Le Portugal doit rassurer ses créanciers, en mission à Lisbonne

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Les créanciers du Portugal entament lundi l'examen des nouvelles mesures d'austérité concoctées par le gouvernement pour respecter ses engagements de réduction des déficits, après s'être vu sanctionner pour excès de rigueur par la Cour constitutionnelle.

Lisbonne à la loupe. Les créanciers du Portugal entament ce lundi l'examen des nouvelles mesures d'austérité concoctées par le gouvernement pour respecter ses engagements de réduction des déficits, après s'être vu sanctionner pour excès de rigueur par la Cour constitutionnelle. La "troïka" (UE-FMI-BCE) représentant les bailleurs de fonds effectue ainsi une visite supplémentaire à Lisbonne avant une évaluation régulière prévue en mai.

Cette mission, dite "intermédiaire", est apparue indispensable après le rejet par la Cour constitutionnelle de plusieurs mesures d'austérité inscrites au budget de l'Etat pour 2013, qui a privé le gouvernement d'économies évaluées à 1,3 milliard d'euros, un montant qui correspond à environ 0,8% du PIB. Le Premier ministre de centre-droit, Pedro Passos Coelho, a toutefois rapidement réaffirmé qu'il ne renoncerait pas à l'austérité tout en s'engageant à diminuer cette année les dépenses publiques d'environ 1,2 milliard d'euros. Pedro Passos Coelho a ainsi prévu de réduire de 600 millions d'euros les budgets de fonctionnement de tous les ministères et de restreindre d'un montant équivalent les dépenses dans les secteurs de la santé, de l'éducation, celles de la sécurité sociale et des entreprises publiques.

Une nouvelle tranche d'aide dans la balance

Dans une lettre adressée à la "troïka" avant sa visite, le Premier ministre, selon l'agence Lusa, a détaillé certaines mesures proposant en particulier une grille de salaires unique entre le secteur privé et public et un rapprochement des systèmes de retraite. Par le biais d'une réforme de l'Etat, le gouvernement entend également réduire les dépenses publiques de 4 milliards d'euros d'ici 2015.

L'approbation des nouvelles mesures par la "troïka" est d'autant plus importante qu'elle est la condition pour l'attribution d'une nouvelle tranche d'aide de 2 milliards d'euros dans le cadre du plan de sauvetage de 78 milliards d'euros dont Lisbonne bénéficie depuis mai 2011. L'accord définitif de l'Eurogroupe pour un allongement de sept ans des délais de remboursement des prêts accordés au Portugal en dépend aussi.

 

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