Zone euro, la tentation du calcul à courte vue

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Mario Draghi, gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE) a martelé que l'euro est irréversible /Copyright Bloomberg
Mario Draghi, gouverneur de la Banque centrale européenne (BCE) a martelé que "l'euro est irréversible" /Copyright Bloomberg (Crédits : Bloomberg)
"L'euro est irréversible", s'est senti obligé de rappeler la semaine dernière le gouverneur de la BCE Mario Draghi. Une forme de rappel à la réalité, face à des leaders de la zone euro qui sont de plus en plus tentés chacun pour leur pays de mesurer la construction du projet européen avec une calculette plutôt qu'avec leurs livres d'histoire.

Voilà que la question fondamentale, celle que l'on pensait réglée depuis longtemps, refait surface : à quoi bon tout cela ? Pourquoi se donner tant de peine pour sauver l'euro ? Pourquoi faire l'Europe ? Le Nord se la pose parce qu'il trouve toutes ces opérations de "sauvetage" trop chères. La crise y a fait renaître ce qu'il faut bien appeler un sentiment de supériorité voire de suspicion vis-à-vis du Sud assez désagréable mais bien réel. Quant au Sud, il se pose lui aussi d'une certaine manière la question du « prix à payer » lequel se mesure en plans d'austérité, en perte de souveraineté voire simplement en amour propre bafoué.

"L'euro est irréversible"

La récente phrase du président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi : "l'euro est irréversible" sonne comme une antiphrase. Quel besoin de dire cette irréversibilité si certains n'en doutaient pas ? La crise a usé en trois courtes années le fin vernis d'évidence qui avait recouvert en cinq décennies le projet d'unification européenne et l'avait protégé du scepticisme des uns et du nationalisme des autres. Elle menace de ramener la question européenne à un calcul coûts-avantages, de ravaler le choix de l'intégration au rang de simple de simple choix politique. Augmenter la TVA ou ne pas le faire, construire ou non un nouveau porte-avion, continuer à faire l'Europe ou s'en abstenir : cochez la bonne réponse !

Cette approche dépassionnée, pragmatique, d'aucun dirait même cynique, n'a rien de nouveau au Royaume-Uni, où la participation à l'intégration européenne a toujours été mesurée à l'aune de l'intérêt national. Elle est inhabituelle en France. Sur le continent, l'édification d'un corps politique européen s'est chargée en six décennies d'un sens symbolique et historique qui la met à mille lieues des mesquins calculs britanniques. Certes, elle sert toutes sortes d'aspirations nationales. Mais enfin, on a voulu à ce point en faire une évidence qu'on en a inscrit l'objectif dans la loi fondamentale en Allemagne comme en France. Si les Britanniques n'en ont pas fait autant, ce n'est pas uniquement parce qu'ils ont jugé superflu de se doter d'une Constitution.

L'heure des comptes a sonné

Mais voilà, les temps changent. Aux Pays-Bas ou en Allemagne, un tabou est tombé et l'utilité de l'Europe en tant que telle fait plus débat que jamais. Paralysé par la poussée de Geert Wilders, le gouvernement néerlandais semble habité par la peur et convaincu que quoiqu'il fasse au niveau européen, cela risque de lui valoir de passer pour un traître à la patrie batave. Les récentes déclarations de ministres allemands sur la sortie de la Grèce de la zone euro indiquent qu'en Allemagne aussi l'heure des comptes a sonné, depuis longtemps.

Pourquoi un tel changement d'humeur ? Pourquoi l'impulsion puissante des fondateurs ne suffit plus à faire de l'Europe une évidence? Et que faut-il en penser ?

On savait que la crise avait fait drôlement monter le prix à payer pour tous les Etats participants à l'union monétaire en termes de risques partagés, de partage du pouvoir et de complexité. Mais on s'est aperçu de surcroît que le prix de cette union avait été terriblement sous-évalué dans les dix ans qui ont suivi l'introduction de la monnaie unique. Pendant des années, le « marché politique » a mal fonctionné et a autorisé un aveuglement collectif. Il n'est qu'à se retourner pour s'en convaincre sur la longue litanie des déficits français votés la fleur au fusil par un parlement qui avait pourtant ratifié la limite des 3%.

Du coup, les Etats de la zone euro se retrouvent à payer maintenant une facture à plusieurs lignes dont ils avaient réussi à repousser les échéances pendant longtemps. Il faut à la fois revoir l'organisation politique, au prix de douloureux débats internes sur la souveraineté, corriger les écarts de compétitivité sans l'aide de la flexibilité monétaire, absorber les conséquences d'une longue période de crédit facile.

Climat de défiance croissante

C'est plus qu'on ne peut en faire en une seule fois. Et comme tout cela se passe dans un climat de défiance croissante des uns vis-à-vis des autres, les échéances sont fixées en fonction des contraintes politiques des uns et des autres et contre la raison économique. Ajouter à cela une schizophrénie saisissante où, de Madrid à Berlin en passant par Paris, engagements européens et discours nationaux se contredisent, et vous aurez la recette du renchérissement constant de la survie de l'euro.

Plutôt que regretter que les pays de l'euro ne se soient pas plus prêtés jadis à un calme calcul coûts-avantages avant de sceller leur union monétaire, mieux vaut se souvenir qu'un mauvais mariage ne fait pas nécessairement un bon divorce.

Une séparation des membres coûterait cher et pas seulement à l'Allemagne

Un économiste réputé concédait récemment que le meilleur argument pour faire ce qui est nécessaire à la consolidation de la zone euro, en dépit du prix politique à payer, reste.... le sauvetage de la zone euro. La tautologie est assumée. La séparation brutale des membres de la zone euro, abstraction faite du choc voire du chaos financier mondial qu'elle entraînerait, coûterait cher et pas seulement à l'Allemagne. Ceux qui ont vécu les dernières dévaluations compétitives italiennes, avant la fixation des parités entre pays promis à l'union monétaire, se souviennent de ses effets dévastateurs sur la compétitivité française.

Il est fort probable que, si l'Europe avait encore vécu sous le régime du "serpent monétaire" au moment du déclenchement de la crise, les marges de fluctuation de celui-ci auraient éclaté sous l'effet du choc. Et les ministres des Finances ne discuteraient pas de "plans d'aide" à l'un ou à l'autre jusqu'au bout de la nuit, mais tenteraient de calmer une guerre des changes interne à l'Europe.

Cette guerre serait potentiellement destructrice du marché intérieur car les pays ne pouvant pas récupérer leur perte de compétitivité relative seraient naturellement tentés d'y remédier par des aides ou des obstacles aux échanges. Pour cette raison, la monnaie unique est un complément naturel du marché unique. Pour les grandes économies européennes, fondamentalement concurrentes entre elles, l'union monétaire neutralise une concurrence nominale à la fois inéquitable et paralysante.

Surrendettement et déclin de l'Europe dans le monde

L'euro a donc certes un coût mais son abandon aussi. Au lieu de raisonner encore et toujours à partir de l'impératif du projet européen per se, le moment est peut-être venu de partir du double problème du surendettement public et privé et du déclin économique relatif de l'Europe dans le monde et de voir comment le résoudre à l'horizon d'une génération. Il y a une urgence politique à démontrer que l'union monétaire, peut-être aménagée, et l'union politique font partie de la solution. Appuyé sur la raison économique, le mot de Draghi cesserait d'être une antiphrase.

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Commentaires
a écrit le 25/07/2012 à 15:04 :
Inquiétant les commentaires ! Les euros- sceptiques qui s'expriment ici ont complètement zappé, ou ne l'ont pas compris, le paragraphe relatif à l'inévitable guerre des monnaies intra-européenne qui s'en suivrait si l'euro devait être abandonné (avec les conséquences parfaitement suggérées dans cet article). La loi des 20-80 voudrait que 80% des français ne comprennent rien à l'économie, or l'Europe c'est avant tout une question économique. On peut comprendre à partir de là, que la dernière des choses à faire est demander aux Français de se prononcer par référendum sur des questions Européennes. Et croyez-moi, je suis pourtant un fervent défenseur de la démocratie.
a écrit le 24/07/2012 à 10:10 :
Comment peut-on parler d?irréversibilité?
L?Histoire de l'humanité nous montre pourtant que toute construction humaine peut-être détruite et toute décision amendée. On comprend que Mario Draghi soit inquiet mais l'action de la Goldman Sachs(dont il était responsable en Europe) en Grèce n'a pas eu l'air de trop le gêner. L?irréversibilité ne décrète pas, elle ne peut que se constater sur une longue, très longue période.
a écrit le 24/07/2012 à 9:34 :
commentaire orienté de l'auteur : l'euro est irréversible , c'est un rappel à la réalité ????

la réalité des constructivistes oui. La vrai réalité va se charger de leur rappeler que l'euro n'est pas irréversible, et que c'est une bétise monumentale qui ne permet pas aux gouvernements de chaque pays de faire tranquillement des bétises dans leur gestion de leur état, bétises régulièrement payées par des dévaluations. Comme les dévalutations ne sont plsu possibles et que les gouvernements ne savent faire que des bétises, l'euro est OBLIGE d'imploser ...
Réponse de le 24/07/2012 à 10:05 :
Jojo presque d'accord avec vous : mais l'euro est d'abord une bêtise du fait qu'il n'y a aucune convergence fiscale et pas de politique budgétaire commune. Je ne parle même pas de l'absence de politique économique ou monétaire (la seule préservation de l'inflation n'en est pas une). L'Union Latine est un précédent qui montre que ça ne fonctionne pas.
Étant au milieu du gué, l'Europe a deux choix : finir le boulot à marche forcée (pas gagné) ou revenir un cran en arrière (union restreinte à des pays ''cohérents'').
Je ne souhaite pas la fin de l'euro mais elle est probable.
Réponse de le 24/07/2012 à 10:28 :
@ Henri : aaaah, chouette, des arguments !!
tout à fait d'accord avec vous, les USA c'est possible car c'est 50 états pour un seul peuple, l'europe, on veut en faire un seul état à 50 peuples, ce ne sera pas possible, on pouvait penser dès 1992 que la convergence fiscale et le budget commun était impossible. Les hommes politiques français veulent la retraite à 60 ans pour se faire élire, les allemands veulent la retriare à 67 ans pour se faire élire (car le peuple allemand n'est pas dupe du système), donc ça ne peut pas marcher. Et comme cela ne peut pas marcher, il faut faire de l'euro une monnaie commune mais surtout pas une monnaie unique !!! et accessoirement, poru la France, abandonner la politique du franc fort (cad l'arrimage à l'allemagne) de Beregovoy qui nous a coulé dans les grandes largeurs (cf analyse d'édouard Carmignac).
Réponse de le 24/07/2012 à 10:33 :
Donc nous sommes d'accord globalement mais pourquoi autant d'outrance et de manichéisme dans vos propos ? Le monde n'est pas blanc ou noir !
Réponse de le 24/07/2012 à 20:00 :
Oui nous sommes d'accord. Mais à 2 nous ne changerons pas le monde.
a écrit le 24/07/2012 à 9:23 :
La sortie de l'euro aurait un coût pour les pays de l'Europe mais ce serait à mon avis la meilleure solution pour recréer de la compétitivité en France et sauver ce qu'il reste de notre agriculture et de notre industrie.

Il me semble que rendre le pouvoir à la France de contrôler son économie par des moyens techniques (contrôle les taux de change par exemple comme le souligne l'auteur de cet article) est la seule solution démocratique et juste.

Le Traité de l'Union Européenne et le Traité de Fonctionnement de l'Union européenne sont axés sur des principes fondamentalement injustes économiquement puisque :

1) Les Etats membres de l'U.E ne peuvent pas installer de barrières douanières aux échanges de capitaux, de biens et de services entre les Etats membres et les Etats tiers à l'U.E.
En résumé, nous ne pourrons jamais empêcher la désindustrialisation et l'évasion fiscale.

2) Le pouvoir de création monétaire, qu'on esquisse par l'expression battre monnaie, n'est plus entre les mains de l'Etat mais de la BCE.
Aucune avance à taux 0 ne peut être faite par la Banque de France à l'Etat français ou aux collectivités et autres organismes publics.

La seule charge annuelle des intérêts de la dette nationale est de 50 milliards d'euros, soit l'équivalent des recettes que perçoit l'Etat par l'impôt sur le revenu.

Quid ?

3) La construction européenne est un dogme selon lequel les Etats membres vont vers "une union sans cesse plus étroite" qui ne correspond pas aux différences culturelles, sociales, économiques et politiques de chaque pays de l'Europe.

A ce propos, l'Europe n'est une convention géographique. La France a beaucoup plus d'attaches avec des pays du Maghreb qu'avec la Lituanie ou l'Estonnie, pays qui commémorent les waffen S.S chaque année. Petit détail croustillant, mais les Allemands savent bien, selon leur propre expression populaire, que le diable se cache dans les détails.

Enfin, il faut rappeler que la construction européenne se fait sans les peuples puisque tous les organes décisifs de l'U.E sont contrôlés par des technocrates non-élus et dont la légitimité est douteuse.

"L'Europe c'est la paix, l'Europe c'est la prospérité."

Je pense que ces deux antiphrases ne pourront plus être arguées sans cesse par les européistes.
a écrit le 24/07/2012 à 8:55 :
Le xx ème siècle restera celui des totalitarismes: communisme, nazisme et le dernier en date : l'européanisme. Avec la mort du projet européen c'est bien le XXème siècle qui se ferme. Malheureusement, aucune de nos têtes bien faites n'a pensé ce que pourrait être le monde demain. Une seule certitude: maîtriser sa monnaie c'est maîtriser son destin dans l'indépendance. cela implqiue des élites à la hauteur. Et là c'est pas gagné!
a écrit le 24/07/2012 à 8:22 :
L'Europe c'est un champ de ruines. Des dizaines de millions de pauvres. C'est l'Europe du malheur, de la misère et du désespoir. Quitter l'Euro est suicidaire. Y rester c'est mourir à petit feu. La Rue devrait servir d'arbitre avec des manifestations monstres. Il faudra bien trouver une solution... pas forcément du goût de ceux qui nous gouvernent.
Réponse de le 24/07/2012 à 11:22 :
Je ne vois pas comment la rue et les "manifestations monstres" apporteraient la solution que tu cherches sans rien proposer . D'autre part, si on vit en Europe aussi mal que tu le décris, rien ne t'empêche d'aller voir en Chine ou en Inde, par exemple .
Réponse de le 24/07/2012 à 11:39 :
Les mouvements sociaux n'apporteront pas de solutions. Simplement, les occidentaux ne sont pas habitués à trop se serrer la ceinture d'une part et l'on peut de plus en plus difficilement vivre et faire vivre une famille avec 1200 ou 1400 euros par mois au regard du coût de la vie (alimentaire, énergie, taxes, chauffage etc.) d'autre part. Là est le problème.
a écrit le 24/07/2012 à 8:14 :
C'est pas la monnaie qui est en cause, c'est l'Europe qui n'a été construite que par les politiques pour les financiers ; mais c'est les peuples qui en paient le prix aujourd'hui.
a écrit le 24/07/2012 à 8:11 :
Ok pour une monnaie commune, mais non pour l'Europe. Les citoyens Français ne veulent pas être la vache à lait des pays de l'Union en déficit alors que l?hexagone n'arrive pas à nourrir ses enfants.
a écrit le 24/07/2012 à 7:58 :
Beau discour pro européen ! Mais encore un sans réelle solution !!!!
a écrit le 24/07/2012 à 7:37 :
Qui est votre "économiste réputé" ? Parce que les prix Nobel, eux, préconisent la sortie de l'Euro au plus vite.
"L'union monétaire peut-être aménagée" relisez l'Histoire du monde aucune monnaie plurinationales n'a fonctionné.
Réponse de le 24/07/2012 à 9:36 :
@ manu49 : + 1 !!!

Mais qui se renseigne sur la réalité et les précédents historiques ? il 'n y a que des constructivistes en Europe ...

avez vous vu l'intervention de Nigel Farage à l'assemblée européenne ? etl a morgue de cohn bendit quand cetanglais rappelle à l'assemblée et à Barroso des éivdences qu'ils ne veulent pas voir ...
Réponse de le 24/07/2012 à 10:06 :
Je partage les mêmes sentiments que vous concernant Dany le Rouge ...
Réponse de le 27/07/2012 à 15:03 :
Farage leur a donné rendez-vous en août, leur conseillant de ne pas partir trop loin en vacances. Il leur donne des leçons régulièrement aux Barroso et autres Van Rompuy mais ces Eurobéats le regardent d'un air amusé. Pas sûr qu'ils rient encore bien longtemps.
a écrit le 23/07/2012 à 22:07 :
Mario ( ex-Super Mario ?!) Draghi tient un discours de dignitaire inspiré de l'empire soviétique au cours de ses années de gloire crépusculaire......Mais Mr Draghi n'a peut-etre pas encore réalisé que l'Union Soviétique Européenne est en phase de décomposition dans sa forme actuelle . ...............C'est de souplesse au niveau national que chaque économie a besoin , et vous apprendrez que l'on ne peut s'opposer très longtemps a la tectonique des plaques économiques Monsieur le Président de la Banqueroute Centrale !
Réponse de le 24/07/2012 à 11:28 :
Ah oui ! de la souplesse ... c'est quoi au juste ?
Réponse de le 24/07/2012 à 15:18 :
Une politique monétaire souveraine et réactive ainsi qu'une devise et son cours de change en adéquation avec la structure économique du pays .
a écrit le 23/07/2012 à 21:38 :
L'Euro doit considérablement s'affaiblir pour donner un vrai bol d'air à nos entreprises exportatrices et rendre plus couteuses les importations hors zone euro (le pétrole certes mais aussi tous les marchandises chinoises...).
En tout cas il ne reste plus beaucoup d'autre option. Aujourd'hui l'Espagne est en crise, demain ce sera la France et après demain l'Allemagne.
a écrit le 23/07/2012 à 19:28 :
Bon constat mais encore une fois le remède n'est pas à la hauteur. Les pseudo-élites s'affolent à l'idée de voir leur joujou exploser en plein vol. Et ce serait toute leur crédibilité et leur légitimité, déjà bien écornée, qui s'envolerait avec. Donc inutile de nous la ramener avec la recette ne amrche pas car il en faut plus. Nous sommes épuisés; lassés; Les peuples sont laminés par votre mauvaise monnaie.Il convient de ne pas oublier que les taux de chômage actuels en Grèce ou en Espagne (près de 25% de la population active, 50% des moins de 30 ans) soient des taux identiques à ceux de la guerre. Alors l'Europe c'est la paix? Une page se torune mais nos pseudo-élites ont été incapables d'imaginer le monde de demain, une alternative à leur totem. Elles vont disparaïtre avec leur maudite monnaie.
Réponse de le 23/07/2012 à 23:53 :
Le pire c'est que même si l'euro disparaissaient, je ne suis pas du tout certain, mais alors pas du tout, que les politiques monétaires seraient meilleures. Le problème ne vient pas du véhicule, mais du pilote qui ne sais pas conduire... et on est pas prêt de s'en débarrasser. Euro ou pas euro...
a écrit le 23/07/2012 à 19:08 :
irreversible! mon cul!
a écrit le 23/07/2012 à 18:40 :
Quelle partialité ! N'est-ce pas la marque de la schizophrénie que de savoir que ce que l'on fait est voué à l'échec mais de poursuivre coûte que coûte ? Pour ma part, je connais l'histoire. J'ai vu ce qu'était l'URSS et je ne veux pas d'une EURSS.
Réponse de le 23/07/2012 à 19:16 :
Mon pauvre ami,la france est la dernière république soviétique et seule l'Europe nous a empeche de justement sombrer. Sans elle, nous en serions déjà à une dizaine de dévaluations supplémentaire et nous serions les pauvres qui travaillent pour un franc par jour!
Réponse de le 23/07/2012 à 19:23 :
Ah ! Jojo les Galtouze, notre sauveur anti-bolchevique se nomme maintenant Michel ! Grâce à lui les forces obscures bolcho-trotsko-soviétiques reculent !
St Michel terrasse le dragon collectiviste ...
Réponse de le 23/07/2012 à 20:25 :
Je n'ai pas la volonté et surtout pas le pouvoir de sauver quiconque, et vos bolcho machin ne sont un péril pour personne , Staline a exterminé la plupart dans les années trente et les chinois le reste il y a vingt ans. Non , je parlais de conservateurs attachés à leurs privilèges qui préfèrent voir le bateau sombrer plutôt que de perdre leur pouvoir . Autrefois les humanistes voulaient l'union des peuples, il semble qu'aujourd'hui certains veulent revenir à la nation guerriere

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