Le sexe du superviseur bancaire rallume la guerre au sein de la BCE

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¨Plusieurs responsables européens plaident pour que le poste soit attribué de préférence à une femme
¨Plusieurs responsables européens plaident pour que le poste soit attribué de préférence à une femme (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Dernier jour pour déposer sa candidature au poste de superviseur bancaire européen. Plusieurs responsables européens plaident pour que le poste soit attribué à une femme. Une Française fait partie des favorites.

La guerre des sexe à déjà eu lieu à la BCE. Avec le processus de nomination du superviseur bancaire, une nouvelle bataille sur la parité au sein des institutions européenne commence . Déjà, quatre responsables de banques centrales situées dans la zone euro ont affirmé l'intention de privilégier une candidature féminine, selon Bloomberg.

Le précédent Mersch

Un tel conflit pour la mixité au sein de l'institution a déjà eu lieu l'an dernier. Le processus de nomination du superviseur bancaire européen, en cours, rappelle les conflits suscité l'an dernier entourant le choix d'Yves Mersch pour entrer directoire de la Banque centrale européenne. Pour mémoire, le Luxembourgeois avait été nommé en dépit du désaccord du parlement européen qui souhaitait davantage de mixité  au sein de l'institution. 

La procédure de nomination passe par plusieurs étapes. Après dépôt des candidatures - qui se termine ce 21 octobre -, les Gouverneurs choisiront un ou une candidate parmi une liste déterminée sur les conseils du cabinet  Egon Zehnder International GmbH. Ensuite, le parlement donnera son avis avant que les chefs d'Etat et de gouvernement de donnent leur dernier mot. 

Le Parlement préfère une femme

Au parlement, il semble clair qu'une candidature féminine sera préférée à toute autre, si elle remplit les qualifications requises. "Il est presque certain que si une femme très compétente est mise en avant, tout étant égal par ailleurs, le parlement la choisira", a déjà indiqué Sharon Bowles, présidente de la commission parlementaire chargée des Affaires économiques et monétaire à l'agence d'informations américaine.

La nomination récente de femmes à la tête d'institution financières et monétaires dans le monde comme Janet Yellen à la Réserve fédérale américaine, Elvira Nabiullina en Russie ou encore Karnit Flug en Israël fera peut-être pencher les responsables européens dans le même sens. 

Une Française favorite

Le nom d'une favorite est déjà avancé. Il s'agit de la Française Danièle Nouy, actuellement secrétaire générale de l'Autorité de contrôle prudentiel, l'organisme français chargé de contrôler les banques.  Entrée à la Banque de France en 1974, elle a été élue présidente du comité européen des superviseurs bancaires en 2006 . Elle est soutenue notamment par le ministre de l'Economie Pierre Moscovici qui l'a qualifiée mi-octobre de candidate "très sérieuse, qui a toutes les qualifications".

D'autres noms ont également été avancés. Parmi elles: la vice-présidente de la Bundesbank, Sabine Lautenschlaeger, qui ne "serait pas disponible", selon Bloomberg. Mais aussi deux suédoises: Kerstin af Jochnick, Gouverneure adjointe de la Banque royale de Suède, ou encore Ingrid Bonde, ancien responsable du régulateur du pays.  

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Commentaires
a écrit le 02/11/2013 à 21:13 :
La Finlandaise Mme. Hämäilainen a été vice-Présidente de la BCE a ses tous débuts !
a écrit le 29/10/2013 à 13:43 :
La question de l égalité entre les hommes et les femmes est plus que jamais d actualité. Cette affirmation ne peut manquer de surprendre si l on se réfère aux grands textes fondateurs de notre modernité, que ce soit, pour n en citer que quelques-uns, la Convention pour l élimination de toutes les discriminations à l égard des femmes adoptée en 1979 par l assemblée générale des Nations Unies, que ce soit les traités européens, notamment le Traité d Amsterdam ou, plus proche de nous, la future Constitution de l Europe qui met l égalité entre les hommes et les femmes au rang de ses objectifs et bientôt, nous l espérons, à celui de ses valeurs, que ce soit, enfin, les textes constitutionnels de notre pays. Tous l affirment avec force : les femmes et les hommes sont égaux en droit ; certains même ajoutent en dignité. Et pourtant, entre la norme et le fait, subsiste encore un nombre important d inégalités et, plus étrange encore, de paradoxes qui témoignent sans doute d avancées mal maîtrisées. Pourquoi, alors que des professions prestigieuses se sont féminisées, la majorité des femmes se retrouve-t-elle dans le salariat d exécution où elles constituent 80% des employés ? Que dire de l augmentation remarquable du nombre des femmes cadres et de leur invisibilité dans les positions de pouvoir ? Comment comprendre le décalage entre la formidable évolution de la place des femmes dans notre société et le maintien d attitudes discriminatoires, de violences et de préjugés sexistes, encore à l oeuvre dans la vie ordinaire ? Le principe de non-discrimination apparaît comme un des principes fondamentaux du droit international dans le domaine des droits de l homme Une démarche volontariste dans l ensemble de l Union donnerait plus de lisibilité à la parité, les quotas ont un effet de levier pour réduire l ensemble des inégalités professionnelles ? de carrière comme de rémunérations. Durant des millénaires, les socie?te?s ont été? dirigées uniquement par des hommes et pas un seul instant la question d une soi-disant compétence - ou incompétence - liée au genre ne s est posée. Cette question n est apparue que depuis que quelques unes, a? force de ténacité?, ont réussi a? atteindre les hautes sphères du pouvoir. Quelques unes en effet, pas énormément en re?alite?. Il est d ailleurs assez e?tonnant que la question spécifique de la compe?tence des femmes se pose de manière aussi récurrente dans les débats s qu elles représentent encore si peu de décideurs Ceux qui usent et abusent de cette idée reçue selon laquelle la parité? aurait mis des femmes incompétentes au pouvoir ne se rendent pas compte de son aberration. Les quelques femmes qui exercent des responsabilités politiques sont une minorité?. Une minorité? forcement surdiplômée, sur-motivée et sur-organisée, notamment pour la garde des enfants. Cette minorité? aurait donc réussi le tour de force d être a? la fois surentrai?ne?e par rapport a? ses homologues masculins et par la même occasion moins compétente ? Mystère...
a écrit le 21/10/2013 à 19:46 :
Si l'on choisissait les gens en fonction de leurs compétences au lieu d'appliquer des quotas et le copinage, on en serait peut-être pas là où nous en sommes !!!
a écrit le 21/10/2013 à 15:17 :
Avec son nom, à défaut d'être compétente (après tout l'est-elle peut-être, même si j'en doute), on pourra toujours faire 2-3 blagues...
a écrit le 21/10/2013 à 13:39 :
Pourquoi tant de sexisme sur La Tribune ces derniers jours? C'est une célébration de la menstruation?
a écrit le 21/10/2013 à 13:21 :
apres la segregation positive vla le sexisme positif ; quel progres de la societe mais si on parle d'egalite de chances la je dis banco et j'exige de vivre aussi longtemps que le beau sexe :-)
a écrit le 21/10/2013 à 12:37 :
LES FEMMES SONT SOUVENT PLUS INTELIGENTES QUE LES HOMMES ET SURTOUT PLUS HUMANISTES ???
Réponse de le 21/10/2013 à 14:03 :
Elles sont aussi "souvent" moins fortes, moins endurantes, elles ont un humour de merde et vieillissent mal :)

Et puis dire qu'elles sont "souvent" plus intelligentes... C'est surtout ce qu'on les laisse croire parce que quelque soit le domaine technique de recherche, les hommes trustent encore et toujours les premières places. Mais bon, parfois il vaut mieux laisser pisser pour s'éviter une crise d'hystérie collective :)
a écrit le 21/10/2013 à 11:14 :
Sans favoritisme, il n'y aurait pas de femme à la tête de ces institutions financières : personnellement j'aurais honte d'avoir été choisi pour mon sexe, mais si ça peut faire plaisir à ces dames... Enfin il faudra quand même qu'un homme garde un oeil sur le travail effectué par cette communicante.

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