La Grèce adopte son nouveau budget d'austérité

Dans la foulée d'une manifestation peu suivie dimanche soir, Athènes a adopté dans la nuit un nouveau budget de rigueur pour l'exercice 2013. Et ce, dans l'espoir que le pays, dont les caisses sont vides, puisse décrocher sa prochaine tranche d'aide auprès de la troïka bailleurs de fonds du pays (UE, FMI et BCE).

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Athènes a donc dit "oui" a la rigueur l'année prochaine. Dans la nuit de dimanche à lundi, le Parlement a adopté son nouveau budget d'austérité pour 2013. Après une manifestation anti-austérité peu suivie le même soir à l'appel des syndicats, 167 députés grecs sur les 300 ont voté en faveur de ce budget à l'issue d'un débat passionné, selon l'AFP.

Le dilemme auquel ils étaient confrontés était le même que depuis le début de la crise de la dette en 2010 : accepter neuf milliards d'euros d'économies pour 2013 et une sixième année consécutive de récession, ou risquer de placer le pays asphyxié en défaut de paiement dans un délai relativement rapide. Dans le détail, la droite Nouvelle-Démocratie, les socialistes Pasok et la Gauche démocratique Dimar ont adopté le dispositif. Tandis que les 128 députés des partis de l'opposition ont voté contre, selon le décompte officiel.

"C'est l'heure de la croissance et de la reprise"

Le Premier ministre Antonis Samaras a donc réussi son pari de maintenir la cohésion de sa coalition, qui avait été testée lors du vote, il y a tout juste quatre jours, sur la loi pluri-annuelle de rigueur. Celle-ci avait été adoptée avec une courte majorité de 153 voix. "Le deuxième pas décisif a été fait, maintenant c'est l'heure de la croissance et de la reprise", a lâché le Premier ministre au terme du vote.

Surtout et comme l'a rappelé le ministre des Finances Yannis Stournaras, cette nouvelle purge devrait garantir un déblocage "à temps" de la prochaine tranche d'aide de la troïka des bailleurs de fonds du pays, à savoir l'UE, le FMI et la BCE. Retenue depuis juin afin de contraindre le pays à adopter un programme d'ajustement budgétaire musclé, le versement de cette enveloppe d'environ 31,2 milliards d'euros de prêt est attendue impatiemment par Athènes, dont les caisses sont vides.

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Commentaires 3
à écrit le 12/11/2012 à 14:57
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qui s'endette paye ses dettes

à écrit le 12/11/2012 à 12:33
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Le titre devrait etre: Les politiques grecs sacrifient leur concitoyens pour continuer a toucher un maximum en euros... comme chez nous austerite pour tout le monde sauf...les politiques

à écrit le 12/11/2012 à 11:41
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Et le pire c'est qu'ils y croient!

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