En Grèce, la gauche radicale a trois jours pour former un gouvernement de coalition

Alexis Tsipras, chef du parti grec de gauche radicale Syriza, qui a créé la surprise aux législatives de dimanche en ravissant la deuxième place aux socialistes du Pasok, doit mardi s'attaquer à la tâche délicate de former un gouvernement de coalition en Grèce.

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Alexis Tsipras - Copyright AFP
Alexis Tsipras - Copyright AFP (Crédits : AFP)

La Grèce va-t-elle réussir à sortir rapidement de la crise politique ? Les élections législatives de dimanche ont rebattu les cartes, et apporté de la confusion au chaos. Ainsi, c'est Alexis Tsipras, le chef du parti de gauche radicale Syriza, qui doit mardi s'attaquer à la tâche difficile de former un gouvernement de coalition en Grèce. Son parti a créé la surprise dimanche, en ravissant la deuxième place aux socialistes du Pasok, relégués en troisième position. Après l'échec du conservateur Antonis Samaras, dont le parti Nouvelle-Démocratie est arrivé en tête des législatives de dimanche, à former un gouvernement majoritaire pro-austérité, "le mandat exploratoire" pour cette tâche revient au deuxième parti, selon la constitution. Le président de la République, Carolos Papoulias, doit rencontrer Alexis Tsipras dans la journée à ce sujet.

Le Syriza, opposé aux mesures d'austérité, a obtenu 16,7% des voix aux élections, soit 52 sièges, triplant son score par rapport aux dernières législatives. Il a trois jours pour tenter de trouver des alliances. Alexis Tsipras a déjà prévenu qu'il souhaitait former un gouvernement de gauche afin de renégocier le plan d'assainissement de l'économie du pays avec les créanciers du pays, UE et FMI, en vue d'assouplir les mesures d'austérité. Il demande aussi qu'une partie de la dette grecque soit annulée.

S'il échoue, la tâche de former un gouvernement reviendra au Pasok

Mais sa tâche s'annonce difficile vu le refus déjà exprimé du parti communiste KKE de s'allier avec lui, et le fait que le troisième parti de gauche, Dimar (gauche démocratique) n'a obtenu que 6,1% des voix soit 19 sièges au parlement. S'il échoue, "le mandat exploratoire" reviendra au troisième parti, les socialistes Pasok, selon la constitution.

Syriza fait partie du bloc anti-rigueur hétéroclite qui détient la majorité arithmétique au parlement, soit 151 sièges sur 300, face aux 149 sièges détenus par le Pasok et la Nouvelle-Démocratie, partis qui ont accepté l'austérité imposée par les bailleurs de fonds du pays. Sur les 151 sièges, on trouve aussi bien 97 députés de gauche ou d'extrême gauche (Syriza, parti communiste, gauche démocratique), que 54 appartenant à un bloc d'extrême droite nationaliste (dont 21 d'un parti "Aube dorée" aux relents nazis). "Le pays se dirige vers la catastrophe. S'il n'y a pas un gouvernement d'unité nationale dans les prochains jours, de nouvelles élections semblent inévitables (...) en juin et la victoire du bloc extrême anti-rigueur de Tsipras est évident", met en garde le journal libéral Kathimérini dans son éditorial mardi.

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Commentaires 26
à écrit le 09/05/2012 à 14:26
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Mais que l on se rassure dans les marchés !!! Mais oui car finalement ce ne sont plus les investisseurs privés côté en bourse, mais la BCE qui détient pour plus de 63 % des 264 milliards de dette grecque .. C à dire nous, les bourricots qui payont...

à écrit le 09/05/2012 à 12:16
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Je ne crois pas à une sortie de la Grêce de la zone Euro. C'est impossible. Trop d'imbrications avec les autres pays européens. La chute de celui-ci entraînera la chute de tous les autres. Comment faire confiance à une Zone Euro dont l'un des pays a ...

le 09/05/2012 à 12:49
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si c'est possible, en montrant que l'europe sauve ceux qui veulent s'en sortir , et pas ceux qui font une prise d'otage tous les 6 mois

le 09/05/2012 à 13:43
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C?est non seulement possible mais déjà pratiquement acquis. L?Allemagne et le FMI ? les seuls qui comptent ? ont, sinon déjà décidé l?expulsion, pris toutes mesures pour le cas où la Grèce ne respecte pas son engagement de réduction de dépenses de 15...

à écrit le 09/05/2012 à 11:14
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contrairement à ce que racontent les commentateurs, Merkel sort renforcée de l'élection grecque quelque soit le cas de figure: si un governement pro-austérité (Pasok +Nea Demo + 2 ou 3) passe, c'est clairement la démonstration que l'austérité est via...

le 09/05/2012 à 12:13
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Autre cas : si un gouvernement pro-austérité passe et que çà casse malgré tout ?...

le 09/05/2012 à 12:29
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quand on dit que l'on ne peut pas dépenser plus que ce que l'on gagne, on a forcément raison !quand on dit que ceux qui veulent faire autrement vont droit dans le mur, c'est facile de ne pas se tromper !!!

à écrit le 09/05/2012 à 9:47
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ce qui se passe en Grèce peut se révéler une chance si l'europe et l'allemagne arrivent à prendre de la hauteur politique et financière : faire de la Grèce un laboratoire à taille "humaine " de prospective pour mettre au point les voies et moyens ...

à écrit le 09/05/2012 à 9:38
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Ils veulent vraiment s'en sortir justement en refusant le plan d'auterite et en voulant sortir du systeme monetaire actuel completement pourri. Les autres pays europeens devraient suivren leur exemple. Dommage que l'Europe dans son ensemble n'ait p...

le 09/05/2012 à 12:15
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oui et puis c est pas comme si les dirigeants grecs avaient été honnetes et responsables La dette sans limite c est pas eux non non non et puis si les gens veulent pas payer d impot et partir la retraite a 50 ans ben c est normal aussi comme quoi le ...

le 09/05/2012 à 12:25
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moi je veux m'en sortir en ne remboursant plus mes dettes et en ne payant pas mes factures : y en a marre de me serrer la ceinture : après tout, j'ai bien le droit aussi !!!

à écrit le 09/05/2012 à 9:17
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ca suffit; qu'on les laisse couler, et qu'on mette le paquet sur ceux qui veulent vraiment s'en sortr...

le 09/05/2012 à 11:49
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les grecs doivent se trouver une solution et ne doivent pas attendre de l argent descontribuables francais et autres

le 09/05/2012 à 12:48
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on est d'accord... mais eux pas! ils n'ont meme pas de cadastre, c'est dire si les impots, c'est pas trop a leur gout...

à écrit le 09/05/2012 à 8:49
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Le problème est bien plus général que la crise grecque. L'union monétaire ne supporte pas l'euro étalon deutsche mark. C'est aussi simple que celà. Nous ne sommes pas face a un cas inconnu, l'Argentine a connu le meme problème. L'Argentine avait une ...

le 09/05/2012 à 12:17
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votre raisonnement est totalement logique mais vous oubliez un facteur important au succés de l Argentine ils ont du pétrole . ..ce que la Gréce n a pas pas plus qu une autre ressource naturelle sur laquelle s appuyer pour relancer son économie a mo...

à écrit le 09/05/2012 à 2:38
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le côté positif de la chose, c'est que si la Grèce devait décider de quitter la zone euro... ça ferait un test grandeur nature des conséquences..; on verra alors si la France doit suivre certains conseils extremistes (de droite comme de gauche, d'ail...

le 09/05/2012 à 9:40
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Tous les pays qui ont adopte cette solution s'en sont bien sortis : - Argentine, - Islande - Equateur, - et d'autres en Amerique Latine

le 09/05/2012 à 12:13
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D'accord Papat. Mais ces pays étaient seuls à assumer leur faillite. Là il y en a au bas mot 17 pays de la zone Euro qui devront assumer la faillite d'un des leurs. Quel crédibilité pour l'Euro si un pays faillite? Alors Il ne serait pas à écarter qu...

le 09/05/2012 à 12:20
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l Islande ne s en pas bien sortie la preuve c est qu elle fait des pieds et des mains pour entrer dans l'UE Quand aux autres pays d amérique latine desquels parlez vous?? Parce que le Vénézuela et L Argentine ok grace au pétrole le Brésil ok grace à ...

le 09/05/2012 à 12:27
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parlons-en : l'argentine s'en est tellement bien sorti qu'au moindre déficit, elle ne peut toujours pas emprunter, et dès que le commerce exterieur fléchi, ils sont dans la merde, au point de devoir nationaliser YPF !!!

à écrit le 08/05/2012 à 16:00
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Il ne sera pas possible a Tsipras (ni au Pasok ensuite) de creer une coalition disposant d'une majorite (a moins de s'allier avec l'extreme droite) , la Grece va droit vers de nouvelles elections... Concernant la dette, n'oublions pas que tous les p...

à écrit le 08/05/2012 à 11:34
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Pourquoi le PASOK ne pourrait il pas s'allier a Syriza et aux autres partis de gauche ? ... Cela laisserait la Droite liberalo-mondiaiste seule face a ses responsabilité , car l'Europe doit apporter théoriquement à toute la population , et non seulem...

le 08/05/2012 à 13:22
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@revolution Parfait, nous verrons ce que la Grece et son gouvernement feront, seules faces a leurs responsabilites, lorsque le pays sera sorti de la zone Euro et qu'une brouette de billets ne permettra plus d'acheter une baguette de pain... Le peupl...

le 08/05/2012 à 13:46
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l'Europe ne DOIT rien ! l'europe peut, si elle veut, et selon ses critères !! L'europe peut aussi dire aux grecs "démerdez-vous" si elle le veut ... et ça , il reste quelques grecs pour le savoir !

le 08/05/2012 à 16:45
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Le Pasok n'est pas un parti de gauche. Aucun pays ne remboursera sa dette car c'est impossible. Dans le cas contraire se sera la guerre civile en Europe. Il est temps d'ouvrir les yeux et cesser de traiter le peuple Grec de voleur. Notre tour viendra...

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