EADS risque d'être écarté du contrat Galileo
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Un petit fabricant allemand, OHG, a soufflé à Astrium (division spatiale d'EADS) le premier contrat de fabrication des satellites du programme Galileo, système de navigation européen, concurrent du célèbre GPS. Ce contrat porte sur huit des vingt-deux satellites de la constellation prévue à terme.
Pour espérer remporter les quatorze autres satellites, la filiale d'EADS va devoir s'aligner sur les prix pratiqués par OHB, affirment Les Echos. En effet, l'Agence spatiale européenne (ESA), qui conduit les appels d'offres, a demandé aux deux concurrents de déposer des offres pour huit, quatorze et vingt-deux satellites. Selon le quotidien, Astrium n'aurait été retenu pour aucun d'entre eux. Mais le groupe européen d'aéronautique et de défense va avoir du mal à préserver sa rentabilité si il pratique les mêmes tarifs que la petite société familiale allemande.
Un des arguments d'Astrium pour faire pencher Bruxelles en sa faveur à l'avenir est le risque de confier un tel marché à une entreprise si petite. OHB a d'ailleurs déjà dû jeter l'éponge dans le passé pour la reprise de deux usines Airbus en Allemagne. Mais la filiale d'EADS, pour sa part, est responsable des gros retards enregistrés sur les quatre premiers satellites de la constellation, ce que risque de lui rappeler son concurrent allemand.
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