27,5 milliards d'euros pour la recapitalisation des 4 principales banques grecques

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Mal en point après avoir essayé d'effacer la dette souveraine grecque, les banques hélléniques vont bénéficier d'une forte recapitalisation financée par l'Union Européenne et le FMI.

La banque de Grèce a annoncé que les banques "systémiques" Alpha, Eurobank, la Banque Nationale de Grèce et la Banque du Pirée avait besoin de l'aide de "l'état" à hauteur de 27,5 milliards d'euros. En tout, le secteur bancaire grec en pleine sinistrose a besoin d'un apport de capitaux de 40,5 milliards d'euros. Ces sommes font partie de l'enveloppe de 50 milliards d'euros, versée sous forme d'obligations par le Fonds Européen de Stabilité Financière, FESF, au Fonds grec de stabilité (Hellenic Financial stability fund) pour la recapitalisation des banques grecques, prévue par le deuxième plan de soutien mis au point en faveur de la Grèce par l'UE et le FMI en printemps. D'après les estimations de la Banque de Grèce, la BNG, numéro un du secteur grec, a besoin de 9,756 milliards d'euros, Alpha de 4,571 milliards, Eurobank de 5,839 milliards et la Banque du Pirée de 7,335 milliards. En mai dernier, les banques grecques avait reçu une première aide de 18 milliards d'euros destinée à leur recapitalisation (Source ; AFP)
 

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a écrit le 02/01/2013 à 6:18 :
Comment résoudre le problème des déséquilibres des balances commerciales. Tant que l'Union Monétaire n'aura pas un budget fédéral il nous faudra arriver à cet équilibre par d'autres moyens. Une T.V.A. différente pour produits locaux (15%) et produits importés (25%) serait une mesure rapidement applicable et aussi efficace. Ceci obligerait des firmes comme Siemens ou Mercedes ou Alcatel à construire des usines dans les pays vers lesquels ils exportent actuellement. Il n'y a aucune raison qu'une voiture de luxe (Audi par exemple) destinée au directeur de banque madrilène soit construite par des Allemands en Allemagne, rapportant ainsi au fisc allemand par le biais des impôts sur les salaires, et non pas en Espagne par des Espagnols, ce qui rapporterait au fisc espagnol et réduirait du même coup les dépenses allocations chômage ainsi que le brain drain auquel nous assistons actuellement. Le transfert du travail me semble plus judicieux et plus facile à faire accepter par des prolétaires genre AT que des transferts de capitaux permanents nécessaires à cause des déficits des balances commerciales chroniques de ces pays, déficits commerciaux qui sont la conséquence logique des excédents chroniques allemands et Chinois.
Le dumping social et le dumping des salaires compétitifs à la Merkel ne sont pas la solution, rien n'empêche l'Allemagne, la Chine, l'Inde de pondre une nouvelle Agenda 2020 à la Schröder pour assurer le plein emploi chez elle aux dépens des pays moins avantagés par des facteurs naturels. (Construire 500 Km d'autoroute coûte 4 fois plus cher dans un pays montagneux comme l'Italie que de construire la même autoroute dans un pays plat et monotone comme l'Allemagne, sans parler des transports fluviaux) La position géographique centrale de l'Allemagne et périphérique de la Grèce, Portugal et Espagne sont aussi des facteurs immuables.
Réponse de le 02/01/2013 à 14:09 :
J'ai du mal à comprendre le sens des "facteurs géographiques immuables"... L'Allemagne est en effet bien souvent plate et monotone, alors que l'Italie n'est que montagnes, plages, jolies plaines côtières, îles magnifiques... L'Italie, au soleil, me semble diablement mieux avantagée que la brumeuse Allemagne. Et cette position si au sud n'a pas empêché Florence de réinventer la banque, Venise de prospérer dans le commerce au long cours ou la Sicile de produire des vins et des agrumes réputés, dès le moyen-âge. A l'époque moderne, Ansaldo, FIAT, Oto melara, SIAI, et les autres ont portés haut les couleurs industrielles de l'Italie. Alors quoi?
Réponse de le 02/01/2013 à 17:20 :
La position géographique centrale de l'Allemagne mais aussi la topographie du pays ainsi que la taille du marché intérieur (82 millions d'habitants en Allemagne + environs une quinzaine de millions de Germanophones en Europe), la natalité très basse (la part des émigrés hautement qualifiés venant des anciens pays du pacte de Varsovie en Allemagne est impressionnante, donc moindre frais, un travailleur importé coûte beaucoup moins qu'un travailleur produit localement, et beaucoup d'autres facteurs avantagent l'Allemagne par rapport à d'autres pays de l'Union Monétaire (Ex. la Grèce ou l'Italie envahies par des milliers de réfugiés économiques mal formés et qui selon les accords imposés par l'axe franco-allemand sont sensés rester dans le premier pays d?accueil et y être pris en charge) et j'en passe, la liste serait trop longue.
Je pense que les 500 Kilomètres d'autoroute n'ont pas besoin d'explication, en Allemagne vous aurez besoin de 4 ou 5 tunnels et ponts, en Italie 200 ou 300, d'où l'avantage au point de vue prix de revient du transport des marchandises et des personnes.
Ma Per Favor ne me dites pas maintenant qu'en Suisse aussi il y a des montagnes qui nécessitent des tunnels!!!! La Suisse et le Luxembourg sont des paradis fiscaux ! Madre de Dio !
Réponse de le 03/01/2013 à 18:17 :
L'Italie et l'Espagne ne sont pas de petits pays non plus. En Italie, la forme de la péninsule à favorisé le transport maritime côtier. L'autoroute n'est pas le nec plus ultra. C'est même une forme de transport plutôt daté à l'heure des dangers du réchauffement climatique. C'et vrai qu'il y a beaucoup de tunnels en Italie, en Suisse aussi (énormément!). Et c'est ce qui fait que le pays est beau et que les touristes viennent en nombre et payent très cher. En Suisse, on est bien placé pour savoir que les réfugiés économiques du sud de la Méditerranée ne restent pas en Italie...
L'Est européen constitue en effet un avantage certain pour l'Allemagne. Mais rien n'indique que le bassin méditerranéen demeure indéfiniment une zone de mal-développement. Et si la Suisse est un paradis fiscal, son économie repose massivement sur une industrie puissante, des activités bancaires très respectables, des services variés et un tourisme qui tire le plus d'avantage possible de la beauté montagneuse et mal carrossable du territoire. Ceci, associé à un Etat "maigre", permet à ce pays d'être un "paradis fiscal". Vous aurez compris que je ne crois pas à l'infériorité "naturelle" des pays du Sud.
a écrit le 01/01/2013 à 17:54 :
Et si à la place des milliards on leur envoyait des Allemands pour les faire travailler?
Regardez l'Allemagne comme elle explose, elle pètte la santé.
16 Milliards d'excédent commercial PAR MOIS, je répète, PAR MOIS, et ceci depuis 17 ans.
Voila d'ou vient la dette Grèque, elle toute chez nous dans nos banques.
Alors si on n'est pas les plus forts et les plus beaux, je ne sais pas ce qu'il vous faut.
Deutschland über Alles!
a écrit le 28/12/2012 à 12:49 :
BCE : Open bar depuis 2010 en Grece, buvez des euros frais mais au dela de la soif !
a écrit le 28/12/2012 à 10:34 :
Les banques grecques en manque de cash, -on veut bien le croire-, mais qui ont apparemment eu les reins assez solides pour acheter des actifs aux banques européennes (on pense évidemment aux filiales de GLE ou Crédit agricole...). On aimerait comprendre..On aimerait savoir qui a acheté quoi et avec quels fonds, avec l'autorisation ou la bénédiction de qui..
a écrit le 28/12/2012 à 10:29 :
La rachat récent de la dette grecque par l'état grecque a été annoncé comme un succès, car l'essentielle de la dette était de fait dans les coffres des banques grecques. Ces banques ont donc inscrit dans leurs bilans la vente d'actifs fortement dévalués (de 50 à 70%). Pour ne pas faire faillite (car elles doivent maintenir un ratio entre leur activités bancaires et leurs fonds) , elles doivent être recapitalisées. Tout cela était donc prévu par les fonctionnaires de la BCE et du FMI et évite à tout le monde de perdre la face, tout en permettant à beaucoup d?organismes financiers de prendre des gigantesques commissions. Cela a permis accessoirement à BNP Paribas, la Société Générale et le Crédit Agricole, de se dégager sans trop de casse (sauf pour le dernier). Dans ce cadre, le maintien de la Grèce en zone Euro intéresse moins les groupes privés que les groupes publiques. Financièrement, la Grèce est renforcée, politiquement sa position est plus fragile.
Réponse de le 02/01/2013 à 14:13 :
Et elles s'en tirent diablement bien: elles seront recapitalisées à l'aide d'obligations du FESF. Les analystes us, peu au fait des subtilités européennes, prévoyaient une recapitalisation à l'aide de fonds privés, avec dilution massive du capitale d'origine.
a écrit le 28/12/2012 à 5:37 :
La dette grecque (et pas seulement grecque) vient de l'excédent de la balance commerciale allemande, alors que les allemands payent!
La Slovénie n'a rien exporté vers la Grèce, alors on ne leur doit rien!
Pourquoi devons nous participer au sauvetage alors que c'est le forcing à l'exportation des grosses firmes surtout allemandes, en fait de l'Allemagne tout entière, qui est à la base du problème.
Alors que la Grèce se débrouille avec Merkel!
Il y en a marre, bon sang!
Réponse de le 28/12/2012 à 9:23 :
Très français que de prendre l'Allemagne et le RU comme boucs émissaires. Étrangement, personne ne soulève le fait que l'Euro est bien une invention française qui a déstabilisée l'Europe plus que l'inverse !
Réponse de le 28/12/2012 à 9:58 :
d'accord avec alibi ! qu'est ce que c'est que ce racisme anti allemand permanent?
Réponse de le 28/12/2012 à 12:23 :
Heu, ce n'est pas l'union européenne qui était sensée garantir la paix ? La paix, je savais ce que c'était avant qu'elle soit créée. Depuis, il ne se passe pas un jour sans que je lise toute la haine que les portugais ont pour les espagnols, combien les français détestent les grecs, combien les grecs détestent les allemands. Une fois encore, le truc montre ses immédiates limites et ses défauts intrinsèques.
Réponse de le 28/12/2012 à 12:36 :
@ churchill,
cela n'a rein à voir avec racisme, le fait que les Allemands, parce-que les plus forts et gràce à l'appui de la France, sont en train de déstabiliser l'Europe.
La Grèce en est le meilleur exemple, voyez qui a exporté le plus et quoi et à crédit vers la Grèce?
Et ne me dites pas que les Allemands ne savaient pas ou en était le Grèce!
L'Union Monétaire ressemble actuellement à un selfservice ou les plus forts se servent eux mêmes.
Réponse de le 28/12/2012 à 14:08 :
L'Allemagne a certes exporté des biens à la Grèce, mais seulement et d'abord parce que la Grèce a bien voulu importer ces biens depuis l'Allemagne. Si les grecs avaient acheté des voitures françaises (par exemple des twingo produites en Slovénie) au lieu d'acheter des voitures allemandes qu'auriez-vous trouvé à dire ?
Réponse de le 28/12/2012 à 16:26 :
@ Cependant,
"L'Allemagne a certes exporté des biens vers la Grèce" le problème c'est que l'Allemagne a exporté ces biens sans en contrepartie importer de biens de la Grèce, ces biens ont été exporté à crédit, ces crédits ne peuvent pas être remboursé, donc que le créancier se débrouille avec le débiteur, mais que les Allemands ne nous demandent pas de payer pour les Grecs!
La Slovénie n'a rien à voir ni avec les Grecs ni avec les Allemands (mieux l'industrie allemande)
Ils ont pris le risque d'exporter à crédit, ils savaient ce qu'ils faisaient, je suppose.
Personnellement je pense que les balances commerciales à l'intérieur de l'Union monétaire devraient être équilibrées, puisque toute dévaluation unilatérale est impossible.
Il faudrait donc changer les règles dans ce sens tant que nous n'aurons pas de budget fédéral.
Réponse de le 29/12/2012 à 18:38 :
@Slovan, et aux autres: Je rapelle que LE problème grecque est celui de la dette de l'Etat grec, non celle des particuliers et des entreprises. Si les banques grecques sont mal prises, cela viens en grande partie des prêts qu'elles ont consenties à l'Etat grec. Et si l'économie et la population souffrent autant de la crise, cela provient en majeur partie de la nécessité dans laquelle l'Etat grec, incapable de tenir ses comptes, se trouve de couper dans ses dépenses, lesquelles arrosaient toute la société et l'économie. Les Grecs sont aussi capables de gérer leurs affaires privées que d'autres, mais l'Etat grec, lui, n'en a jamais été capable. C'est un problème de bonne gouvernance bien plus qu'une crise liée aux échanges économiques inégaux entre pays de la zone euro. Les Allemands ont beaucoup de défauts, mais ils ne sont pas responsables de la faillite morale et pratique des politiciens et hauts fonctionnaires hellènes. (Ceci dit sans rien ajouter sur les situations inégales causées par l'existence de la zone euro.)
Réponse de le 31/12/2012 à 0:37 :
@ arcesilas,
et d'un, le dette de l'État grec est due en grande partie aux importations d'armement, sous marins et chars, Made in Germany et de voiture de Luxe pour les fonctionnaires corrompus aussi "Made in Germany".
de deux, si les particuliers achètent des produits "Made in Germany" ceci résulte en un déficit de la balance commerciale pour la Grèce et un excédent de la balance commerciale pour l'Allemagne, ceci est aussi la cause du déficit budgétaire, puisque les salariés allemands payent leurs impôts en Allemagne, même si les produits qu'ils produisent sont exportés et vendus en Grèce, il y a donc un manque à gagner pour les finances grecques.
Il y a un rapport direct entre déficit de la balance commerciale et déficit budgétaire.
Il n'est pas nécessaire de sortir de Saint Cyr pour comprendre cela.
Il serait donc naturel qu'une partie des impôts payés par les Allemands soient versés au budget fédéral, puisque les produits sont exportés.
En tout cas rien ne justifie le fait que la Slovénie doive participer au sauvetage de la Grèce, je répète cela ne nous regarde en aucune façon, que les débiteurs et les crediteurs se débrouillent entre eux!
Réponse de le 01/01/2013 à 19:57 :
@ Slovan: Que l'Etat grec jette l'argent par la fenêtre sous forme d'armements, de grosses voitures ou de détournements, cela revient au même: l'Etat s'endette bêtement et finit par crouler sous les dettes. Pendant longtemps, l'armée grecque s'équipait de matériels US. Comme le montre les questions du cadastre ou des impôts, l'administration fonctionne mal en Grèce. C'est valable aussi pour les statistiques... Donc aussi pour la balance commerciale. Il est plus facile aux douaniers de repérer les arrivages de Mercedes que de savoir si les touristes (allemands?) règlent la TVA en payant leur note d'hôtel grec. Donc, le problème c'est l'Etat grec. Forcer les Allemands à verser une partie de leur budget à la Grèce? Bel optimisme. La Slovénie à participé à la fête européenne, elle a signé le beau contrat d'association à la zone euro, elle a dansé avec les autres, donc elle payera, comme les autres. Et avec le sourire, puisqu'elle fait partie de la famille. (Comment dit-on "oncle de Grèce" en slovène?). :-)
a écrit le 27/12/2012 à 20:40 :
les grecs, tous les deux mois, ils ont besoins de 30 milliards... va bien falloir se poser les bonnes questions un jour ! forcement, un pays ou le graal c'est etre fonctionnaire ' paye par l'argent delors', et que les premiers ministres socialistes donnent des lecons de morale jusqu'a ce que leur mere soit sur la liste des exiles ....

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