La social-démocratie, un mythe bien français

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Alors que François Hollande va fêter les 150 ans du SPD à Leipzig, il rechigne encore à s'avouer social-démocrate, malgré les sollicitations des analystes politiques. Pourtant, une telle « conversion sémantique » serait loin d'être la panacée.

C?était inévitable. A peine le micro fut-il tendu aux représentants des médias lors de la conférence de presse de François Hollande le 16 mai que « la » question tombe. « Etes-vous social-démocrate ? » Réponse un peu gênée du président français : « Je suis un socialiste qui veut faire avancer la France. » Et les commentateurs de gloser sur ce refus du président d?enfin s?assumer « moderne. » Cette scène est un grand classique de la vie politique française. Le terme de « social-démocratie » est le piège classique de l?intervieweur chevronné hexagonal face au centre-gauche, tandis qu?il est le fameux sein que le Tartuffe socialiste français ne veut pas voir.

Une injure pour la gauche ?

Pourtant, ce jeudi, François Hollande et Harlem Désir, le patron du PS, iront fêter avec Angela Merkel à Leipzig les 150 ans du parti social-démocrate allemand, le SPD. Là encore, le président français a montré un peu de gêne et a dû se justifier en affirmant que le SPD est « un grand parti. » Comme si, en France, le terme de « social-démocrate » relevait de l?injure pour la gauche. Ce dont jouent évidemment les commentateurs. Mais, en réalité, tout ceci ressemble à un débat vain et creux. A deux niveaux au moins. D?abord, parce qu?il semble inutile sur le plan théorique. Ensuite, parce qu?il n?a plus de sens dans la situation actuelle.

Le PS a fait son aggiornamento idéologique

Sur le plan théorique, d?abord. Le Parti socialiste a désormais abandonné toute référence au marxisme. Dans sa déclaration de principe qui fait partie de ses statuts, le PS s?affirme ouvertement comme un « parti réformiste » (article 14) qui veut changer « la vie et la société par la loi et le contrat. » Et s?il « porte une critique historique du capitalisme » (article 6), il se veut partisan « d?une économie sociale de marché » et d?un « secteur privé dynamique. » Une notion créée, rappelons par un chrétien-démocrate allemand, Ludwig Erhard, mais qui figure au c?ur du programme de Hambourg du SPD de 2007, le dernier en date (chapitres 26 à 29).


Certes, le SPD va un peu plus loin en proclamant que « l?économique ne doit pas être soumis au politique » (article 4), mais il prévient également que le « marché a besoin d?un cadre politique » (article 28), ce qui fait écho à « l?économie de marché régulée par la puissance publique » des principes du PS. Du reste, les deux partis posent les mêmes limites au marché. Le PS affirme « que certains biens et services ne doivent pas relever du fonctionnement du marché quand ils concernent les droits essentiels », tandis que le SPD proclame que le « politique doit s?assurer que ce qui n?est pas une marchandise ne le devienne pas : le droit, la sécurité, la santé, la culture, l?environnement. »

Des divergences terminologiques

Au final, les différences entre les programmes des deux partis sont surtout terminologiques. Le SPD assume mieux les termes de « marché » et « d?entreprise » que le PS. Mais la différence est surtout une différence de forme, pas réellement de fond. Elle est en grande partie liée à l?histoire. Le SPD a lutté de front contre les Communistes, entre les deux guerres, puis lorsque l?Allemagne était divisée en deux. Il n?a pas eu, comme feu la SFIO ou le PS, affaire avec un parti communiste fort jusqu?au milieu des années 1980.

La preuve par l?exemple

Par ailleurs, le PS a, depuis 1983 et le « grand tournant de la rigueur », fait la preuve de sa capacité à réaliser une politique de l?offre. Sa politique économique s?est fortement « recentrée » depuis cette date. Ce sont ainsi les gouvernements PS qui ont mené la grande libéralisation des marchés financiers dans les années 1980. Depuis le fameux « ni, ni » (ni privatisations, ni nationalisations » de François Mitterrand en 1988, les nationalisations ne font plus partie depuis longtemps de la méthode PS, même si parfois, certains de ses dirigeants peuvent l?évoquer. Le gouvernement Jospin a pratiqué des privatisations partielles, et celui de Jean-Marc Ayrault l?évoque également. On notera également qu?un mouvement « révolutionnaire » ne pourrait guère faire voter le « crédit impôt compétitivité emploi » qui prévoit de distribuer 20 milliards d?euros aux entreprises ou de défendre l?idée d?une maîtrise des dépenses. Certes, le PS n?a pas fait un « agenda 2010 » comme l?a fait Gerhard Schröder. Mais ses adversaires conservateurs l?ont-ils fait davantage ? En réalité, la différence entre le PS et le SPD relèvent moins de la nuance théorique et pratique que des différences culturelles propres aux réalités françaises et allemandes. Appeler le PS « parti social-démocrate » ne changerait vraisemblablement rien à cela.

Le réformisme européen : un succès ?

Reste une question. Si le PS recentrait son discours comme semblent le souhaiter les observateurs politiques français, serait-il plus fort ? Rien n?est moins sûr. En réalité, ce que ces fins analystes semblent ignorer, c?est que la social-démocratie européenne est en crise profonde. Le réformisme est en déroute un peu partout.

La défaite du PD italien

En Italie, les ex-communistes ont tellement voulu apparaître comme centristes qu?ils ont supprimé d?abord le terme « social », puis le terme « gauche » dans leur dénomination pour ne devenir que le « parti démocrate. » Mais, électoralement, ils ne parviennent plus à apparaître comme une alternative. Leur discours est inaudible. Lors des élections de février 2013, le PD est certes arrivé en tête, mais il a en réalité subi une défaite cinglante au profit du « Mouvement 5 Etoiles. » Aujourd?hui, le PD est à nouveau dépassé par la droite berlusconienne dans les sondages.

Les difficultés scandinaves

Dans les pays scandinaves, longtemps considérés comme des modèles de social-démocraties, ce sont les partis conservateurs libéraux qui ont le vent en poupe. Au Danemark, les Sociaux-démocrates sont arrivés au pouvoir en 2011 en enregistrant un plus bas historique et ils ont dû s?allier à leurs dissidents de gauche. Les sondages leur sont très défavorables. En Suède, les Sociaux-démocrates sont exclus du pouvoir depuis 2006 et ont atteint en 2010 leur plus faible score depuis 1914, menaçant de passer sous les 30 %. Même situation en Finlande, où les Sociaux-démocrates sont passés pour la première fois de l?histoire politique du pays sous les 20 %. Aux Pays-Bas, les travaillistes ont connu une embellie lors des élections de 2012, mais ils sont fort éloignés, à moins de 25 %, de leurs niveaux des années 1980.

Enfin, en Espagne, le PSOE est menacée de passer sous les 20 %, tandis que le PASOK grec est désormais un parti de deuxième rideau. Partout, les partis sociaux-démocrates sont menacés à leur droite par les partis populistes anti-européens (Démocrates Suédois, Vrais Finlandais, Parti de la Liberté néerlandais, Parti populaire au Danemark) ou sur leur gauche par des partis plus radicaux (Liste d?Union au Danemark, Gauche socialiste en Suède, Parti socialiste néerlandais). Globalement, le recentrage des partis sociaux-démocrates a surtout profité aux partis de droite qui ont pu se présenter comme plus authentiques que ces « nouveaux convertis » au libéralisme.

La déroute du SPD

Nul exemple n?est plus frappant de ce point de vue que celui du SPD. Depuis le « recentrage » de Gerhard Schröder, le parti a perdu une grande partie de son appui populaire. En 1998, il avait réuni 40,9 % des voix. En 2009, il n?en a recueilli que 23 %. Cette érosion considérable s?explique en partie par les réformes Schröder qui ont éloigné vers Die Linke (le parti de gauche d?Oscar Lafontaine) ou vers l?abstention (qui a progressé de plus de 12 points sur la même période) une partie de son électorat. Mais l?électorat centriste qui avait pu voter Schröder par lassitude pour Helmuth Kohl en 1998 ou par crainte du très conservateur Stoiber en 2002 est désormais séduit par la modérée Angela Merkel et n?envisage plus guère de se tourner vers un parti dont l?image vieillit considérablement. Les Jeunes de centre-gauche préfèrent désormais largement les Verts au SPD. Résultat : le SPD ne parvient pas à décoller, il est donné par le dernier sondage Forsa publié ce mercredi à 26 % contre 41 % à la CDU.

Bateau ivre de la politique allemande, le SPD, dont les commentateurs français font tant l?éloge tente de « gauchiser » un peu son discours, s?inspirant notamment de son voisin français, ce qui n?est pas le moindre des paradoxes. Mais dans une Allemagne très peu sensible à ce type de discours et qui regarde l?expérience Hollande avec un brin de mépris, les gains de ce mouvement stratégique sont faibles, voire inexistants. Les chances du SPD lors de l?élection fédérale du 22 septembre prochain sont donc très faibles. Tout juste peut-il espérer un blocage parlementaire qui lui ferait entrer en tant que partenaire minoritaire dans une « grande coalition » avec la CDU.

On voit donc combien la « social-démocratie » est loin d'être la panacée universelle que présentent les analystes politiques français. Du reste, une grande partie des difficultés actuelles du PS sont assez communes à ceux des autres partis sociaux-démocrates européens.

 

 Lire également : le SPD : 150 ans de réformisme allemand

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Commentaires
a écrit le 23/05/2013 à 18:20 :
Hollande est socialiste en France, social-démocrate à Leipzig, libéral à la City de Londres, mercantiliste en Chine et gaullien au Mali.
a écrit le 23/05/2013 à 12:36 :
Quel démocrate cherche à être populaire en : 1. faisant la guerre, 2. démontrant sa force militaire 3. renforçant ses services secrets et sa police sous prétexte de lutte antiterroriste.
Il y a eu GW Bush, il y a aujourd'hui F Hollande. 1. guerre du Mali 2. lancement d'un missile M51 3. renforcement de la DCRI (direction centrale du renseignement Intérieur).
Réponse de le 23/05/2013 à 13:57 :
Votre pseudo est parfait.
Commentaire complètement démago.
Réponse de le 23/05/2013 à 15:07 :
Marrant de dénnoncer les seules choses à peu près valables de ce mandat à savoir intervenir au Mali car personne n'y serait allé et qu'il était urgent de déminer une situation extrêmement dangereuse à terme. Renforcer la DCRI afin de lutter plus efficacement contre l'implantation terroriste sur le territoire national. On pourrait parler de votre adresse IP plutôt ça a l'air plus intéressant..
a écrit le 23/05/2013 à 12:19 :
Sarkozy et Chirac ont bien eu des pratiques radicales-socialistes (c'est à dire préserver les rentes et situations acquises) sans l'avouer !
a écrit le 23/05/2013 à 11:30 :
Que pensent les citoyens français de l?histoire des retraites ? N est-ce pas un détournement de démocratie ?
Réponse de le 23/05/2013 à 11:40 :
La population en a assez des impôts et taxes. Seulement le déficit menace? CAVE CANEM
Réponse de le 23/05/2013 à 11:53 :
L affaire de la violence et de la casse, c est la preuve que certains au ministère veulent détruire la population. 95% est contre la diminution des peines, 75% contre la casse, 90% pour qu on soutienne non pas les criminels mais les victimes. C est de l incitation à la violence ! Voila qui n a plus rien à voir avec le respect des droits fondamentaux comme la conservation des gens. Le chômage que l on fait est un attentat au droit au travail et à la dignité humaine. Ne devrait on pas demander aux représentants s ils ont des comptes, il semble que la pratique soit répandue? Les citoyens et les fourmis sont en grand péril ! La paix sociale et le progrès ne sont pas une évidence !
a écrit le 23/05/2013 à 11:28 :
L?administration se rend coupable d?attentat à l?intérêt général par la dévastation du secteur productif. L?opinion est en révolte ! C?est un Etat qui nique la vie ! Nous avons affaire à des vampires qui détruisent les forces vives. Entre faire des papiers et produire des biens, il est clair que la bureaucratie démolit l?activité ! On démolit le travail de la population !
a écrit le 23/05/2013 à 11:11 :
On nous fait du Brejnev en puissance 10? on va dans le fossé ! C?est une Europe Chronos qui dévore ses enfants ! Nous avons là un pouvoir assassin ! Article 15 de la constitution, rendez des comptes de l?obésité de l?Etat qui tue la société ! Accusé administration levez-vous, la société vous inculpe d?incurie ! Pique assiette !
a écrit le 23/05/2013 à 11:03 :
Moi quand j'entends "premier secrétaire du parti", je vois mal le côté social et démocrate mais plutôt le côté autoritaire et étatiste des belles années du PC ou de l'URSS.
a écrit le 23/05/2013 à 11:00 :
La social-démocratie à la francaise : "L'Etat autant que possible, le marché autant que nécessaire"
a écrit le 23/05/2013 à 10:35 :
C?est un Etat anti-social et contre-performant ! On fait de la croissance à la mode Dagobert ! Qu?on les couronne d?un bonnet d?âne ! On fait dans l?onagre atrabilaire acagnardé ! Y a qu?à faire comme en Italie et en Angleterre, griller les institutions ! On joue à Colbert, seulement lui au moins il exporte ! On se prend pour Napoléon ou Louis 14 ? On nous sert de l?absolutisme en puissance 10 !
a écrit le 23/05/2013 à 10:26 :
A bas l?Etat Moloch ! Qu?on rétablisse la liberté du travail ! Qu'on applique le droit au travail!
a écrit le 23/05/2013 à 10:22 :
L?Etat est coupable de la destruction de la société française, c?est un acte d?agression à l?échelle de l?humanité ! La dette est incontrôlable alors qu?elle alimente artificiellement le PIB. On nous prépare un cataclysme ! La dépensite maladive n?est pas une politique de développement. L?administration doit rendre des comptes. C?est un Etat cher et inefficace qui n?a pas de légitimité. Il précipite la population dans la misère en dévastant le secteur productif ! On entre dans une logique de boule de neige qui fait avalanche sur la population ! 31 milliards de déficit, cela fait en fin d?année 6 points de PIB sur 2000 milliards pour une croissance nulle? On prélève sur l?activité 10 points de plus que la moyenne OCDE. On emploie les gens en dépit du bon sens ! Il n?y a que les idiots qui travaillent pour rien ! On paresse dans le public sur le dos de salariés précaires qui n?ont pas de compensation !
a écrit le 23/05/2013 à 9:49 :
On fait dans l?apparatchick d?appareil d?Etat à la mode soviétique, on ne risque pas de faire du développement ! C?est un Etat qui opprime le peuple français et qui persécute la population en réduisant les classes moyennes à la misère sur l?évasion fiscale des riches. C?est un Etat qui fabrique du chômage de masse en écrasant la société et en méprisant les lois les plus élémentaires de l?économie. Nous devons redéfinir dans une convention républicaine les relations entre l?administration et la société. Le déficit et la sous compétitivité sans politique d?innovation, c?est le totalitarisme ! Se lève dans cette Europe ensevelie par des bourreaux un vent de liberté, c?est l?humanité opprimée par le despotisme de la papiétocratie !
a écrit le 23/05/2013 à 9:43 :
L'auteur oublie l'essentiel: La raison d'être des socialiste (et encore plus des communistes) français est la défense des fonctionnaires et assimilés. La raison d'être du SPD allemand, c'est défendre (avec plus ou moin de succès) les travailleurs du privé.
a écrit le 23/05/2013 à 9:41 :
Démocratie et dictature d?Etat, ça ne fait pas bon ménage. L?Europe est victime d?une clique de suicideurs ! En France on détruit les éléments créatifs et on empêche les diplômés de travailler. Résultat, on tourne sur la dette et la récession. C?est ubuesque. Ainsi, comme en Suède dans les années 90, on plante la société? tu parles d?un humanisme ! La société est en révolte, le moins qu?on puisse dire c?est qu?on se moque du monde ! Le pouvoir d?achat vers le bas et on n?a pas encore fait la réduction du déficit ! On parle du monolithe qu?est l?éducation, comment justifie-t-on la faiblesse du niveau par rapport au coût pour la société ? Pourquoi ne pas faire d?autres mouvements d?expression comme dans nos pays voisins alors qu?on nous conduit dans le mur ?
a écrit le 23/05/2013 à 9:27 :
Tout est dans le tître.
a écrit le 23/05/2013 à 9:22 :
Moi se que je reproche aux Socialistes c'est d'être de gauche, un point c'est tout!!!!
a écrit le 23/05/2013 à 2:50 :
On en est encore là? Monopoliser les pages d'un journal économique de référence sur comment de parfaits autocrates se regardent le nombril et quel nom ils lui donnent? Non mais on rêve!
a écrit le 22/05/2013 à 22:28 :
UN Flan, sur une quiche ... !
a écrit le 22/05/2013 à 20:50 :
Ne soyons pas naïfs, nous sommes en apesanteur sur le déficit. 31 milliards T1. On refuse la croissance?
a écrit le 22/05/2013 à 20:27 :
Quelque soit le nom du restaurant le cuisinier est nul! Il nous faut donc un autre cuisinier mais pas ceux que nous avons eu jusqu?à présent !
a écrit le 22/05/2013 à 20:15 :
Ce qui manque aux socialistes français, c'est d'être démocrates. C'est un clan qui s'est installé au pouvoir, qui prospère pour lui-même. Une grande coalition dont les français rêvent est en fait impossible. La démocratie française échoue. Seul Sarkosy a eu le courage de faire travailler des socialistes au gouvernement. Car les conflits bien régulés sont porteurs de réformes et de progrès. Mais le PS et FH en particulier sont globalement sourds aux désirs du peuple français et ne font (s'ils font?) que selon leurs intérêts claniques, leurs idéologies et préjugés.
a écrit le 22/05/2013 à 20:07 :
Il est patent que nous devons réformer l?Europe, seule zone au monde sans ressources naturelles ce qui met en cause son avenir alors que de nouveaux grands pays se développent. La technologie est une condition de notre survie. Il n?est pas assuré aujourd?hui. L?administration tentaculaire est entrain d?écraser le secteur productif. C?est un suicide collectif qui se traduit par une croissance alimentée par des dettes, maintenant anéantie par la pesanteur de l?Etat obèse. C?est une monstruosité qu?on invente par le mépris du travail, l?incitation à la paresse et à la violence. On fait la fête, mais pas de croissance ! C?est de l?AUTODESTRUCTION et tout humaniste qui se respecte se soulève contre le laxisme budgétaire ! Il est évident qu?ayant constaté le sous investissement qu?on nous annonce à 400 milliards, qu?on empêche nos diplômés de travailler? Qui parle de développement ? C?est du vampirisme, on détruit les forces vives, on fait fermer les usines, c?est le soviétisme ! La production d?automobiles s?est réduit d?un tiers, est-ce le but ? On prévoit des voitures à 5000 euros, ça c?est du pouvoir d?achat, la misère qu?on nous fait ! On croit rêver ! Partisans des libertés et d?une justice, pour vivre dans un monde meilleur et pas pire, rejetez le système statolâtre qui ne fonctionne qu?à l?avantage des politiques qui profilèrent dans l?administration et se prennent pour des seigneurs et qui ruinent les employés d?entreprises et nos 6 millions de chômeurs ! Avec le déficit à régler, c?est la ruine totale ! Nous devons rétablir l?ordre et le respect des valeurs humanistes dans un pays où certains font de l?incitation à la violence ! C?est la barbarie, le servage à la mode Caucescu. Tout salarié rend des comptes, il existe des faux profs qui ont le droit de faire la moitié des programmes? illettrés en sixième, c?est ruiner la vie des petits français. 150 milliards d?emplois aidés.
a écrit le 22/05/2013 à 19:30 :
la démocratie,un mythe bien français...
a écrit le 22/05/2013 à 18:54 :
François Hollande est un socialiste. Sa ligne politique est plus proche du néoconservatisme que de la social-démocratie et aux antipodes du libéralisme. Les commentateurs français veulent coller l'étiquette social-démocrate voire libérale pour signifier qu'il est à la droite du centre de gravité du PS, mais ces étiquettes sont inappropriées. Il a réaffirmé qu'il est socialiste et qu'il mènera une politique socialiste. La sincérité assumée est assez inhabituelle chez lui et c'est précisément pour cette raison que cette réponse a pu être perçue comme "un peu gênée".
Réponse de le 22/05/2013 à 19:14 :
C vrai que le cadeau de 20 milliards euros aux entreprises n'est pas du tout du liberalisme, ni le fait de faire payer aux menages et a l'etat les dettes prives lies aux subprimes, et a cote on precari....pardon on flexisecurise les millions de travailleurs pauvre, probablement pour les sortir de la pauvrete et de la precarite...Ou pas
Réponse de le 22/05/2013 à 19:40 :
L'ANI aussi, c'est socialiste ! La réforme bancaire qui n'a rien réformé, c'est socialiste ! Et le recul de l'âge de la retraite qui nous pend au nez ? Très socialiste ! Et les futures lois "Sapin" à la mode Hartz qui sont dans le tiroir du ministre du travail ? Hyper socialiste. Mais putain ! Vous allez enfin admettre que c'est socialiste tout ça puisque ce sont les "socialistes" qui le font !!!
Réponse de le 22/05/2013 à 19:51 :
@rb Oui c'est exact, je pense qu'un libéral authentique désapprouverait tous ces points. Le cadeau de 20 milliards, c'est de l'interventionnisme, une subvention ciblée. Pareil pour le sauvetage ciblé de banques privées aux dépens de la collectivité, c-a-d des citoyens. Quant à l'accord "compétitivité emploi" transposé à la lettre dans la loi, c'est un accord entre des organisations patronales et des organisations syndicales, un échange donnant donnant, la flexibilité contre un monopole par branche sur les complémentaires santé, le tout aux dépens des salariés.
Réponse de le 22/05/2013 à 20:13 :
@TC Comme indiqué au départ, la politique socialiste actuelle est proche du néoconservatisme mais aux antipodes du libéralisme. Vous avez une conception idéalisée du socialisme. C'est tout à votre honneur, mais cela fausse votre perception. Hollande ne renie pas la doctrine socialiste, mais il déçoit logiquement lorsqu'il favorise les corps intermédiaires aux dépens du corps social.
Réponse de le 23/05/2013 à 8:52 :
Ce n'est pas ma perception qui est faussée mais bien le sens galvaudé des mots que la classe politique - et tout particulièrement cette gauche pourrie - s'échine à vouloir inséminer dans l'esprit de l'électorat pour tenter d'anesthésier son sens critique. Hollande n'a rien de socialiste, il adhère sans réserve à la construction européenne qui est un édifice néoconservateur et ultralibéral dans ses fondements même (il suffit de consulter les traités européens pour s'en convaincre).
Réponse de le 23/05/2013 à 10:09 :
@TC Nous sommes d'accord sur le sens galvaudé des mots utilisés par la classe politique. La politique de Hollande est interventioniste, fédéraliste, militariste, étatiste, ... et précisément en ce sens très socialiste et proche du néoconservatisme et aux antipodes du libéralisme. De même, sa politique européenne renforce les institutions européennes non élues (BCE, commission, ...) aux dépens du parlement européen. L'esprit libéral, au sens originel et non galvaudé, de la construction européenne est enseveli sous les dispositions, règlementations, décisions prises de façon arbitraires par des instances qui court-circuitent le parlement européen. Ce que vous percevez et qualifiez d'ultralibéralisme est de mon point de vue, de l'antilibéralisme. Si vous voulez comprendre notre quiproquo vous pouvez lire http://blogs.rue89.com/liberaux-fiers/2012/09/14/pulp-liberalisme-la-tradition-liberale-pour-les-debutants-228135
Réponse de le 23/05/2013 à 18:09 :
Je sais parfaitement le sens du libéralisme, tel que les vrais entrepreneurs le conçoivent : Ford, par exemple, était de ceux-là, un vrai libéral au sens noble du terme. Et je fais donc bien la distinction en parlant d'ultralibéralisme ou de néolibéralisme comme une déviance viciée et pernicieuse de l'esprit du libéralisme.
Réponse de le 24/05/2013 à 9:07 :
@TC OK. Notre désaccord se limite au choix du mot. Personnellement, je préfère parler d'antilibéralisme pour marquer l'opposition avec l'esprit du libéralisme. Tout le monde ne fait pas la distinction aussi bien que vous entre libéralisme et ultralibéralisme ou néolibéralisme.
a écrit le 22/05/2013 à 18:24 :
On a rarement vu une telle unanimité ! 75% des Européens sont d?avis que la situation va empirer, 85% des français, ce qui est grave vu le point où nous sommes qui conjugue chômage, déficit et récession. Cela fait 4 ans après l?implosion ! Nous sommes victimes d?une tulipomania dans l?immobilier alors que 80% de la population se plaint du logement. 66% de la population pense que le gouvernement ne rétablira pas l?équité en termes de retraite, privé public par exemple. Pour l?amnistie, 75% de la population est contre les incitations à la violence. La moitié de la population pense que le gouvernement aggrave la situation. 24% font confiance au monde politique, 74% pensent que l?effort fiscal est trop lourd pour les classes moyennes alors que d?autres font de l?évasion, 70% s?attendent à une explosion de la société, le niveau d?inquiétude est un record historique, 77% veulent réduire les déficits (selon un sondage du 14 mai), 2% veulent plus d?impôts et de taxes? N?y aurait-il pas un complot d?une clique despotique contre la population. Nous avons affaire à une bande de tarés qui martyrisent la population. On joue à ruiner la vie des gens, honnêtes. Il est clair que notre système ne fonctionne pas correctement. Il nous faut rétablir la performance économique, nombre de nos diplômés n?ont jamais été employés, sauf en emploi sous qualifiés, on se demande bien pourquoi. Il faut une justice alors qu?on vit sur des déficits, notre PIB par tête va plonger, ce qui est une aberration. La démocratie c?est le contrôle des institutions, pas l?établissement d?une dictature totalitaire qui distribue des prébendes comme le droit de ne pas travailler ! Nous sommes un anti-modèle ! Une convention républicaine pour la modernité, une vraie liberté associée à une justice équitable, respectueuse des efforts, est nécessaire afin de remettre ce système dans le droit chemin des valeurs d?humanisme, de respect du travail et de progrès, pas l?enflure d?un Etat cher et inefficace qui ne rend pas de comptes. Au lieu de faire des papiers il faut produire des richesses. On écrase l?entreprise, on n?investit pas dans la technologie, on supprime ainsi l?avenir de notre société. Il n?y a que les moutons de Panurge qui vont à la falaise ! Faut pas s?étonner que la présidence prenne une saboulée d?impopularité ! S?il faut manifester c?est pour le salut public, c?est un devoir? Il faut dénoncer le fait qu?on refuse d?employer les diplômés qu?on a formé, c?est un système qui ne peut pas fonctionner !
a écrit le 22/05/2013 à 18:20 :
C'est pire que ça.. ! à l"époque du mur de Berlin , là démocratie était d'un coté et la sociale de l'autre .. .et ils persévérant dans leurs boboland toujours a ne pas comprendre ...!
a écrit le 22/05/2013 à 18:14 :
pour les francais, le spd est a l'extreme droite du fn vu ses idees... il va etre recu, hollande, surtout vu le dernier article publie dans le spiegel.de... au moins il saura a quoi s'en tenir, quelque soit la majorite allemande en septembre....

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