Pierre Moscovici : "il n'y a jamais eu de candidature française" à la présidence de l'Eurogroupe

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Le ministre Français de l'Economie et des Finances l'a confirmé: Jeroen Djisselbloem, son homologue néerlandais, devrait être nommé à la tête de l'Eurogroupe ce lundi. Pierre Moscovici, qui nie toute candidature française, l'appelle à marcher dans les pas de son prédecesseur, Jean-Claude Juncker.

Bercy accueille plutôt froidement la nomination du néerlandais Jeroen Djissebloem à la tête de l'Eurogroupe. Le ministre des Finances des Pays-Bas devrait être désigné ce lundi à l'issue de la réunion de ses homologues présidée jusqu'à présent par Jean-Claude Juncker. Pierre Moscovici, le ministre français de l'Economie a confirmé le "consensus" réuni autour de cette nomination lors d'une émission de RFI-TV5-Le Monde dimanche. L'occasion pour Pierre Moscovici d'émettre une mise en garde: "Ce que j'attends, c'est qu'on garde une vision inspirée, qu'on n'ait pas une vision restrictive, que ce ne soit pas une Europe triple A ou une Europe du nord contre une Europe du sud". Le fait que les Pays-Bas aient toujours leur "Triple A" aurait présidé, entre autres, au choix de ce Néerlandais peu connu et qui n'a obtenu son portefeuille de ministre qu'en novembre.

>> Trois choses à savoir sur Jeroen Dijsselbloem, favori à la présidence de l'Eurogroupe

"Une tâche extraordinairement lourde"

Une semaine plus tôt, déjà, Pierre Moscovici n'avait pas caché son agacement lorsque le nom de Jeroen Djisselbloem a été confirmé de manière informelle. Et si, pendant un temps, c'était le sien qui avait été proposé, là aussi de façon très informelle, le ministre français a nié toute candidature française. "C'est une tâche extraordinairement lourde et je pense qu'elle doit vraiment être faite complètement", a-t-il commenté.

"Il ne s'agit pas  (...) de se méfier de M. Dijsselboem"

Quant au futur chef de file de l'Eurogroupe, son homologue l'a prévenu:  "la moindre des choses (c'est) qu'il nous dise ce qu'il veut, ce qu'il pense". A cet égard, Pierre Moscovici a cité trois dossiers: l'union bancaire, la croissance, et "l'intégrité" de la zone euro. Plus diplomate, il a également affirmé qu'il "ne s'agit pas de donner un chèque en blanc ni de se méfier de M. Dijsselbloem qui d'ailleurs est un social-démocrate avec lequel je me sens assez en phase"."Je pense qu'il faut rester dans la continuité de ce qu'a fait Jean-Claude Juncker", a-t-il ajouté.

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Commentaires
a écrit le 22/01/2013 à 3:14 :
meme pas mal!
a écrit le 21/01/2013 à 15:53 :
Bine sur que non la simple évocation d'une candidature par Hollande fut reçue par une volé de bois vert.
a écrit le 21/01/2013 à 14:44 :
La je suis bien content que le nouvel homme qui va s occuper des finances soit un néérlandais car c'est le seul pays qui pouvait avoir ce fauteuil et que je ne voyai pas le français en pleine crise prendre cette tache et qui d autre part c'est aussi le seul avec les allemands d avoir gardé les AAA et c'est cela que les pays ont préfèrent plutot qu un français et on peut dire que nous avons bien faits de ne pas le présenter.malgré l agacement de MOSCOVICI.
a écrit le 21/01/2013 à 12:56 :
Il n'est pas étonnant que tout aille mal en Europe, Lagarde au FMI, Dragi vous savez l'italien à la BCE, maintenant les Français veulent encore l'eurogroupe, comme si ce n'était pas suffisant d'avoir autant de suppôt de satan !
a écrit le 21/01/2013 à 11:35 :
Mr Dijsselbloem sera donc nommé à la tête de l'Eurogroupe. Mais nous savons que l''émotivité est un sujet fréquemment abordé dès que l'on parle de connaissance de soi : gestion des émotions etc. Nous avons eu l'honneur, nous français et autres européens, de prendre connaissance que Mr Moscovici a été agacé.
a écrit le 21/01/2013 à 10:06 :
À mon avis. Les experts savent que le président de l'Eurogroupe ne sert à rien. C'est pourquoi les nominations depuis quelques années ne sont acceptées que par des subalternes très bien payés en conséquence.
Là, nos énarques français montrent qu'ils sont malins ou fourbes, c'est selon, de ne pas accepter ce poste.
a écrit le 21/01/2013 à 9:36 :
mais no ! notre ministre il avait dans la tete la candidature de DSK. Le seul problème qui
se posait c'etait la manque des partouziens à Bruxelles.
Réponse de le 21/01/2013 à 11:55 :
+1 !
Réponse de le 21/01/2013 à 14:33 :
Dodo , pas Dédé , !!! Au lit quoi !!
a écrit le 21/01/2013 à 9:20 :
Eh, moscovite ! tu veux envoyer qui ? Montebourde !
a écrit le 21/01/2013 à 8:59 :
"le ministre français a nié toute candidature française"...
Seraient-ce les meme qui ont niés et dans l'ordre; la crise, le probleme de competitivité des entreprises et du cout du travail, et tant d'autres et qui ces jours-ci nient meme aussi la barbarie de l'intervention de l'armée Algerienne.
Au Royaume des menteurs, les politiques sont roi !
a écrit le 21/01/2013 à 8:59 :
alors pourquoi tout ce foin ! c'est vraiment un pet dans l'eau alors
a écrit le 21/01/2013 à 8:33 :
..et c'est le Ministre des Finances qui dit ça!
a écrit le 21/01/2013 à 8:07 :
tonton pinocchio, raconte moi encore une histoire s'il te plait

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