BCE : une baisse des taux, pour quoi faire ?

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La BCE va sans doute assouplir sa politique monétaire ce jeudi. Un geste peu utile sur le plan économique, et qui sera surtout une décision politique.

 Ce jeudi, lors de la conférence de presse mensuelle de la BCE qui se tiendra exceptionnellement à Bratislava, tous les regards se porteront sur la décision sur les taux des grands argentiers de la zone euro. Tenue pour acquise voici encore une semaine, la baisse du taux directeur de 25 points de base (0,25 point de pourcentage) à 0,5 % est désormais un peu moins certaine. Il est vrai qu'en fin de semaine, le membre allemand du directoire Jörg Asmussen et surtout Angela Merkel ont mis en doute l'intérêt de cette baisse des taux. La chancelière a même exprimé ouvertement sa préférence pour un resserrement monétaire. Néanmoins, la plupart des observateurs tablent pour une baisse des taux ce 2 mai. Mais, concrètement, à quoi servira cet assouplissement monétaire ?

Un mouvement logique sur le plan théorique

La réponse qui sera sans doute apportée par Mario Draghi sera simple et intuitive. La zone euro est en récession, les signes de reprise sont faibles. Parallèlement, l'inflation s'éloigne un peu plus chaque mois de l'objectif de la BCE, un taux « inférieur, mais proche de 2 % » et, dans certains pays, la déflation menace. Ce mardi, le taux d'inflation des 17 pays qui partagent l'euro a reculé à seulement 1,2 %, son plus bas niveau depuis trois ans, tandis que le chômage atteignait 12,1 % de la population active, là aussi du jamais vu depuis 2010. Dans ces conditions, rien de plus logique pour la BCE que d'assouplir sa politique monétaire pour favoriser la diffusion du crédit, tenter de relancer la croissance et relever les anticipations d'inflation.

Une baisse inutile ?

Voici pour la théorie. Mais voilà. Comme le résume justement Bruno Cavalier, économiste chez Oddo, « personne ne croit que la baisse des taux est de nature à relancer le crédit. » En réalité, le niveau actuel des taux de la BCE est déjà fort peu élevé. Entre juillet 2011 et juillet 2012, la BCE a réduit de moitié son taux directeur. Le taux de dépôt au jour le jour auprès de la BCE est de 0 %, ce qui évidemment devrait inciter les banques à ne pas déposer leurs fonds auprès de la banque centrale et donc les inciter, en conséquence, à prêter à l'économie.

Les banques ne sont pas davantage bridées par les taux du marché interbancaires. Lundi, le taux Eonia au jour le jour sur ce marché était de 0,085 %. A 12 mois, ce taux n'est que de 0,513 %. Autrement dit, il n'y a en zone euro aucun problème de coût de refinancement des banques.

La baisse des taux aura certes pour effet d'alléger le coût pour les banques du programme de prêt à long terme mis en place fin 2011 et début 2012 par la BCE, le LTRO. Mais l'effet sera extrêmement réduit. Là encore, Bruno Cavalier estime à 1,8 milliard par an l'économie qui sera réalisée par l'ensemble des banques européennes. Une somme qui, évidemment, n'est pas de nature à modifier sensiblement la situation conjoncturelle de la zone euro.

Un effet faible sur l'euro

Dernier effet : la baisse de l'euro. Une baisse du loyer de l'argent devrait mécaniquement conduire à un affaiblissement de la monnaie unique, ce qui sera une bonne nouvelle pour la compétitivité des entreprises de la région. Mais l'effet devrait faire long feu. D'abord, les marchés ont anticipé cette baisse de 25 points de base et l'euro est resté quasi stable depuis le début du mois. L'effet d'annonce pourrait peser sur la monnaie unique, mais de façon temporaire seulement. D'autant que l'assouplissement monétaire est mesuré.

Enfin, le contexte international n'est guère favorable à une telle stratégie. Certes, avec un taux de 0,5 %, la BCE pratiquera désormais le même taux que la Banque d'Angleterre. Mais cette dernière expérimente depuis longtemps des mesures non conventionnelles bien plus ambitieuses que l'institution de Francfort. Elle vient, du reste, d'élargir son programme de soutien aux crédits aux PME. Sans parler des cas américain ou japonais où l'on pratique des taux zéros depuis longtemps et où l'on imprime massivement de la monnaie. Une baisse d'un quart de point du taux directeur risque donc, au final, de ne guère affaiblir l'euro.

Le n?ud de l'offre de crédit

Le problème de la zone euro est d'une autre nature. Les banques ont réduit leur offre de crédit pour deux raisons. La première, c'est la baisse de la demande qui s'explique par le ralentissement économique lui-même. Pour que les entreprises redemandent des fonds, elles doivent disposer de perspectives de croissance. La situation actuelle en offre peu. L'Europe va poursuivre sa politique de désendettement public, de dévaluations internes et les perspectives de rebond de la demande externe, notamment asiatique, semblent bien peu solides. Il n'est donc pas certain qu'un assouplissement du taux de la BCE change quoi que ce soit de ce point de vue.

La deuxième raison de cette atonie de la demande de crédit, c'est que les banques redoutent le risque de crédit en raison de la récession et des contraintes réglementaires plus lourdes. Ce problème est particulièrement lourd dans les pays périphériques de la zone euro.

Le « nein » allemand aux mesures non conventionnelles

Pour agir sur cette situation, deux moyens sont nécessaires : redonner confiance en l'économie de la zone euro et agir directement pour soutenir le crédit aux PME. Beaucoup d'économistes ont ainsi préconisé, comme l'économiste de Deutsche Bank Gilles Moec, un programme de rachat direct de crédits de PME de pays périphériques. L'ennui, c'est qu'aujourd'hui, l'Allemagne ne veut ni de l'un, ni de l'autre moyen de relancer l'économie européenne. En refusant de revenir sur la stratégie de dévaluations internes, en mettant la pression sur des pays comme la France, Berlin contribue bien peu à redonner la confiance nécessaire à court terme à une reprise des dépenses.

De même, le gouvernement allemand et la Bundesbank semblent refuser désormais toute mesure non conventionnelle. En faisant publier dans le Handelsblatt de ce vendredi un rapport très critique sur ces mesures non conventionnelles, la Bundesbank a envoyé un message clair : elle n'est pas disposé à accepter de nouvelles mesures qui mettraient en danger le bilan de l'Eurosystème et conduirait à une création monétaire importante. D'autant que soutenir la conjoncture des pays périphériques pourrait entraver le processus de dévaluation interne jugé nécessaire par l'Allemagne en incitant ces Etats à ralentir leurs baisses de dépenses publiques et leurs réformes.

la BCE coincée

La BCE en est donc réduite à ne pouvoir que baisser ses taux, puisque la Bundesbank, voici un peu plus d'une semaine a, indirectement, donné son feu vert à un tel mouvement, ce qui a été le point de départ des spéculations sur le sujet. Mario Dragi espérant que le message serait suffisant pour redonner un peu de confiance aux agents économiques de la zone euro. Cette baisse des taux est donc avant tout politique que financièr et en dit surtout long sur la situation difficile où se trouve la banque centrale, coincée entre les impératifs de la situation économiques et les exigences allemandes.

Une baisse des taux risquée ?

Le risque, c'est cependant que cette baisse des taux soit finalement plus négative que positive. Et elle peut l'être de deux façons. D'abord, par une fragmentation accrue du marché du crédit entre un nord où cette baisse sera transmise à l'économie (et où, en passant, elle pourra alimenter des « bulles » pas forcément productive comme le marché immobilier allemand) et un sud qui restera privé de crédits. La gestion de la zone euro en serait alors encore plus difficile.

Ensuite, en envoyant le message qu'elle agit pour la relance, la BCE pourrait donner « un prétexte à l'inaction » aux gouvernements, comme le souligne Bruno Cavalier. Ces derniers pourraient y trouver une raison de ne rien faire, alors qu'il faut agir vite. C'est du reste pour cela que Jörg Asmussen et Benoît Coeuré, deux membres du directoire de la BCE, ont, la semaine dernière, insisté sur le fait que la BCE « ne pouvait pas tout. » Mais alors qui peut agir en zone euro ?

 

>> Pour aller plus loin, retrouvez la cotation et la valeur des taux de la BCE

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Commentaires
a écrit le 02/05/2013 à 15:11 :
Une baisse des taux va se traduire par une baisse de la rémunération des dépôts, mais pas par une baisse des taux de prêt des banques. Ce sera donc pour les banques une hausse de leurs marges. C'est aux entreprises que la BCE devrait faire bénéficier de la baisse des taux, pas aux banques !!!
a écrit le 02/05/2013 à 14:37 :
C'est risible ! On dirait le raisonnement d'un junkie en manque de sa substance : allez encore un dernier pour la route...Nos amis banquiers veulent continuer à jouer, Mario les arrose, une dernière fois (ça va être dur de faire moins...) Ils ont été nourris aux bonus pendant 10 ans et sont devenus totalement accrocs. Un peu comme des gamins pour qui on sonnerait la fin de la récré.
Aujourd'hui, en ces temps de déflation, nos amis banquiers incapables de faire fructifier le pognon ne servent plus à rien ! Au mieux, ils serviront de vulgaires agents de sécurité, postés devant des coffres dans lesquels ils ne pourront plus se servir !
Ainsi va la vie, quand la croissance existe, chacun à droit à sa part du gateau...mais quand arrive la décroissance, c'est chacun pour soi. J'aimerais d'ailleurs qu'on entende tous ces traders, grands spécialistes de la finance : vont-ils rembourser les sommes honteuseument accaparées pendant les années fastes ?

Bref c'est la fin d'une époque pour les banques : la BCE tente un dernier barroud d'honneur pour les sauver mais les jeux sont faits.
a écrit le 02/05/2013 à 12:49 :
votre reportage est très bien construit , la baisse des taux ne servira a rien , elle renforcera la colère au sud de l'Europe avec en prime la germanophobie , mais aussi elle etouffe les états qui sont entre les deux crises comme la france , enfin le plus dramatique c'est l'impuissance totale de l'Europe elle meme a sortir de ce cercle vicieux qui est a noter , BCE en tete , c'est sidérant .. ce système ne marche plus , si les USA ou la chine avaient les memes dispositif que l'UE ils seraient dans le meme bourbier , pas de quoi inciter non plus d'autres états européens périphériques a intégrer cette union qui ressemble a une auberge espagnole , que la Fed baisse ses taux c'est normal les états unis sont toujours convalescents de la crise , mais l'UE a des disparités énorme entre le sud et le nord , d'ou quelque part l'erreur de l'euro de ne pas comprendre que l'Europe marche en deux temps et non en Un , cela va malheureusement mal finir ..
a écrit le 02/05/2013 à 12:27 :
Pourquoi la loi autorise l'État a le droit d'emprunter ? Pourquoi il a besoin cette somme d'argents ? On réalise un projet quand on a ce budget. Il ne faut pas dépenser d'argent du futur imprévisible . L'État faisait à l'envers, c'est ainsi qu'il y a la déficit et des élus avoir une vie luxueuse. Nous, des contribuables payons à tous ces conneries.
Réponse de le 02/05/2013 à 18:04 :
J'ai rien comprire
a écrit le 02/05/2013 à 12:04 :
Effectivement une baisse de 25 points de base du taux ne servira à rien. Il semble qu'on demande à la BCE de corriger les erreurs de construction de cet euro. En plus des (nombreuses) erreurs de gestion des politiques dont le courage n'est clairement pas la première qualité.
Mission impossible. Sans point d'interrogation.
a écrit le 02/05/2013 à 12:01 :
Sur une naïveté de l'article : < les banques redoutent le risque de crédit et des contraintes réglementaires plus lourdes > C'est mariole au possible. Quand l'intermédiation bancaire est devenue de moins en moins rentable , depuis trois décennies déjà, du fait justement des politiques de taux, les banques ont transformé leur compte d'exploitation en faisant payer des services, notamment par l'externalisation du risque. Les banques, au motif de leur expertise exclusive, montent des financements risqués, hors de leur bilan, en les mettant sur les marchés de fonds et autres véhicules voisins. C'est le déposant, qui, à l'insu de son plein gré, porte le risque, trafiqué, découpé, amalgamé avec du virtuel ou du toxique, au travers des fonds, opcvm, actifs d'assurance-vie. La culture de banque est, depuis assez longtemps, une prestation de services commerciale, sans risque, la titrisation transférant le problème au fameux Marché. La réglementation que pourraient craindre les banques est plutôt dans les contraintes d'Etats aux abois à force d'avoir emprunté sans relâche, dont pour leur avancer des liquidités que leurs réseaux financiers contrôlent par ceux qu'on appelle les investisseurs, qui s'abreuvent en retour en "titres souverains", y compris d'états de moins en moins souverains. Les états, commanditaires de ce système de mistigri tournant en rond, se tiennent nécessairement par la barbichette avec les banques pour que ça dure sans s'écrouler en faisant surgir l'abîme des pertes à combler. Les banques redoutent les états comme les états redoutent les banques, pour finir sur le propos de l'article.
a écrit le 02/05/2013 à 11:23 :
Pour quoi faire ? Comme si on ne le savait pas depuis que ça dure ! Ladite logique théorique n'est qu'une mauvaise blague. Pareille politique des taux est d'ailleurs à l'affiche même : un abondement de liquidités pour approvisionner le "moulin" des casinos boursiers ; une affaire de contreparties à toujours trouver pour faire tourner un manège vertigineux de vitesse et de volume. On a même trouvé un tas de trucs, comme les émissions de liquidités stérilisées ou des taux d'emprunts à court terme négatifs! Ya toujours une théorie pour expliquer l'insensé. A la BCE, l'on a des démangeaisons de jalousie en voyant faire les autres banques centrales, dont la FED avec sa gentille expression de quantitative easy au destin déclaré éternisé. L'économie est hors-jeu dans l'affaire, d'autant que la liquidité a tué la solvabilité depuis longtemps déjà. Les volumes phénoménaux en trillions d'actifs pourris ou virtuels que s'échangent les opérateurs des casinos prospèrent de concert puisque les créanciers qui les détiennent ne veulent pas prendre leurs pertes ; sauf quelques volontaires privés désignés d'office au sacrifice en Grèce, par exemple. Le sac de noeuds de l'offre de crédit est tout simplement dans la difficulté à continuer masqués dans l'inondation en liquidités des casinos financiers, tout en contraignant les bons peuples aux sacrifices, comptablement nécessaires pour en absorber le trop plein. Pour quoi faire une baisse des taux ? pour ça.
a écrit le 02/05/2013 à 10:17 :
Tout cela pour arriver a une paralysie complète de l'économie en zone euro et la création d'un immense "poubelle" que l'on appelle l'Europe où se déverse les "invendues" du monde! C'est ce que l'on appelle la plus grande région économique du globe?
a écrit le 02/05/2013 à 9:53 :
Désolé de faire encore et toujours du mauvais esprit mais : a) en dessous de 1%, remonter ou abaisser de 0,25 le taux d'intervention n'a vraisemblablement aucun impact sur l'économie, et toute cette prise de tête montre à quel point la BCE est dans une impasse , b) le sempiternel couplet sur l'Allemagne source de tous les maux de l'Europe n'aide pas, et pas grand monde ne croit dans cette thèse de toutes façons : on sait très bien que si l'Allemagne s'en sort mieux que nous, c'est parce que son économie est mieux gérée par des politiciens courageux, et que c'est loin d'être le cas chez nous. Punto final.
a écrit le 02/05/2013 à 9:37 :
si je comprends bien une banque achète l'argent avec un taux de 0,513 l'an et la revends à l'état Français à 1,7 % il me semble soit une marge de 231 % garantie par l'état français (nous ) pourquoi la banque de france n'achéte t'elle pas au taux de 0,513
Réponse de le 02/05/2013 à 10:09 :
Loi pompidou giscard de 1973 reprise dans les traités européens. Loi qui obligeait la France à emprunter aux banques privées plutôt qu'à la banque de France. Comme par hasard, les déficits ont démarré en 74 et sur les 1800 milliards de dettes que nous avons, 1500 correspondent aux intérêts cumulés payés aux marchés financiers. 1973 a été pour la France le début de la fin. Pompidou (ancien de Rotschild) a vendu la France aux banquiers dans l'anonymat le plus total.
Réponse de le 02/05/2013 à 11:06 :
Le problème est que la gauche est tout a fait d accord avec la droite pour cet état de fait !!
Je vote contre l Europe et me suis inscrit au http://www.u-p-r.fr/ mais a voir avec le temps si ce mouvement tiens ses promesses.....(pas comme la gauche je veux dire .....) ..Espoir espoir...mais dans un avenir sans beaucoup de ressources; j ai envie d?être plus français que clown d'une Europe de voleurs banksters....
Réponse de le 02/05/2013 à 11:10 :
N'importe quoi....qu'est ce qu'il ne faut pas lire quand même...vous mélangez beaucoup de choses, des maturités, des types de produits etc.
Je confirme : vous ne comprenez pas bien.

En plus de quelle garantie de l'état parlez vous????
a écrit le 02/05/2013 à 9:35 :
On appelle ce dirigeant : draghi ; une grande gueule quçi parle qui promet ...parole parole
et au final une petite baisse des taux ... Ridicule On nous prend pour des ..ce que vous savez..
a écrit le 02/05/2013 à 8:59 :
Cela servira à augmenter les marges des banquiers.
a écrit le 02/05/2013 à 8:54 :
hélas on ne fait pas boire un ane qui n'a pas soif............. ensuite cette baisse des taux est capturée par le systèmes bancaires je viens de recevoir des propositions de prets révolving a 17 % le taux des découverts bancaires privés est de 17 % il y a aussi des propositions de pret a 3.5 4 % mais que faire ? et biensur les prets pour l'immobilier eux sont assez bas (presque 3 %) mais en face il faur avoir des rentrées et de la sécurité dans son emploi...
Réponse de le 02/05/2013 à 12:54 :
Exact et en plus si vous etes épargnant on vous propose du 1,75% , ridicule quand les banques elles vous essorent quand vous etes leurs débiteurs .. C'est encourant et révoltant quand ce n'est pas non plus la fiscalitée bancaire ou le petit épargnant se voit rogner ses intérêts quand le mega millionnaire lui qui paie la meme fiscalitée rigole car vu ce qu'il perd c'est pour lui ridicule ..Autrement dit plus t'es riche plus tu gagne , plus t'es petit plus tu paie la casse ..
a écrit le 02/05/2013 à 8:24 :
Nos technocrates totalitaires arriveront-ils à comprendre que s'ils veulent "sauver l'Euro", ils devraient .. l'utiliser par exemple comme monnaie étalon d'une zone monétaire et redonner aux Etats leurs monnaies indépendantes?
Contraire au dogme, donc ca risque de se finir à coup de battes de base-ball.
a écrit le 02/05/2013 à 8:17 :
L'image des fameux hélicos de Bernanke, c'était une image pour signifier de passer l'émission monétaire directement par la population sans passer par les banques, en 2006, il avait déjà anticipé( il était le grand spécialiste de 1929) tout ce qui allait se passer ensuite, et pourtant ne le fera pas sous pression des banquiers qui voulaient préserver leurs bonus indécents même si les sdfs se multipliaient. Les banques ne prêtent pas, l'argent va directement alimenter la sphère financière ou va dans les paradis fiscaux. La gestion du haut vers le bas( top-down) a montré ses limites, il faut maintenant user de l'opposé, du bas vers le haut( bottom-up) en relançant directement la consommation et l'inflation à partir du consommateur et des petites entreprises.
a écrit le 02/05/2013 à 7:59 :
Dans l'article "En refusant de revenir sur la stratégie de dévaluations internes, en mettant la pression sur des pays comme la France, Berlin contribue bien peu à redonner la confiance nécessaire à court terme à une reprise des dépenses." ---
Elle n'est pas c.. la Merkel, la situation actuelle convient et profite parfaitement à l'Allemagne.
Nous d'abord, les autres on s'en fout.
Réponse de le 02/05/2013 à 8:26 :
tout à fait, elle imite désormais la France. Voir A. Montebourg: Yahoo - dailymotion. La politique d'inflation que pratique les USA depuis un moment, manifestement ne fonctionne pas. Alors?
Réponse de le 02/05/2013 à 9:47 :
@ Jeder.... Pouvez-vous nous dire ce que devrait faire l'Allemagne selon vous ?
Réponse de le 02/05/2013 à 10:16 :
Peut être consommer un peu plus pour tirer la croissance des autres....Et elle peut le faire sans s'endetter, un vrai luxe!
Mais elle va le faire que Merkel le veuille ou non. De plus en plus de salariés allemands demandent des hausses de salaires après des années d'efforts pour leur compétitivité. Et c'est une très bonne nouvelle pour nous!
Réponse de le 02/05/2013 à 10:27 :
Continuer!
a écrit le 02/05/2013 à 7:22 :
Ça sert à rien .

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