En Allemagne aussi, le nombre des faillites devrait augmenter en 2013

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Si les indicateurs allemands sont encore au vert en 2012, certains experts craignent une dégradation de la conjoncture en 2013 et tablent sur une augmentation du nombre de faillites.

« L'économie allemande avance lentement vers les remous de la crise européenne. » C'est ainsi que conclut Helmut Rödl, président du bureau de recherche économique Creditreform, qui a publié hier une étude sur l'insolvabilité des entreprises et personnes privées en Allemagne. Alors que les Allemands ont été marqués l'an dernier par la faillite de plusieurs groupes comme la chaîne de droguerie Schlecker, l'année 2013 devrait voir le nombre de ces faillites augmenter. Ainsi, le nombre total de nouvelles procédures d'insolvabilité devraient atteindre 160.500 en 2013, contre 156.200 cette année. Parmi celles-ci, 30.500 concernent des entreprises, un chiffre en hausse de 5% par rapport à 2012. D'après l'Association allemande des insolvables, 900.000 personnes privées ou entreprises seraient actuellement en procédure.Une hausse finalement relative mais masquée en partie par une législation qui n'incite pas les insolvables à entamer une procédure. « Le nombre de personnes et d'entreprises insolvables ont diminué ces dernières années à mesure que l'Etat a durci les conditions de la procédure, notamment en supprimant les aménagements de paiement. Face aux coûts importants des procédures et des frais d'avocats, nombreux ont jeté l'éponge » explique à la Tribune, Matthias Hahn, avocat à la cour de Fribourg.

6,5 millions de surendettés

Le coût des faillites en 2012 s'est élevé à 38,5 milliards d'euros, une augmentation de 80% par rapport à 2011. Les deux tiers des pertes ont été essuyées par des créanciers privés, l'Etat perdant de son côté 12,3 milliards d'euros. Niveau humain, le coût est également élevé : 350.000 emplois seraient menacés en 2013. Malgré un taux de chômage au plus bas, l'augmentation des prix du logement et de l'énergie pourraient contribuer à faire basculer des particuliers en insolvabilité. Par-dessus tout, les experts craignent pour les 6,5 millions de surendettés, au bord de la faillite. « Pour l'instant, les indicateurs sont encore bons. La question est de savoir combien de temps l'Allemagne sera épargnée par la crise. Si la peur et le pessimisme gagnent du terrain, la crise peut se propager très vite en Allemagne, et le nombre de faillites se multipliera », explique Michael Bretz, directeur de la communication de Creditreform. Côté entreprises, il cite parmi les secteurs les plus menacés d'insolvabilité en 2013, les équipementiers automobiles, le secteur des énergies renouvelables notamment de l'énergie solaire et la logistique. L'industrie financière pourrait également glisser dans la crise.
 

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a écrit le 02/12/2012 à 17:50 :
C'est toujours la même rengaine c'est mieux chez les autres surtout en Allemagne ça me fait sourire et va y que la gauche est nulle mais qu'a fait la droite depuis 10 ans !
Si rien ne va plus c'est uniquement du à des comportements égoistes et ca c'est valables pour tous les pays toutes les religions toutes les couleurs de peau nous sommes tous responsables!
a écrit le 01/12/2012 à 15:16 :
boycott produits allemand
a écrit le 01/12/2012 à 8:28 :
mais pour sortir de la crise, il suffit de redistribuer l'argent que les plus riches ont accumulé et qui ne sert à rien et à le redistribuer à tous ceux qui n''en ont pas et qui ont de l'energie , des projets, qui veulent investir dans la formaton, l'éducation des enfants, ..... IL FAUT CASSER LE LOBBYING DES RENTIERS POUR FAVORISER L'esprit d'entreprise .
a écrit le 01/12/2012 à 1:45 :
L'Europe peut sortir du trou, en fait elle veut aller par le fond...
a écrit le 30/11/2012 à 18:00 :
c'est un scoop quand la conjoncture est plus mauvaise, certaines boites font faillite... schumpeter disait deja la meme chose il y a un siecle... theroie des cycles quand tu me tiens ( bien que schumpeter mettait plutot l'accent sur les crises d'innovation, s'entend...)....... vu les marges des boites, ils vont trouver des trucs a fort potentiel, et c'est reparti comme en 40 ( enfin, ' en 1939', je voulais dire)..... les francais, avec leurs marges au tas grace a leur exception culturelle ne vont pas s'en relever
a écrit le 30/11/2012 à 17:50 :
bienvenue" dans le club
a écrit le 30/11/2012 à 17:22 :
La situation en Allemagne n'est sans doute pas brillante mais la situation en Grèce, en Espagne ou au Portugal est plus que dramatique. La France aussi va connaître une situation catastrophique dès 2013. Des faillites et des suicides en séries. Il n'y a plus d'espoirs. Bonjour tristesse. La misère emporte tout sur son passage, comme un tsunami.
Réponse de le 30/11/2012 à 18:06 :
la france va avoir ce qu'elle merite; on recolte ce qu'on a seme... mais le plus drole c'est que quand ca va repartir la france va creer des commissions d'experts ( qui n'ont jamais mis les pieds en entreprise) pour se demander ce qui ne va pas dans le gosplan.......... pour les italiens et les espagnols, ne soyez pas si inquiets, on en reparle dans 3 ans...
a écrit le 30/11/2012 à 17:00 :
meme si parfois ça fait plaisir de voir des difficultés annoncées chez les autres, il ne faut pas se réjouir car l'allemagne reste notre premier partenaire et est le moteur principal de l'europe
Réponse de le 30/11/2012 à 17:24 :
Entièrement d'accord avec vous !
a écrit le 30/11/2012 à 16:45 :
Rien à redire. Des faillites spectaculaire ont eu lien en 2012. Personne ne songe à nationaliser. Le marché de l'emploi reste toujours stable en octobre, toujours en contraste avec le marché français, mais l'écart ne cesse de se creuser. Handelsblatt a publié hier cet article; la presse allemande est bien plus libre à critiquer évènements et personnes. La presse allemande aurait déjà depuis longtemps obtenu la démission d'un ministre comme Montebourg. La sélection de la tribune des "mauvaises" nouvelles d'outre-rhin se limite à la traduction des articles germaniques. A quand un vrai travail journalistique, sur la situation de la pauvreté, des inégalités, de l'emploi, des jeunes et des faillites des entreprises dans un tableau chiffré pour la zone euro, pour l'Europe ou les grandes économies? La réponse : à jamais; si ce travail ne serait pas fait par d'autres. Donc pour sortir du déni, essayer - au moins - de fournir des informations aux lecteurs de la situation en Allemagne et en France. Puis une analyse plus approfondie pourrait même donner des informations à quel point la destruction d'emploi et d'entreprise est importante pour la compétitivité, l'emploi et la pérennité surtout des entreprises restantes dans les divers secteurs économiques "touchés" par les faillites. Un merci à Mr Sapin qui disait que les temps de nationalisation d'entreprise seraient désormais révolu. Alors un article sur la situation de la sidérurgie germanique? Pas rose non plus, mais la situation serait meilleure en Allemagne? Elle emploie beaucoup plus de personne? Non pas d'article dispo? Attendez donc, comme nous attendons les réformes du gouvernement français.
Réponse de le 30/11/2012 à 17:42 :
Une claque bien méritée pour certains journalistes de "La tribune" qui ne facon evidente ne savent pas ce qu ils ecrivent sur la socité et sur l´economie allemande.
Exemple : la faillite du groupe Schlecker, un groupe familiale qui a pas su gèrer sa boutique. aux dernieres nouvelle une grande partie des filiales vont etre reprises par un investisseur Autrichien ...
L´autre verité c´est que pratiquement tous les grands groupes (du DAX) ont des projets d´investissement egalement en Allemagne et vont continuer a créer des emplois en 2013.
Réponse de le 30/11/2012 à 18:04 :
schlecker c'est un autre pb, format depasse, rh a la ramasse, magasins peu avenant j'en passe et des meilleures... discutez avec des allemands un peu au fait ca fait 10 ans qu'ils se demandent pq ca ne ft pas faillite ( oui je sais, c'est ft).... faire ses courses dans un dm ou un schlecker, c'est pas pareil...

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