La tragédie grecque, symbole de l'impuissance de l'Union

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En 2011, le pays est toujours en crise, et toujours plus exsangue. La possibilité d'une sortie de l'euro est envisagée.

Contrairement au programme de redressement sur plusieurs années, qui avait été annoncé avec la mise en place d'une première aide conjointe de 110 milliards d'euros de l'Europe et du Fonds monétaire international (FMI) à la Grèce en 2010, la République hellène ne reviendra pas faire appel aux marchés en 2012.

En 2011, il aura fallu débloquer une nouvelle aide de 120 milliards d'euros, et ses modalités, en particulier le « haircut », soit le montant de la perte essuyée par les investisseurs privés détenteurs d'obligations grecques, ne sont pas encore bouclées. Car la Grèce est exsangue : récession, chômage, exode, système bancaire, évasion fiscale, crise sociale, incapacité des politiques à mener certaines missions, corruption...

Certains responsables européens commencent à évoquer la possibilité que le pays sorte de la zone car le cercle vicieux de l'austérité et de la pauvreté sans possibilité de dévaluer est en train d'enfoncer le pays. Incapable de s'unir le Parti socialiste au pouvoir, le Pasok a fini par se diviser, obligeant le Premier ministre, Georges Papandréou, à démissionner, après avoir tenté de se maintenir, en annonçant un référendum populaire, mais qui lui a attiré les foudres des responsables européens, Nicolas Sarkozy en tête. Désormais, c'est l'ancien patron de la banque centrale du pays, Lucas Papademos, qui dirige une coalition gouvernementale où dominent les socialistes, et où l'on trouve en plus des conservateurs, l'extrême droite. Comme son prédécesseur, Lucas Papademos peine à trouver un consensus de nature à répondre aux exigences des plans des créanciers. Et la prochaine tranche de l'aide en 2012 pourrait à nouveau donner lieu à d'âpres négociations.

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Commentaires
a écrit le 06/02/2012 à 12:11 :
Dette Indigne de Gérard Filoche et Jean-Jacques Chavigné, éditions Jean-Claude Gawsewitch : qui sont les coupables ? Quelles sont les solutions ?

« Euro-obligations », « règle d?or », « gouvernance européenne », « fédéralisme budgétaire »? la crise de la dette qui ébranle la France et l?Europe donne lieu à une inflation sans précédent de termes économico-financiers dans les médias et dans les discours des dirigeants politiques.
Pour les citoyens, ce vocabulaire, souvent obscur, dissimule une seule et même réalité : un gigantesque mouvement de transfert des dettes privées (en particulier celles des banques) vers les dettes publiques pour essayer de faire payer la facture de la crise aux peuples européens, aux Grecs, aux Irlandais, aux portugais, aux Espagnols, aux Italiens mais aussi à l?immense majorité des habitants de notre pays.

Comment en est-on arrivé à une telle situation ? Sur quoi repose la dette publique ? Quel est le lien entre la dette et les déficits publics ? Qui sont les créanciers des Etats ? Des petits porteurs, des banques, des compagnies d?assurances, des fonds spéculatifs ? Pourquoi les agences de notation font-elles trembler les gouvernements ? Faut-il à tout prix « rassurer les marchés financiers » ? Nos enfants supporteront-ils le poids de cette dette sur « leurs frêles épaules » ? D?autres solutions sont-elles possibles ?

En 10 questions et 10 réponses, les auteurs analysent de manière didactique les mots et les maux de la crise actuelle, décryptent ses causses et ses enjeux et proposent des solutions.

Non ! Les conceptions du FMI, des banquiers, des responsables européens et de Nicolas Sarkozy ne sont pas une fatalité.
a écrit le 31/12/2011 à 10:41 :
On ne parle que rarement des déficits des balances commerciales des pays surendettés alors que les déficits budgétaires en sont la conséquence directe.
Si l'Espagne comme les autres pays déficitaires réussissaient à avoir une balance commerciale équilibrée ils n'auraient pas 40% de chaumage des jeunes et auraient par contre des rentrées fiscales suffisantes pour couvrir les dépenses de l'état.
Il serait donc bon de changer les règles de l'Union Monétaires de façon à ce que l'économie des pays les moins avantagés ou périphériques soit protégé de la surpuissante économie allemande.
Une TVA supplémentaire sur les produits provenant de tout pays avec lequel la balance commerciale serait déficitaire pourrait résoudre le problème.
Un système qui aboutirait à des balances commerciales équilibrées rendrait les campagne de dénigrement régulières (surtout contre la Grèce), dont nous sommes témoins, superflues, puisque sans but.
Il est aussi plus simple et plus humain de déplacer l'emploi que de déplacer les hommes.

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