Rapport sur la Grèce : Bruxelles en "désaccord fondamental" avec le FMI

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La Commission européenne a réagi avec force jeudi au rapport publié la veille par le FMI qui revient sur les erreurs du premier plan d'aide à la Grèce en 2010, se disant en "désaccord fondamental" avec plusieurs de ses conclusions.

Selon le Fonds monétaire international, le plan de sauvetage de la Grèce s'est soldé par des "échecs notables", notamment parce que les Européens ont accepté trop tard la restructuration de la dette du pays. Ce n'est pas l'avis de Bruxelles qui a exprimé son "désaccord fondamental" avec la position de l'instution de Washington.

Priorité à l'époque : éloigner le risque systémique

"Une restructuration de la dette aurait comporté le risque d'une contagion systémique si elle avait été entreprise" trop tôt, a riposté Simon O'Connor, le porte-parole de la Commission européenne aux Affaires économiques et monétaires. Et à l'époque, Union européenne, Banque centrale européenne et FMI étaient d'accord sur ce point selon le porte-parole. Le rapport du FMI "ne tient pas compte de l'interconnexion entre les pays de la zone euro", a-t-il critiqué, rappelant que la crise grecque constituait une "situation difficile et sans précédent".

Bruxelles, "une force motrice importante" pour les réformes structurelles

Selon le FMI, les Européens ont manqué de "compétences" sur les solutions à apporter à la Grèce en matière de politique budgétaire et de réformes structurelles. Là encore, la Commission, qui voit dans ce rapport sur la Grèce un acte isolé plus que l'expression de l'opinion officielle du FMI, n'est pas de cet avis.  Selon Simon O'Connor la Commission a été "une force motrice importante" dans l'identification des réformes structurelles destinées à favoriser la croissance. Et de souligner le travail accompli par la troïka pour redresser la Grèce : "Nous avons des traditions et des approches différentes, mais nous avons toujours réussi à aboutir à des solutions solides", a-t-il insisté. La Commission va elle-même publier un rapport sur le travail avec ses partenaires, a indiqué M. O'Connor, sans préciser de date.

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Commentaires
a écrit le 17/06/2013 à 19:36 :
Excellente enquête d'investigation.

En 2008 éclate la crise des «subprimes», qualifiée de plus grave depuis la Grande Dépression de 1929. Cinq ans après, la crise demeure et la rigueur s'installe partout en Europe. Au-delà des lois et des mécanismes économiques invoqués pour expliquer cette situation, «Dans le secret du crime financier» braque le projecteur sur les institutions et les hommes impliqués dans cette débâcle. Désireux de confronter les bénéficiaires de la crise aux peuples qui tentent de survivre face à leurs décisions, Jacques Cotta et Pascal Martin ont enquêté pour que chacun des protagonistes - criminels, complices ou victimes - trouve sa place et sa part de responsabilité, de Goldman Sachs aux agences de notations financières en passant par les responsables politiques de tous bords, la «troïka» ou les simples citoyens.

Dans le secret du crime financier
http://www.france2.fr/emissions/infrarouge/videos/83490533?onglet=tous&page=1


a écrit le 12/06/2013 à 23:59 :
On peut renvoyer dos à dos l'UE et le FMI dans cette histoire, toutes les deux ont lamentablement échoué et c'est incontestable.
Quant aux raisons de ce fiasco financier et moral, elles sont évidentes. l'UE et le FMI ont choisi de sauver les banques à tout prix, quitte à saigner et étrangler les peuples.

Immoral, inefficace, illégitime, suicidaire pour le projet européen et terriblement dangereux pour les démocraties.
a écrit le 06/06/2013 à 19:14 :
Devant la catastrophe économique qui n'en finit pas de se répandre en Grèce et dans les autres pays du sud de la zone euro, les parties prenantes de la Troïka ne trouvent rien d'autre à faire que de se tirer dessus à boulets rouges. Cela montre non seulement que "l'expertise" de ces institutions est d'une incompétence crasse mais aussi que les personnes qui les dirigent sont sans vergogne pour le traitement qu'ils imposent aux populations. Et c'est dans cette union dont on nous rebat les oreilles avec des mensonges, qu'il faudrait s'enfermer encore davantage ? Non, merci !
a écrit le 06/06/2013 à 17:07 :
Souvenez-vous de la boulette du FMI http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20130418trib000760224/et-si-une-erreur-de-calcul-avait-impose-la-rigueur-budgetaire.html.Alors non pas de leçon à recevoir de ce coté.Que vient faire le FMI dans les turpitudes de la zone euro,nous ne faisons pas la mendicité .Cette Europe quel folklore.
a écrit le 06/06/2013 à 15:54 :
Demandez au grecs qui sont contraints de fouiller dans les poubelles pour manger, scier des arbres pour se chauffer, etc, s'ils sont fiers de la soit disante clairvoyance de Bruxelles.

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