Au Portugal, le "salut national" a du plomb dans l'aile

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Les trois partis de gouvernement doivent trouver, à la demande du président de la République, un « compromis de salut national » d'ici à dimanche, juste avant l'arrivée de la Troïka. Pas certain que cela soit possible.

Une semaine. C?est le délai que ce sont accordés les deux partis au pouvoir au Portugal et le principal parti d?opposition, afin de répondre à l?exigence formulée mercredi soir par le président de la République, Annibal Cavaco Silva, de former un « compromis de salut national. » Le président avait indiqué qu?il souhaitait un pacte tripartite pour parvenir à maintenir le pays dans les rails du programme défini par la Troïka.

Une fois ce programme achevé, à la mi-2014, le président avait indiqué qu?il convoquerait des élections anticipées. les trois partis ont indiqué dimanche soir qu?ils se donnaient jusqu?au 21 juillet pour trouver une solution. Mais les discussions s?annoncent très difficiles.

Le PS reste ferme

Car chacun semble avoir sa conception du « salut national. » Le principal parti d?opposition, le PS (centre-gauche), a prévenu qu?il ne participerait pas à un « gouvernement d?union nationale. » Et son leader, Antonio José Seguro, d?ajouter dimanche à l?Assemblée de la République (chambre basse) qu?il ne pourrait entrer dans un gouvernement que si ce dernier était issu d?élections anticipés. Il est vrai que les derniers sondages donnent le PS largement en tête, avec plus de neuf points d?avance sur le parti du premier ministre, le Parti social-démocrate (PSD, conservateur). Mieux même, il a le vent en poupe et gagne du terrain par rapport aux formations d?extrême-gauche.

Le PS joue donc mollement le jeu proposé par le président de la République. « Aucun dialogue politique ne nous fera changer de politique », a prévenu Antonio José Seguro qui enfonce le clou : « ce gouvernement est un cadavre ambulant et doit être remplacé par un exécutif capable de créer la confiance avec l?appui de la population. »

Le gouvernement actuel se cache derrière l?Europe

De son côté, le premier ministre, Pedro Passos Coelho, a joué la carte européenne pour défendre sa position. Il a invité le PS à venir participer la semaine prochaine aux discussions avec la Troïka et a martelé qu?il ne démissionnerait pas. Encore une fois, le leader du PSD affirme qu?il n?y a pas d?alternative à sa politique de dévaluation interne rapide, malgré la fatigue du pays et le manque de réussite de cette politique.

Reste l?attitude du dernier larron de ce « salut national » : le CDS-PP chrétien-démocrate. C?est son leader, Paulo Portas, ministre des affaires étrangères, qui avait ouvert la crise politique voici deux semaines en démissionnant pour protester contre la confirmation de la politique d?austérité. Finalement, il avait repris sa démission et accepté un poste de vice-premier ministre. C?est cette solution qui a été refusé par la présidence de la république. Paulo Portas a rompu le silence après dix jours, mais il n?a rien dévoilé de ses intentions à l?exception de sa volonté de « défendre l?intérêt du pays. »

Que se passera-t-il en cas d?échec ?

Le « salut national » souhaité par Annibal Cavaco Silva semble donc mal engagé. Le PS a, du reste, annoncé qu?il voterait jeudi la motion de censure déposée par l?extrême-gauche contre le gouvernement. L?entente n?est donc pas à l?ordre du jour. Reste à savoir ce qui peut se passer en cas d?échec des discussions. En théorie, la coalition actuelle et le gouvernement actuel peuvent rester en place, ils disposent d?une majorité au parlement. Mais le rôle du président de la république, élu au Portugal au suffrage universel direct, n?est pas nul.

En théorie, il dispose d?un droit de veto sur les lois qu?il peut refuser de promulguer. Il n?est cependant pas certain qu?Annibal Cavaco, ancien premier ministre PSD, soit prêt à engager une épreuve de force avec le gouvernement actuel. Pas plus qu?il ne s?engage dans une dissolution qui provoquerait de l?inquiétude sur les marchés et le retour du PS au pouvoir. Même si sa proposition de mercredi dernier a surpris.

En attendant, ces incertitudes pèsent sur les marchés et sur la confiance dans le Portugal. Une confiance déjà largement ébranlée par les difficultés économiques et le poids de la dette. Surtout, si les représentants du FMI, de l?UE et de la BCE arrivent à Lisbonne en pleine crise, leurs exigences risquent de réclamer des mesures fortes pour compenser l?inactivité des politiques locaux. Des mesures qui pourraient encore différer le retour de la croissance.

 

 

 

 

 

 

 

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a écrit le 16/07/2013 à 22:51 :
rien de plus simple un pantalon chez leclerc 48 euros c'est un peu lus de 300 francs ,réflechissez!
a écrit le 16/07/2013 à 9:56 :
Ils n'ont pas encore compris au Portugal mais ça va venir ,encore 200 milliards ? de dette supplémentaire et la lumière fut Quelle est la convergence économique ente l'Allemagne (3600 milliards $ PIB 2011-81,8 millions hab) et le Portugal (237 M$-PIB 2011,10 millions hab) soit 0,06%.Alors l'Union Bancaire qui résoudra tous nos déséquilibre ça vient quand.
a écrit le 16/07/2013 à 8:21 :
Confiance, incertitude, poids de la dette des mots toujours les mêmes jamais de remise en cause. Cette Europe marche pour quelques-uns c'est tout pour les autres journalistes compris il serait temps de se révolter contre ce pillage et cet asservissement. Les experts ces nouvelles divinités ne sont que des collabos. qui un jour devront rendre des comptes car la colère gronde et nous sommes de plus en plus nombreux à comprendre ou à sentir pourquoi ils ont voulu cette Europe qui nous enfonce chaque jour un plus dans la misère et le mépris. En France nous n'avons pas encore faim et nous pouvons encore nous soigner mais cela ne va pas durer comme la Grèce et autres pays européens nous allons vivre ce cauchemar qu'est la TROÏKA.
Réponse de le 16/07/2013 à 9:16 :
Dexia, vous refusez les experts qui vous aideraient à voir la réalité ? Vous plaidez pour l'obscurantisme ?... On sait où ça mène...
Réponse de le 16/07/2013 à 9:24 :
@Dexia76 Vous n'avez pas compris,il faut lire le Barroso dans le texte,Ils sont en conquête territoriale(à Bruxelles ils l'appelle Jules le José) que vous creviez de faim ,ils s'en foutent à un tel point que ça leur donne une idée de l'infini.Ils font tout cela sciemment,si on l'ouvre l'Otan est là pour recadrer les récalcitrants.C'est une dictature démocratique (c'est nouveau ça vient de sortir).Ha ils sont inventifs à Bruxelles.
Réponse de le 16/07/2013 à 9:37 :
Yves, je vois que vous êtes aussi éclairé que les experts à moins que cela ne soit du cinquième degré?
a écrit le 16/07/2013 à 7:16 :
le portugal n'existe plus , la france non plus d'ailleurs

http://olivierdemeulenaere.wordpress.com/2013/07/07/viviane-reding-il-ny-a-plus-de-politiques-interieures-nationales-il-ny-a-plus-que-des-politiques-europeennes/
a écrit le 15/07/2013 à 21:00 :
L euro les ruines. L Allemagne profite de la situation et depuis 30 ans on a pas avance sur l harmonisation fiscale ni sur la stratégie.
Faire défaut toucher le fond Et repartir. C est plus positif que l étranglement éternel
a écrit le 15/07/2013 à 19:29 :
Les peuples cocufiés et tondus en redemandent semble t-il, pour vouloir poursuivre l'alternance avec les grands partis des pays d'Europe qui sont pourtant responsables de les avoir mis dans la situation où ils se trouvent. C'est un truc que je n'arriverai jamais à comprendre !
a écrit le 15/07/2013 à 19:10 :
Le Portugal - comme la totalité des pays du Sud EU - ne s'en sortira qu'en abandonnant et l'Euro, ET les délires de la Commission EU, et autres Troikas pathétiques..
Cette machinerie semble conçue pour tondre les Etats embarqués dans un esclavage par la dette - pour sauver le Cartel bancaire.."too big to fail"
Que faut-il pour que les politiques finissent par prendre leur courage en main?
Sont-ils trops bètes, trops corrompus?
Réponse de le 15/07/2013 à 19:30 :
Joao, C'est une idée reçu que de croire que sortir de l'euro est le remède ! Vous comprendrez quand un pays du Sud aura sauté le pas. Pour lui, ce sera la ruine immédiate et irréversible...
Réponse de le 15/07/2013 à 20:45 :
nous sommes bien d'accord qu'une monnaie aussi forte que l'euro ne profite qu'à l'Allemagne... Eh oui, (ex) ses fluctuations ne se "sentent" pas dans le prix d'une bmw ou audi...
Réponse de le 16/07/2013 à 7:17 :
@yves : evitez de repandre des legendes urbaines yves , le systeme regne par la peur et vous êtes son fidele serviteur
Réponse de le 16/07/2013 à 10:33 :
suite au soutien inconditionnel du bresil au portugal en cas de faillite reelle , le portugal peut, quasi sans difficulté , sortir de l'ue. !
Réponse de le 16/07/2013 à 16:39 :
@hades On s'avance peut-être un peu avec le Brésil,ils ont d'autres chats à fouetter,même si la langue est commune au deux pays.Récupérer un pays en cessation de payement pour pas dire en faillite ça calme toujours un peu.
Réponse de le 16/07/2013 à 18:01 :
@ Yves: pouvez vous nous expliquer en quoi ce serait la ruine immédiate et irréversible pour le Portugal en sortant de l'euro. Là, vous assénez une assertion. C'est faiblard. Nous attendons plutôt une démonstration autrement qu'en ânonnant les poncifs findemondistes des européistes.
Réponse de le 17/07/2013 à 9:02 :
@Yves Il faut couper le son quand Mrs Dessertine et Guliani arrive à C dans l'air,sinon ça va vous donner des cauchemars.

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