Les Européens s'entendent sur un pacte d'austérité, pas sur la croissance

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Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE sont parvenus à un accord lundi soir sur le nouveau pacte budgétaire qui doit contrôler plus étroitement les finances publiques de tous les membres du bloc communautaire, excepté la Grande-Bretagne, ont dit deux diplomates. Il ont également donné plus de moyens au MES.

Les dirigeants européens s'étaient entendus le 9 décembre dernier sur ce pacte, qui limitera à 0,5% leurs déficits primaires annuels sur l'ensemble du cycle économique et prévoit des sanctions automatiques pour les pays dont le déficit passerait la barre des 3% de Produit intérieur brut (PIB).

"Un accord a été trouvé sur le pacte budgétaire", a dit l'un des diplomates.

Il a expliqué que le dernier obstacle politique - la question des pays qui seront invités à participer aux sommets des dirigeants de la zone euro - a été franchi après qu'un compromis a été trouvé avec la Pologne, qui conditionnait sa signature du texte à ces invitations.

"Il y aura au moins deux sommets par an réservés aux membres de la zone euro, où seront discutées les question de convergence économique et les stratégies liées à la monnaie commune", a-t-il indiqué.

"Par ailleurs, il y aura au moins un sommet par an auquel seront conviées les parties contractantes (du traité), où la discussion portera sur l'architecture de l'euro ainsi que sur les questions de compétitivité", a-t-il poursuivi.

Le traité doit entrer en vigueur le 1er janvier 2013, à la condition que 12 pays l'aient ratifié d'ici là.

Le MES disposera de 500 milliards d'euros

Les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE sont en outre parvenus à un accord lundi sur la version finale du traité instaurant le Mécanisme européen de stabilité financière (MES), ont indiqué trois sources européennes.

Le MES, qui disposera d'une capacité effective de prêt de 500 milliards d'euros, doit succéder à partir du 1er juillet 2012 au Fonds européen de stabilité financière (FESF), qui avait été créée au plus fort de la crise en mai 2010.

Cette capacité pourra éventuellement être revue à la hausse en mars, lors d'un nouveau Conseil européen.

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Commentaires
a écrit le 31/01/2012 à 12:08 :
Le taux d'intérêt implicite du Portugal atteint maintenant 21 %. Les investisseurs ne semblent guère convaincus par les multiples déclarations de multiples sommets européens. 17 gouvernements, si ce n'est 26, ne sont pas en mesure de créer la politique économique commune dont la zone euro a besoin. Le désengagement du candidat socialiste envers ce pacte n'est que symptomatique de la faiblesse d'un processus qui requiert l'adhésion de tous.
Ceux qui ont voulu la monnaie unique la prévoyaient comme étape vers une Europe intégrée. Eh bien, nous assistons au spectacle d'une charrue en voie d'écrasement par 17 b?ufs borgnes. Sans volonté commune d'avancer vers une Europe Fédérale, nous éviterions encore plus de casse si nous procédions vers un démantèlement ordonné de la zone euro.
a écrit le 31/01/2012 à 10:49 :
Un traité démocratique. La CE se fout de nous. Il faut la virer

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