Le Premier ministre italien défend les "eurobonds" et la taxe Tobin
latribune.fr, avec Reuters
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Mario Monti a déclaré au Sénat avoir fortement insisté auprès de ses partenaires européens, dont la France et l'Allemagne qui s'opposent aux euro-obligations, en faveur de cette hypothèse.
"J'ai dit à (la chancelière allemande) Angela Merkel qu'avec des "eurobonds", on pouvait éviter que la Banque centrale européenne se charge d'obligations de mauvaise qualité des pays périphériques", a dit le chef du gouvernement italien.
L'ancien commissaire européen a ajouté que le plan mis en place lors du dernier Conseil européen pour enrayer tout risque de contagion de la crise de la dette était "significatif mais pas à la hauteur de (ses) attentes".
Il a enfin affirmé son soutien à une taxe sur les transactions financières, à laquelle s'opposait son prédécesseur, Silvio Berlusconi.
Mario Monti s'exprimait devant le Sénat à l'occasion d'un discours économique, interrompu une dizaine de minutes en raison des vives protestations de sénateurs de la Ligue du Nord opposés au plan d'austérité.
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Les sénateurs du parti de droite, dont leur chef de file Federico Bricolo, ont brandi des affiches contre les mesures d'austérité, sur lesquels on pouvait lire "Assez d'impôts" ou "Ce n'est pas un plan, c'est un hold-up". Le président du Sénat les a plusieurs fois rappelés à l'ordre mais a fini par suspendre la séance.
latribune.fr, avec Reuters
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