Raul Castro prêt à évoquer tous les sujets avec Barack Obama

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Le peuple cubain salue cette décision juste du président des Etats-Unis Barack Obama. Elle entérine la levée d'un obstacle aux relations entre nos pays, a déclaré le président cubain dans un discours de clôture d'une session parlementaire semestrielle.
"Le peuple cubain salue cette décision juste du président des Etats-Unis Barack Obama. Elle entérine la levée d'un obstacle aux relations entre nos pays", a déclaré le président cubain dans un discours de clôture d'une session parlementaire semestrielle. (Crédits : © POOL New / Reuters)
Raul Castro, Le président cubain s'est dit prêt samedi à n'écarter aucun sujet dans le cadre du dialogue avec Washington et a vu dans le rapprochement avec les Etats-Unis la levée d'un "obstacle" vieux d'un demi-siècle.

Le président cubain Raul Castro s'est dit prêt samedi à n'écarter aucun sujet dans le cadre du dialogue avec Washington et a vu dans le rapprochement avec les Etats-Unis la levée d'un "obstacle" vieux d'un demi-siècle.

"Le peuple cubain salue cette décision juste du président des Etats-Unis Barack Obama. Elle entérine la levée d'un obstacle aux relations entre nos pays", a déclaré le président cubain dans un discours de clôture d'une session parlementaire semestrielle.

"Nous réitérons notre disposition au dialogue respectueux et réciproque autour de (nos) divergences", a-t-il ajouté, affirmant "accepter de dialoguer (...) de n'importe quel thème, de tout ce dont on voudra parler au sujet de Cuba, mais aussi des Etats-Unis".

Des entretiens officiels en janvier

Mercredi, les chefs d'Etat américain et cubain avaient fait l'annonce historique d'une volonté mutuelle de normaliser leurs relations diplomatiques après un demi-siècle de brouille. De premiers entretiens officiels sont prévus dès janvier.

Vendredi, le président américain a rappelé qu'il "partageait les préoccupations des opposants et des militants des droits de l'homme sur le fait" que Cuba est toujours dirigé par "un régime répressif".

"Cuba va changer, c'est incontournable", mais "je ne prévois pas de changements du jour au lendemain", a ajouté Barack Obama au cours de sa traditionnelle conférence de presse de fin d'année à la Maison Blanche.

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Commentaires
a écrit le 21/12/2014 à 18:14 :
Bonsoir, mes amis ! permettez moi de vous suggérer un article écrit par le grand analyste Alexandre Mercouris sur ce sujet. Il est excellent, cela vaut vraiment le détour. À lire absolument. En voici l'adresse :
www.dedefensa.org/article-une_victoire_de_cuba_gr_ce_au_syst_me_21_12_2014.html
a écrit le 21/12/2014 à 18:04 :
Et à propos de la radio anti cubaine émettant en français depuis Issoudun – on sait qu'elle est sponsorisée par les fondations "pro-démocratie" américaines NED et USAID - que compte y faire Paris ?
a écrit le 21/12/2014 à 13:53 :
« Cinq raisons de croire à la reprise, selon l’Insee» si vous êtes croyants…
Par Claire Guélaud dans le blog du Monde du 18/12/2014
« 1/ Le climat des affaires s’améliore
2/ Les échanges mondiaux sont dynamiques
3/ Les effets favorables de la baisse de l’euro et du prix du pétrole sur l’activité
4/ Le pouvoir d’achat et la consommation des ménages augmentent
5/ Le taux de marge des entreprises se redresserait nettement » »
Mais…
Quel crédit, cependant, accorder aux prévisions d’un institut mis en place par les détenteurs du pouvoir pour faire de nous de bons croyants, prêts à avaler des boas…
Jugez vous-mêmes, avant le conflit avec la Russie, le prix du pétrole était une variable sur laquelle les dirigeants des nations « libres et démocratiques » se désolaient de n’avoir aucune prise. Et cela, on doit les croire, pèse lourdement sur tout le reste et aggrave la « crise »…
Sauf que, pour « punir » la Russie, les pays d’Amérique latine, l’Iran… en faisant d’une pierre plusieurs coups, les Etats-Unis suivis par leurs alliés fidèles imposent une baisse record du prix du baril de pétrole de plus de 30%, en un clin d’œil. Baisse politique, pour ramener à la « raison » les pays rebelles afin de les priver des fonds nécessaires au financement de projets sociaux. Cela, pour entrainer des contestations sociales qui finiraient par déstabiliser les pays rebelles en question.
Et quel est l’impact, à la pompe, de cette importante chute du prix du pétrole pour les citoyens des nations « civilisées » ? Des miettes, de même nature que l’augmentation historique -sous un gouvernement « socialiste »- de 14 euros/mois du SMIC pour 2015, en France. Une aubaine pour le pouvoir d’achat qui boostera la consommation des ménages et agira à la hausse sur le taux de marge des entreprises qui pourront ainsi investir et créer des emplois à l’horizon 2016 ou 2017 !
Et ce rapprochement « historique » Etats-Unis/Cuba ? Bien sûr qu’on ne peut que se réjouir de la libération « des Cinq » pour eux-mêmes, leurs proches, pour ceux qui se sont battus pour leur libération et pour le peuple cubain qui pourrait bénéficier d’une certaine détente. Peut-on pour autant mettre cela à l’actif d’un Obama qui aurait pris cette initiative, en homme libre ?
Ne faudrait-il pas situer ce geste du soumis volontaire dans le contexte international marqué par des revers subis par les Etats-Unis et alliés sur le terrain guerrier, notamment, où ils se sentaient invincibles (Irak, Syrie, Palestine, Afghanistan…) ?
Ne faudrait-il pas voir cela comme une manœuvre tactique de la part des Etats-Unis pour retrouver leur place de choix dans cette Amérique-latine qui a défié l’Oncle Sam… Une manœuvre, aussi, pour opérer une fissure dans l’axe de résistance face à Israël. Axe que constituent l’Iran, le Hezbollah, la Syrie et la Résistance palestinienne, en tentant un semblant de détente avec l’Iran sur le dossier nucléaire ?
Et si ce changement ne traduit en fait que de simples tentatives de reprendre ces places perdues par des échanges et alliances économiques pervers après avoir échoué avec l’usage de la force et les politiques va-t-en guerre ?
José Marti « La liberté est le droit pour tout homme d'être honnête. »
Est-il un homme libre et honnête, Obama, pour oser citer cette phrase de Marti?
Qu’il commence, alors, par mettre fin aux embargos et blocus criminels…
Réponse de le 21/12/2014 à 15:16 :
Vous conduisez toujours ?
a écrit le 21/12/2014 à 12:55 :
pour les Etats unis il y a beaucoup de boulot ...
- interdiction des OGM qu'on nous donne a bouffer
-eradication des armes en circulation qui tuent des milliers d'innocents chaque année
-arrestation des Bush pere et fils qui on foutu la merde en irak afin qu'ils soient livrés au TPI pour crime contre l'humanité
-interdiction de la vente de coca cola et de la mal bouffe qu'on nous impose depuis 50 ans !!!
- refonte et révision totale du systeme judiciaire américain
-
a écrit le 21/12/2014 à 12:11 :
Tous les sujets dont, entre autres:
- La libération immédiate de tous les prisonniers politiques
- Le retour à un état de droit démocratique avec une Constitution et un parlement
- Des élections générales dès que possible.
- La mise à l'ombre de tous les tortionnaires et auteurs de crimes politiques
- Le retour de tous les réfugiés politiques exilés à l'étranger
- Et leur rétablissement dans les propriétés dont ils ont été spoliés
- La liberté de circuler dans le pays et de voyager à l'étranger.
- La réhabilitation de toutes les victimes de la répression castriste depuis 60 ans.
Eh bien va y avoir du boulot ! Je ne vois guère les choses avancer tant que les deux frères Castro seront encore vivants
Réponse de le 21/12/2014 à 13:11 :
Monsieur Jack, vous êtes bien pessimiste!
Peut être de votre vivant non, mais la machine est lancée.
Et il faut savoir qu'il n'ya pas que le Cuba à faire des concessions, mais l'autre partie aussi. Les US non plus ne sont pas des saints.

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