La Commission européenne veut agir pour la croissance

 |   |  564  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Thomson Reuters 2011)
L'UE mise sur le marché unique pour se relancer La Commission européenne veut forcer les Etats membres à accélérer la libéralisation et la mobilité.

L'avenir économique de l'UE ne se limite pas au sauvetage financier de la Grèce et des pays vulnérables de la zone euro : tel est le message que la Commission européenne est priée d'entendre d'urgence tandis que la croissance fléchit et que les écarts se creusent entre les pays.

Alors que les risques d'une stagnation durable dans la zone euro alimentent les inquiétudes, le président de la Commission, José Manuel Barroso, a accusé réception lundi de la lettre signée la semaine dernière par douze chefs d'Etat ou de gouvernement, emmenés par le Britannique David Cameron, l'Italien Mario Monti et le Polonais Donald Tusk, en faveur d'une relance volontariste du marché unique. «Notre marché, né il y a vingt ans, peut fournir bien plus de résultats en terme de croissance», a reconnu hier José Manuel Barroso, invité par le «Lisbon Council», un think tank bruxellois. Le commissaire chargé du dossier, Michel Barnier, a renchéri le même jour, lors de sa présentation du «bilan annuel de gouvernance du marché unique». «Nos 500 millions de consommateurs, notre main-d'?uvre hautement qualifiée, nos capacités d'innovation et de recherche sont nos meilleurs arguments économiques pour surmonter cette crise. Il est urgent d'agir», a-t-il expliqué.

Des mesures trop lentes

La lettre des douze dirigeants européens illustre le désarroi ambiant devant le risque d'affaissement économique de la zone euro. Problème: le prochain sommet européen, les 1er et 2 mars à Bruxelles, risque à nouveau d'être pris en otage par la crise grecque et la signature du futur «pacte de stabilité» voulu par l'Allemagne. Michel Barnier a rappelé que dix propositions législatives - destinées à favoriser l'accès au financement des PME, à améliorer la «portabilité» de la protection sociale d'un pays à l'autre, à réduire la charge administrative pour les entrepreneurs - ont été faites par la Commission en 2011 pour fluidifier le marché unique européen entravé par des législations nationales corporatistes et par la trop grande tolérance de Bruxelles envers l'application à géométrie variable des directives communautaires. Elles attendent toutefois maintenant l'accord du Conseil (les pays membres) et de l'Europarlement.

«Nous avons besoin de ces avancées autant que des réformes structurelles», a lancé lundi à Bruxelles le ministre italien des Affaires européennes, Enzo Moavero Milanesi. Son chef du gouvernement, Mario Monti, est l'un des défenseurs les plus zélés du grand marché, sur le potentiel duquel il a rédigé en 2010 un rapport très complet. Mario Monti a promis d'exiger un débat sur le sujet avec ses pairs, lors du sommet.

Le Royaume-Uni, qui s'est dissocié dès le départ du pacte de stabilité, est l'autre leader de cette offensive et met pour sa part en avant la libéralisation des services financiers. «Il est temps que les mesures et les réglementations qui entravent la croissance soient jetées à la poubelle», a renchéri David Lidington, son ministre chargé de l'UE. José Manuel Barroso a, de son côté annoncé que les Vingt-Sept devraient, lors du sommet, approuver enfin l'émission d'«euro-obligations» spécifiques, destinées à financer des projets d'infrastructures dans les transports, l'énergie et la communication pour un montant de 50 milliards d'euros entre 2013 et 2020.

Plus d'information sur le site du Temps en cliquant ici.

Le Temps © 2012 Le Temps SA

 

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 28/02/2012 à 20:30 :
Et donc il veut libéraliser encore plus le "marché unique", pour qu'à l'exemple d'Air Méditerranée, d'autres entreprises délocalisent leur activité ailleurs en Europe, là où les salaires sont divisés par deux ou trois et où nous deviendrons tous pauvres et déracinés ? Il va quand même falloir l'arrêter, un jour...
a écrit le 28/02/2012 à 14:13 :
Oui oui oui!!! Mais faites nous aussi un petit impôt européen pour bien nous aider à nous développer! Vous avez soumis les PME européennes à un déluge de réglementation qui sont les meilleures armes anticoncurrentielles des grands groupes et vous avez le culot de prétendre pouvoir nous aider?
a écrit le 28/02/2012 à 11:53 :
Avant l'arrivée de la monnaie unique, la concurrence libre et non faussée était totale, maintenant elle s'effectue sous le controle de la commission de Bruxelles, qui n'a rien trouver de mieux que de nous uniformiser pour faciliter autant la consommation que la fabrication, un peu comme des poulets élevés en batterie!
a écrit le 28/02/2012 à 11:38 :
Une seule chose l interresse : reprendre la main car il a ete quelque peut ecarter ....mais au vu des resultats il aurait du etre vire....Cette fuite en avant nous emmene comme dans le brouillard a se retrouver au point de depart....tension entre europeen...guerre????
a écrit le 28/02/2012 à 10:14 :
comme souvent, commentaires beaucoup plus lucides que les déclarations de nos bruxellois (et politiciens UMPS) complètement dépassés et rêvant encore de croissance alors que la monnaie unique et le libéralisme ont ravagé l'industrie européenne sauf l'Allemagne seule à pouvoir s?accommoder d'un EuroDeutschmark surévalué. Espèrons que le bon choix sera fait par la France en Mai pour éjecter ces rêveurs.
Réponse de le 28/02/2012 à 13:37 :
Entre les deux trublions, il y a t'il vraiment un BON choix possible?
Réponse de le 28/02/2012 à 16:55 :
en effet, c'est bonnet-blanc et blanc-bonnet !
la commission européenne croit encore à de la croissance exponentielle ?
et nous pouvons voir ce que donne leur fameuse "liberalisation": pouvoir d'achat à la baisse pour 90% de la population, et à la hausse pour 10%, les memes qui nous gouvernent.
Réponse de le 28/02/2012 à 17:08 :
non, ils ont largement démontré leur incompétence et leur mépris de la démocratie (référendum 2005). Pour sortir de cette zone euro infernale, je voterai Marine Le Pen,
a écrit le 28/02/2012 à 9:42 :
Il en va des affaires comme des philosophes qui ne savent regarder ou ils marchent quand ils rêvassent : Il se prenne les pieds dans le tapis . Les affaires comme la philo est une activité qui demande de na pas trop être déconnecté...(ou à la masse pour les électrophiles)
a écrit le 28/02/2012 à 9:26 :
surtout pas!! non non!! allez au ski la neige est bonne !!
a écrit le 28/02/2012 à 9:01 :
L'Europe de Bruxelles poursuit dans l'erreur sa construction en nous promettant la lune comme elle nous a promis le paradis a sa naissance! Pour contraindre les Etats a la convergence, elle nous a créer une monnaie unique qui ne fonctionne pas et maintenant elle veut nous dépouiller de notre liberté!
a écrit le 28/02/2012 à 8:52 :
C'est vrai que l'absence de règles favorise la croissance économique : il suffit de regarder la richesse par habitant des pays d'Afrique... (hors pétrole bien sûr...). La crise actuelle est l'aboutissement de la politique "d'assouplissement", de "libéralisation" mise en place depuis 30 ans, ça ne marche pas, mais c'est pas grave, il faut encore aller plus loin... Il faut vraiment se débarrasser des apparatchiks libéraux.
a écrit le 28/02/2012 à 8:32 :
Et bien sûr pas un mot sur le problème de fond: On ne peut pas vivre européen et consommer chinois. Pas de solution sans barrières douanières.
Réponse de le 28/02/2012 à 16:58 :
A terme, le but de la commission européenne est que nous ayons tous un salaire chinois, ce sera donc vivre chinois en europe et consommer chinois.
cette course au nivellement par le bas doit s'arreter.
a écrit le 28/02/2012 à 8:11 :
Libéraliser à tout prix et toujours plus ne fera qu'anémier un peu plus la croissance au niveau de la zone européenne ! contrairement à ce que prétendent certains idéologues libéraux extrémistes ! ( ça existe ! comme ceux qui proclamait que le socialisme d'état échouait car il n'y avait pas assez de socialisme !) Bref il ne manque plus que le GMT prévu pour achever définitivement la croissance !! bravo messieurs les idéologues !
Réponse de le 28/02/2012 à 9:31 :
Et en même temps, en France, jamais le poids de l'Etat n'aura été aussi important dans l'économie, au point de l'asphyxier alors que d'autres pays sont soumis à un libéralisme outrancier dans la même zone monétaire... On marche sur la tête !
a écrit le 28/02/2012 à 7:55 :
Ce monsieur Barroso n'a jamais travaillé dans une entreprise privée, n'a jamais mis les pieds dans une PME, voila le probleme. Des politiciens deconnectés de toute réalité economique vivant dans leur chateau d'Ivoire bruxellois.
Réponse de le 28/02/2012 à 17:02 :
ils sont tous dans le top 0,01% des revenus !
comment voulez vous qu'ils pensent les lois pour améliorer la vie des 90% de pauvres ou moyens ? ils préfèrent se rapprocher des 9,99% juste en dessous d'eux, et ils ont déja l'impression de faire un effort énorme !!!
a écrit le 28/02/2012 à 6:52 :
libérez les entreprises et elles créeront de la croissance !!
AUCUN Etat ne peut créer de la croissance, seules les entreprises peuvent créer de la richesse !!!
Réponse de le 28/02/2012 à 8:32 :
Libérez les entreprises, et elles empocheront les cadeaux fiscaux, licencieront et délocaliseront à tour de bras. L'expérience a prouvé amplement que votre vieux radotage capitaliste ne tient pas la route.
Réponse de le 28/02/2012 à 9:02 :
bertrand xavier? pas l'état mais l'argent de l'état au privé?
Réponse de le 28/02/2012 à 9:27 :
n'importe quoi

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :