La Grèce s'enfonce dans la crise

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L'économie grecque, en récession depuis bientôt six ans, s'est enfoncée un peu plus dans la dépression au troisième trimestre, l'activité chutant de 7,2% en rythme annuel, selon des chiffres préliminaires publiés mercredi.

L'économie grecque, en récession depuis bientôt six ans, s'est enfoncée un peu plus dans la dépression au troisième trimestre, l'activité chutant de 7,2% en rythme annuel, selon des chiffres préliminaires publiés mercredi. Cette contraction, plus marquée encore que celle de 6,3% enregistrée sur le trimestre précédent, a été annoncée trois jours après l'adoption par les députés du projet de budget 2013, une nouvelle fois dominé par des mesures d'austérité qui devraient peser sur l'économie l'an prochain.

Chute du PIB grec de 20% depuis 2009

Depuis 2009, le produit intérieur brut (PIB) grec a chuté d'environ 20%, une "Grande Dépression" qui a mis au chômage plus d'un actif sur quatre. Pour les analystes, les derniers indicateurs pourraient préfigurer une dégradation supplémentaire de la conjoncture car les chiffres du troisième trimestre sont censés avoir été soutenus par le pic estival d'activité du secteur touristique. "Je crois que la récession va continuer de s'aggraver jusqu'au premier semestre 2013 en raison de l'entrée en vigueur de toutes les coupes (budgétaires)", explique Xenophon Damalas, directeur des investissements de la banque Marfin Egnatia à Athènes. "Si les résultats du tourisme n'avaient pas été aussi bons cette année, la récession aurait été plus marquée encore."

La récession pèse sur les recettes fiscales

Dans son programme budgétaire à moyen terme, le gouvernement d'Antonis Samaras prévoit une baisse de 6,5% du PIB sur l'ensemble de cette année et un recul supplémentaire de 4,5% l'an prochain, avant un retour timide à la croissance en 2014 (+0,2%). Cette récession marquée et prolongée, qui pèse sur les recettes fiscales, a empêché la Grèce d'atteindre la plupart des objectifs prévus par le plan d'aide international dont elle a bénéficié, tout en alimentant la rancoeur de l'opinion publique.

Suspense sur le versement d'une tranche d'aide de plus de 31 milliards d'euros

L'incertitude demeure sur le versement de la prochaine tranche de l'aide étrangère, une enveloppe de plus de 31 milliards d'euros indispensable pour le paiement des salaires et des pensions des fonctionnaires. Mais la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) sont en désaccord sur l'octroi ou non à Athènes d'un délai supplémentaire de deux ans pour ramener sa dette publique à l'objectif de 120% du PIB initialement fixé à 2020. En déplacement en Malaisie, la directrice générale du FMI, Christine Lagarde, a assuré mercredi vouloir aboutir à "une vraie solution, pas une solution provisoire" sur le dossier grec. Le budget 2013 prévoit plus de neuf milliards d'euros de hausses des prélèvements obligatoires et de coupes dans les dépenses. Ces dernières devraient affecter en premier lieu les retraités et les salariés du secteur public.

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Commentaires
a écrit le 15/11/2012 à 0:30 :
http://russeurope.hypotheses.org/490 : Grèce : un crime se commet sous nos yeux
a écrit le 14/11/2012 à 21:39 :
Le tout est de savoir quand la Grèce fera un défaut total sur sa dette, et quand l'Euro va imploser.... Le compte à rebours est enclenché....
a écrit le 14/11/2012 à 20:49 :
Les personnes dépendantes de l'état vont de plus en plus mal. Ceux qui peuvent s'en passer se soustraient à l'impôt, selon l'adage "quand la pression fiscale augmente, l'assiette diminue". L'activité occulte profite probablement au reste de l'Europe. Il n'est fait aucune mention des comptes bancaires ouverts par les grecs dans les autres pays de la zone euro.
a écrit le 14/11/2012 à 19:14 :
le PIB de la grece etait totalement fictif. Le PIB grec ne baisse pas mais retrouve sa vrai valeur. En clair, depuis 20 ans le PIB grec était composé a 50% des subventions europeennes " remasterisé" en PIB...
Réponse de le 14/11/2012 à 19:21 :
Tout à fait il faut arrêter de s'apitoyer sur leur sort , j'ajoute que ce que vous dites est également valable pour l'Espagne dont l'économie n'est pas assez diversifiée : immobilier, agriculture ..et qui doit sa prospérité aux subventions européennes .
Réponse de le 14/11/2012 à 21:28 :
Et nous suivons malheureusement le même schéma que l'Espagne, avec une désindustrialisation galopante....
a écrit le 14/11/2012 à 19:08 :
Le retour de manivelle risque d''être violent.
Cette Europe manifestement ne fonctionne pas.
a écrit le 14/11/2012 à 18:50 :
Tous les bobos qui défendent ce pays oublient un peu vite qu'ils ont vécus au dessus de leur moyens de manière abusive depuis trente ans sur le dos de l'Europe , ce qui leur arrive est logique ... la fraude à l'échelle nationale un jour ça se remarque et tous les habitants du pays en ont profité .
a écrit le 14/11/2012 à 18:07 :
Plus vite la Grèce sortira de l'euro plus vite le problème grec sera réglé. Il n'y a pas d'autre alternative, sinon remettre de l'argent, toujours plus dans ce panier percé.
Réponse de le 14/11/2012 à 18:42 :
@ ger555 , et si la france sortait de l'euro , il n'y aurait plus de probleme, nous ferions ce que nous voudrions
Réponse de le 14/11/2012 à 22:06 :
Non nous ferions pas ce que nous voudrions, nous aurions des devaluation en cascade et une monnaie qui n'aurait aucun lien avec l'economie reel sans parler d'une surinflation sans nom si pour toi c'est ne pas dependre des autres alors....
Réponse de le 14/11/2012 à 22:32 :
Voilà où nous mène l?irresponsabilité des financiers et des politiques : au désastre.... En attendant, cette crise révèle qu'il n' y a aucune bonne solution pour la résoudre, mais plutôt que des mauvaises..... Décidément, j'en déprime....
a écrit le 14/11/2012 à 18:03 :
CE SERA BIENTOT NOTRE TOUR

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