Le coût d'un "Grexit" serait étudié à Berlin

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Les conséquences économiques d'une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro font l'objet d'une étude de la part d'un groupe d'experts dirigés par le secrétaire d'Etat aux Finances allemand Thomas Steffen selon le Financial Times Deutschland paru ce vendredi.

L'éventualité d'un "Grexit" est prise de plus en plus au sérieux en Europe. En Allemagne, selon le Financial Times Deutschland, un groupe dirigé par le secrétaire d'Etat aux Finances serait spécialement chargé d'en étudier les conséquences économiques. Selon des sources au ministère des Finances citées par le FTD, il s'agirait d'effectuer des "calculs sur les conséquences financières (d'un "Grexit") et d'étudier "comment empêcher un effet de domino sur les autres pays de la zone euro".

"Plan B"

Auparavant, la chancelière ainsi que Wolfgang Schaüble, le ministre des Finances allemand, avaient nié l'existence d'un "plan B" préparé par le pays en cas d'abandon de l'euro par la Grèce. Celle-ci a cependant réaffirmé jeudi soir son voeu de voir le pays rester membre de la zone euro. Angela Merkel, doit d'ailleurs rencontrer ce vendredi le Premier ministre grec Antonis Samaras qui réclame un assouplissement des conditions du plan d'austérité imposé en contrepartie des aides internationales accordées au pays.

Le gouvernement paré aux éventualités les plus "improbables"

Athènes espère obtenir en octobre le versement d'une tranche d'aide de 31 milliards d'euros sans laquelle le pays risquerait le défaut de paiement. Berlin attend le rapport de la Troïka (expert de l'UE, de la BCE et du FMI) pour statuer sur ce versement. Interrogé sur ce groupe de travail, un porte-parole de Schäuble a dit que le gouvernement devait être préparé à toute éventualité, y compris celles qui sont "improbables". 

La semaine dernière, le débat sur une sortie de la Grèce de la zone euro avait été rouvert en Autriche et en Finlande notamment. Le ministre autrichien des Affaires étrangères demandait que soit créé dans la zone euro un mécanisme visant à exclure un pays qui ne respecterait pas les critères de convergence. De son côté, son homologue finlandais affirmait que son pays se préparait à l'éclatement de la zone euro.

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Commentaires
a écrit le 25/08/2012 à 17:20 :
Au secours voilà les experts,ceux qui savent toujours après pourquoi leurs prédictions ne se sont pas réalisées avant ! Et pourquoi pas interroger la Pythie de Delphes ?
a écrit le 24/08/2012 à 14:54 :
C'est sûr, la Grèce est équipée de matériel allemand acheté à crédit qu'elle pourrait payer moitié prix... en drachmes.
a écrit le 24/08/2012 à 11:47 :
Si la Grèce ne quitte pas l'UE et l'Euro c'est tout l'édifice qui finira par disparaître corps et bien !
a écrit le 24/08/2012 à 10:54 :
Gouvernber c'es prévoir.... Ceci étant dit, c'est toue l'architecture de l'Union qu'il faut revoir . En vérité, c'est surtout la zone euro qu'il faut reconstruire ou construiree car dorénavant, ce qui importe c'est non pas l'UE ( zone commerciale) mais la zone euro en tant qu'union politique. Nos états ont longtemps cru que nous pouvions avoir une monnaie commune sans se fondre dans un état fédéral. Nous découvrons jour après jour que cette position est impossible et que seul un gouvernement fédéral fort peut garantir la monnaie. Nous avons une monnaie mais nous n'avons pas d'état....Un état sans monnaie pêut fonctionner ( voir tous ces états ayant le dollar US comme monnaie) mais l'inverse," ain't working". Donc, l'étape suivante consiste à expliquer aux citoyens de la zone euro que soit nous acceptons le prinicpe d'un étrat fédéral avec des états fédérés ( la France, l'Allemagne etc.. devenant des états au sein d'un Europe fédérale) ou nous reprenons nos billes, recouvrons une pseudo liberté ..... compte tenu des enjeux et du monde actuel dominé par la Chine et les USA, nos états retrouveraient leur place naturelle, c'est à dire de nains politique et économique car avec une France en perte de vitesse depuis 30 ans, même l'Allemagne finirait par sombrer, mais la France plus sûrement que les autres....La lucidtité et la grandeur de nos dirigeants et de nous préparer à ce saut vers la fédération....quant à la GB, elle finira par quitter l'UE.....
Réponse de le 24/08/2012 à 13:03 :
D'accord sur le principe, reste à savoir si il n'est pas trop tard. La fédération d'état aurait due se préparer durant une période de sérénité et non pas s'envisager en pleine crise.
Réponse de le 24/08/2012 à 14:01 :
@ eurofédéral: Gouverner, c'est prévoir? Mais les artisans de la zone euro n'ont rien su prévoir. Ils ont créé un système monétaire désequilibré, ruineux pour l'industrie, doté d'une banque centrale à responsabilité limitée, catastrophique pour toute nation non dotée d'un secteur technologique hautement performant. Ils n'ont rien prévu du tout. Le résultat final est une catastrophe: des Etats gorgés de dettes, contraints de vendre leurs actifs au pire moment, une jeunesse européenne sans avenir, obligée d'envisager la fuite hors d'Europe (UE) pour trouver une issue. Et vous voudriez accroitre encore les pouvoirs de ceux-là même qui sont à l'origine de cette catastrophe sociale et économique?
a écrit le 24/08/2012 à 10:25 :
La Grèce pourrait sortir de l euro sans pour autant sortir de la communauté européenne
Réponse de le 24/08/2012 à 10:39 :
Le traité européen ne permet pas de quitter l'euro et de rester membre de la communauté. Mais, bon, ils se sont déjà tellement assis sur ce traité ....... (non respect des 3% de déficit par exemple). tout est possible, avec eux !
Réponse de le 24/08/2012 à 12:03 :
Cher Legislation : combien de fois la France s'est t' elle assise elle aussi sans scrupule sur le fameux critere des 3% de Maastricht ? 20 fois en 20 ans soit chaque annee n'est ce pas ?
a écrit le 24/08/2012 à 10:01 :
les grecs vont prendre la sortie tt seuls; les allemands vont mettre le paquet sur l'espagne ( vu que les reformes y sont bien avancees..)
Réponse de le 24/08/2012 à 10:31 :
J'y crois pas trop car tout le monde veut que la Grèce reste dans l'euro et que son éventuelle sortie ne serve pas d'exemple aux autres pays. Si les grecs poursuivent la remise en ordre de leurs finances (cadastre, lutte contre l'économie non déclarée, imposition), ils ne seront pas virés de l'euro et en échange, ils recevront un délai dans ces réformes très dures pour la petite classe moyenne. Pari ouvert : si je perd, je promets de dire du bien de l'UMP pendant 1 mois.

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