Pascal Lamy donne sa recette politique pour relancer la croissance en Europe

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Photo : Reuters (Crédits : BLOOMBERG NEWS)
Pour l'Union européenne, le directeur de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) juge que les réformes économiques doivent passer par une transformation politique du continent et la désignation du président de la Commission par les partis politiques au terme d'une élection législative.

Pascal Lamy, de passage à Bruxelles mercredi, est allé puiser dans le vocabulaire allemand pour formuler ses recommandations aux dirigeants européens qui se retrouvent jeudi à Bruxelles pour un sommet plombé par la panne de la croissance. Il faut une politique de "Standort Europa", a dit le directeur général de l'Organisation mondiale du Commerce (OMC) devant le public trié sur le volet de Bruegel, le think-tank économique dirigé par son ami Jean Pisani-Ferry.

Restaurer la compétitivité

Le mot "Standort" n'a pas été choisi au hasard. Il a dominé le débat économique allemand pendant les quinze années qui ont suivi la réunification, au moment où l'Allemagne cherchait laborieusement à restaurer sa compétitivité. "Ce n'est pas quelque chose que vous pouvez faire du jour au lendemain", a-t-il dit. Mais pour prendre ce chemin, "on a besoin d'un signal politique fort" et l'Europe d'une "feuille de route commune pour trouver sa place dans l'économie mondialisée". Il en a esquissé les grandes lignes : des "infrastructures communes, spécialement dans l'énergie", une politique de recherche et développement, d'innovation et d'éducation qui renforce la compétitivité hors-prix et enfin une...

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Commentaires
a écrit le 01/03/2012 à 15:35 :
Une personne qui n'a pas réussi sa mission à l'OMC et qui se permet de donner des leçons aux autres tout aussi brillant avec des salaires ?non imposables! Ça commence à suffire.
a écrit le 01/03/2012 à 12:25 :
Même pas honte monsieur Lamy. "Désignation par les partis politiques" de mieux en mieux la démocratie de la dictature. Il faut les arrêter avant qu'il ne soit trop tard.
a écrit le 01/03/2012 à 8:57 :
NON c'est le peuple qui doit élire ces dirigeants et non pas des politiques aux services des banquiers et de l'argent et de ceux qui se cachent derrière, on ne veut pas d'une démocratie fasciste, on voit la Grèce, ils pensaient que les Grecs allaient tout acceptés, ils sont tombés sur des Spartiates dans le détroit des Thermopyles, car tout le monde connait maintenant, le complot des élites, faire de nous des esclaves, ils ont provoqués les délocalisations pour nous amener à accepter des salaires de misère à la Chinoise, mais ici un kilo de tomate c'est 2,50 euros, en Chine c'est 50 centimes, donc un salaire chinois de 200 euros correspond à 1000 euros chez nous, la colère monte ...
a écrit le 01/03/2012 à 0:47 :
P Lamy a ouvert l'Europe à tous les vents et il va nous donner la recette de la croissance? De qui se moque t-il. Maurice Allais proposait en son temps de la délocaliser.Il avait raison.
Réponse de le 01/03/2012 à 6:34 :
salut, précisement la dette greques c'est 79 % d'intérets et 21 % de capital,

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