Comment Paris a gagné la bataille de la réciprocité dans le commerce international

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Michel Barnier, commissaire européen/Copyright Reuters
Michel Barnier, commissaire européen/Copyright Reuters (Crédits : EU/Shimera/Etienne Ansotte)
Après quelques 10 années d'épisodes à rebondissement, la Commission européenne a mis au point le nouveau texte qui va imposer un minimum de réciprocité dans l'ouverture des marchés publics en et hors d'Europe. C'est une victoire pour Paris qui a réussi à convaincre du bien-fondé de sa position.

Cette fois-ci, on ne pourra plus dire que Bruxelles est le paradis des prédicateurs du libre-échange et autres ravis des vertus de la concurrence. Mercredi, Michel Barnier et Karel de Gucht ont officialisé l'entrée de l'Union européenne (UE) dans l'ère de la Realpolitik commerciale. Au terme de plusieurs mois de laborieuses tractations, les Vingt-Sept commissaires européens avaient fini par apposer leur sceau sur le premier instrument juridique européen spécifiquement destiné à assurer un minimum de réciprocité dans l'ouverture des marchés publics en Europe et dans le reste du monde.

Véritable révolution culturelle

Le texte est complexe, les procédures longues et sanglées de multiples cordes de rappel. Bien plus qu'il n'est besoin pour empêcher Bruxelles de basculer dans l'abîme du protectionnisme. Symboliquement et pratiquement, toutefois, le pas franchi mercredi est considérable. "Le signal politique est clair", confie un haut fonctionnaire de la Commission. A la direction générale du commerce, qui s'est construite historiquement autour et par les négociations en faveur de la libéralisation du commerce mondial, on a l'impression d'assister à une véritable révolution...

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a écrit le 21/03/2012 à 19:15 :
M. Barnier s'est un peu remué parce que beaucoup de français (parmi lesquels sans doute M. Sarkozy) l'ont averti de la débâcle et de l'aveuglement de Bruxelles. Mais Bruxelles c'est quoi? C'est presque malgré certaines apparences trompeuses un instrument au service des intérêts anglais et américains - une sorte de Cheval de Troyes-, c'est rien d'autre, un tour de Babel passoire. Donc pour l'instant c'est loin d'être satisfaisant, c'est le 'minimum minimorum".
Réponse de le 22/03/2012 à 8:24 :
Bruxelles est soumis au lobbying des multinationales et doit bien sûr se conformer aussi aux règles de l'OMC. Tout ce petit monde consensuel s'entend bien, parce qu'il a biberonné aux mamelles du néo-libéralisme, qui prône avant tout la mondialisation, la libéralisation des marchés, le tout "Privé", ce qui sous-entend que le "Public" est une horreur-

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