Galiléo : le compte à rebours a commencé

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Englué dans les problèmes budgétaires, le système européen de navigation assistée tente de se relancer et prévoit la mise en orbite de deux satellites en octobre.

Validé il y a près de dix ans par les ministres européens de l'Industrie, le projet Galiléo commence enfin à prendre une forme concrète.

Le 20 octobre, deux satellites, fabriqués par Astrium Allemagne et assemblés par Thales Italie, seront propulsés par le lanceur russe Soyouz depuis la base de Kourou. Après des crispations d'ordre budgétaire en début d'année, le Commissaire européen à l'Industrie Antonio Tajani, s'est attardé lundi 22 mai sur cette "bonne nouvelle".

L'opération sera la première d'une longue série : d'ici 2014, 18 satellites devraient être mis en orbite. La constellation finale n'interviendra qu'en 2020, avec 30 satellites déployés.

En parallèle, l'UE poursuit la construction de centrales terrestres chargées de recevoir les signaux émis par les satellites Galiléo. La dernière, qui a été inaugurée vendredi 20 mai, sur l'archipel norvégien de Svalbard, permettra de couvrir les latitudes situées très au Nord.

Montant inconnu

Le projet progresse mais la facture s'alourdit. Entre 2007 et 2013, une enveloppe de 3,4 milliards d'euros est prévue pour Galiléo et les projets associés.

Mais les coûts de développement initialement estimés à 1,1 milliards d'euros ont finalement plus que doublé pour atteindre 2,4 milliards d'euros.

Selon la Commission, les dépenses ont été réorganisées de façon à réaliser des économies. Le commissaire à l'Industrie, Antonio Tajani, n'en dévoile pourtant pas le montant. "L'argent épargné, sera utilisé pour acheter des satellites dont l'acquisition n'était pas prévue sur l'enveloppe de 3,4 milliards d'euros", s'est-il borné à indiquer.

Une fois en service, les frais de fonctionnement de Galiléo coûteront environ 800 millions d'euros par an. Un peu moins qu'aux Etats-Unis, où la constellation des 37 satellites du système GPS représente un investissement d'environ 1 milliard de dollars par an.

Les retards cumulés ont alimenté les doutes sur la plus-value d'un système européen concurrent du système américain. "Galiléo apporte une augmentation très importante de la précision sur la localisation", s'est défendu Jean-Jacques Dordain, directeur général de l'agence spatiale européenne (ESA).


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Euractiv

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