini jeudi 11 décembre sous le seuil psychologique des 60 dollars le baril pour la première fois depuis la mi-juillet 2009 à New York. (Crédits : reuters.com)
L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a abaissé vendredi sa prévision de croissance de la demande mondiale d'or noir pour l'année prochaine, la reprise économique restant timide malgré la dégringolade des prix de l'or noir. Jeudi, le prix du baril de Brent est tombé à 63,68.

La chute des cours du baril ne pas accroître significativement la demande en pétrole. Ainsi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a abaissé vendredi 12 décembre sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole pour l'année prochaine, la reprise économique restant timide malgré la dégringolade des prix de l'or noir dans un contexte de surabondance de l'offre.

La consommation de pétrole devrait croître de 900.000 barils par jour l'an prochain pour atteindre 93,3 millions de barils par jour (mbj), contre une anticipation précédente de 93,6 mbj, détaille l'AIE dans son rapport mensuel de décembre. Elle a maintenu à 92,4 mbj sa prévision de demande pour 2014.

"Reprise de la croissance mondiale de plus en plus hésitante"

"La croissance de la demande devrait se raffermir en 2015, par rapport à 2014, mais cette accélération semble désormais plus modeste qu'anticipé précédemment, au vu du rythme de plus en plus hésitant de la reprise économique mondiale", explique l'AIE. À cela s'ajoute la suppression des subventions publiques aux produits pétroliers dans certains pays et le renchérissement du dollar, qui rend plus chers leurs achats en devise locale, ainsi qu'une faible progression des salaires dans les pays développés de l'Organisation de coopération et de développement économiques.

L'or noir a fini jeudi 11 décembre sous le seuil psychologique des 60 dollars le baril pour la première fois depuis la mi-juillet 2009 à New York. Le baril de Brent pour livraison en janvier, coté à Londres, a également atteint un niveau plancher en plus de cinq ans, à 63,68 dollars.

     Lire aussi >> Pétrole : l'Opep revoit la demande à la baisse, le Brent chute sous les 65 dollars

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Commentaires
a écrit le 12/12/2014 à 14:14 :
Trois raisons permettent d' expliquer ce Krach pétrolier qui semble de grande envergure et durable:..1- une offre surabondante en raison d'une augmentation de la production du a une libéralisation des transactions entre la Chine et la Russie et l'éclatement du cartel de l'Opep pour fixer les prix...2- chaque producteurs tentent de conserver ses parts de marché et ses profits en augmentant son volume de vente et de production...3- une stagnation voir une baisse de la consommation en raison du ralentissement économique mondiale....Autant dire que la BULLE spéculative petroléo-immobilière qui a lieu dans les monarchie du Golf va vraisemblablement exploser en emportant avec elle de nombreux fonds de pension. Une extension systémique est elle possible...???
Réponse de le 12/12/2014 à 15:53 :
L'arabophobie ça se soigne...
Réponse de le 12/12/2014 à 17:26 :
Ils nous font bien fait rire avec leur finance équitable islamiste. Une sorte de pyramide de Ponzi puissance 10 plutôt.
Réponse de le 13/12/2014 à 18:28 :
La vraie raison est quand même l exploitation du petrole ( ou gaz) de schiste aux US : les US étranglent indirectement la Russie et produisent à perte en dessous de 70 dollars le baril . Nous sommes en train de vivre un bouleversement géopolitique et économique dont personne ne connaît l issue et prévoir le prix du pétrole dont la terre regorge ( fond des océans etc .. ) est impossible.
a écrit le 12/12/2014 à 11:36 :
La chute des prix risque surtout de déprimer l'offre et donc de tourner court assez rapidement.
Réponse de le 12/12/2014 à 12:34 :
Tout juste.

La baisse des prix vient de faire sa première victime.

Red Fork Energy, une compagnie pétrolière australienne, qui avait investi dans le pétrole de schiste aux Etats Unis, vient d'être mise en redressement judiciaire
Réponse de le 12/12/2014 à 17:53 :
Bien rappelé, d'ailleurs d'autres petrolères sont déjà sur la selette cette fois aux Etats-Unis. Encore une balle tirée au pied ?
www.afr.com/p/business/companies/james_packer_backed_collapse_burnt_tqtc3Rfz2czz3a8UmM4ZWK
a écrit le 12/12/2014 à 11:29 :
la chute des prix du baril n'est pas répercutée à la pompe comme elle devrait l'être c'est à dire en dessous d'un euro le litre actuellement.
Réponse de le 12/12/2014 à 11:31 :
En effet on attend toujours !!
Réponse de le 12/12/2014 à 11:55 :
Il faut attendre 2 semaines pour avoir une baisse sur les pris d'aujourd'hui. Principe des contrats sur le pétrole, vous payer le prix à la pompe d'un baril vieux d'au moins deux semaines. Hey, fait bien le faire venir votre baril...
Réponse de le 12/12/2014 à 15:51 :
on ne peut pas avoir un euro faible et un petrole peu cher simultanément...

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