L'état de l'activité manufacturière s'améliore mais reste préoccupant
latribune.fr (avec agences)
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Un bon signe pour l'industrie? La contraction de l'activité dans le secteur manufacturier en France a ralenti en août. Toutefois, l'indice PMI reste sous la barre des 50 qui sépare contraction et expansion. Un possible signe avant coureur d'une récession au troisième trimestre. L'indice PMI sectoriel définitif a reculé à 46, contre 46,2 en estimation "flash", après 43,4 en juillet selon l'enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d'achats.
Faiblesse de la demande intérieure
"La contraction ralentit en août dans le secteur manufacturier français mais la production continue de se replier fortement", note Jack Kennedy, économiste de Markit, dans un communiqué. L'amélioration de l'indice par rapport à juillet reflète un déclin moins marqué des nouvelles commandes, les commandes à l'exportation reculant à leur plus faible rythme depuis le mois d'avril. Cependant, "la faiblesse de la demande sur le marché intérieur entraîne une nouvelle baisse du volume des nouvelles commandes, tandis que l'emploi continue de reculer", ajoute Jack Kennedy.
"Les dernières données de l'enquête n'incitent donc guère à l'optimisme, à l'exception peut-être de la stabilisation des prix de vente qui, dans un contexte de baisse des coûts, permet aux fabricants français de restaurer très légèrement leurs marges."
Contraction en Europe
Une même tendance se dégage dans l'ensemble de la zone euro. Dans le secteur manufacturier, la contraction de l'activité a également ralenti et s'affiche à 45,1 points. Il est cependant nettement supérieur aux attentes des analystes interrogés par DowJones Newswires, qui tablaient sur une stagnation à 44 points, comme en juillet. L'indice était alors tombé à son plus bas niveau en 37 mois.
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Seule l'Irlande voit son activité manufacturière échapper à la contraction, avec un PMI à 50,9 points, mais elle affiche cependant un taux d'expansion moindre par rapport au mois précédent. Ailleurs, l'Allemagne, l'Espagne, les Pays-Bas et la Grèce voient leur taux de contraction ralentir, comme en France tandis que la situation se détériore l'Italie et l'Autriche.
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