Banques centrales : où sont les femmes ?

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Elvira Nabiullina, la nouvelle gouverneure de la Banque centrale russe / Reuters.
Elvira Nabiullina, la nouvelle gouverneure de la Banque centrale russe / Reuters. (Crédits : Reuters)
L'économiste Janet Yellen est désormais la seule candidate en lice à la présidence de la Réserve fédérale américaine. En janvier 2014, elle pourrait ainsi devenir la première femme à diriger la FED. La parité peine encore à s'installer au sein des hautes instances de l'économie mondiale. Seules 14 femmes dirigent des banques centrales et une seule gère une grande institution internationale. La Tribune dresse le portrait de quatre d'entre-elles.

Le pays qui enferme les militantes féministes des Pussy Riot a-t-il des leçons à nous donner en matière de parité? Non, à une exception près. La Banque centrale de Russie est ainsi l'une des rares banques de ce type à être gouvernée par une femme. Au total, sur 184 banques centrales répertoriées dans le monde, seules 14 sont dirigées par des dirigeantes. Et elles pourraient bientôt être 15.

Après la défection de la candidature de Lawrence Summers, dimanche 15 septembre, à la présidence de la FED, l'économiste Janet Yellen est désormais la seule candidate en lice pour prendre la tête de la Réserve fédérale américaine, à la fin du mandat de Ben Bernanke, le 31 janvier prochain. La Tribune a répertorié les noms de ses futures collègues. Avec ce constat : il reste encore un (très) long chemin à parcourir pour instaurer la parité aux plus hauts niveaux des instances de l'économie mondiale.

1. ELVIRA NABIULLINA, RUSSIE.

 Elvira Nabiullin,

En juin dernier, Elvira Nabiullina, la conseillère économique du président russe Vladimir Poutine, est devenue à 49 ans gouverneur de la Banque centrale de Russie... à la surprise générale. Le numéro 2 de l'institution, Alexeï Oulioukaev - qui espérait en prendre la tête - a en fait été nommé ministre de l'Économie. Dans un portrait publié le 17 juin dernier, le journal Le Monde la décrivait comme une "économiste discrète, éprise de poésie russe et française". Pour le magazine Le Courrier de la Russie, l'ancienne ministre du Développement économique est "la figure de proue du groupe libéral au sein du gouvernement russe".

>> Lire aussi : Russie : Poutine change son ministre de l'Économie.

 2. MERCEDES MARCO DEL PONT, ARGENTINE.

Mercedes Marco del Pont

Diplômée en économie de la prestigieuse université américaine de Yale, Mercedes Marco del Pont a pris la tête de la Banque centrale de la République d'Argentine en 2010. Âgée de 56 ans, elle a notamment été la principale conseillère du ministre de la Production, José de Mendiguren, en 2002, sous le mandat du président par intérim Eduardo Duhalde. Cette économiste est plus connue pour avoir présidé la Nacion, la plus grande banque commerciale du pays entre 2008 et 2010.

>> Lire aussi : Une économiste à la tête de la banque centrale d'Argentine.

 3. GILL MARCUS, AFRIQUE DU SUD.

Gill Marcus

Elle porte un prénom d'homme. Gill Marcus a pris la tête de la Banque centrale sud-africaine en 2009. "Femme, blanche et militante de l'ANC depuis près de quarante ans, Gill Marcus est loin d'être une inconnue", écrivait le journal Jeune Afrique dans son portrait, le 28 juillet 2009. Ancienne présidente de l'Absa, l'une des quatre plus grandes banques commerciales de son pays, elle a également été la première femme vice-gouverneur de la Banque centrale avant d'en prendre la direction.

>> Lire aussi : La banque centrale sud-africaine accuse la Fed et la BCE.

 4. CHRISTINE LAGARDE, FMI.

Christine Lagarde

Dans un monde quasi-exclusivement masculin, Christine Lagarde fait figure d'exception. L'ancienne ministre de l'Économie française (gouvernement Fillon II) a pris la tête du Fonds monétaire international (FMI) après la démission de Dominique Strauss-Kahn en 2011. Avocate de profession, elle a été ministre déléguée au Commerce extérieur (de Villepin) et ministre de l'Agriculture et de la Pêche (Fillon I). Christine Lagarde est la deuxième femme à diriger le FMI après l'Américaine Anne Krueger, qui avait brièvement occupé le poste en intérim en 2004.

>> Lire aussi : Christine Lagarde restera-t-elle au FMI? La presse étrangère s'interroge.

ET TOUTES LES AUTRES...

Dix autres femmes dirigent également des banques centrales dans des pays jouant un rôle moins important sur la scène internationale. En Asie, Zeti Akhtar Aziz est à la tête de la Banque nationale de Malaisie et Zina Asankojoeva de la Banque nationale du Kyrgyzstan. En Europe, Jorgovanka Tabakovic dirige la Banque centrale de Serbie et Nadezhda Ermakova la Banque nationale de Biélorussie. En Afrique, Retselisitsoe Matlanyane gouverne la Banque nationale du Lesotho et Linah Mohohlo la Banque centrale du Bostwana. En Amérique du Sud, Martha Evelyn Rivera est à la tête de la Banque centrale du Salvador et Maria Elena Mondragon de la Banque centrale du Honduras. Enfin, dans les Caraïbes, Wendy Craigg dirige la Banque nationale des Bahamas et Jeanette Semeleer la Banque centrale des îles Aruba.

Aucune femme n'a jamais été numéro 1 de la Banque mondiale ou de la Banque centrale européenne. Depuis sa création en 1800, la Banque de France est également toujours restée aux mains des hommes. Jusqu'à quand?

>>> Lire aussi : Les entreprises du CAC 40 ont encore du chemin à faire sur la voie de la parité et de la diversité.

 

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Commentaires
a écrit le 10/10/2013 à 14:29 :
Bonjour La Tribune,
Et chez vous ? Combien de femmes à la rédaction en chef ? quel écart entre le salaire moyen des hommes et celui des femmes ?
Réponse de le 10/10/2013 à 15:22 :
Ne tirons pas sur l'ambulance: « Trop de disparités perdurent en effet dans le traitement réservé aux femmes dans les entreprises. Dès lors, le combat pour la mixité des équipes dirigeantes et l accès des femmes à de hautes responsabilités au sein des entreprises reste un enjeu de société qui doit surmonter toutes les lenteurs et les conservatismes persistants. Bien des nations nous ont dépassés sur ce sujet. Il est incompréhensible que notre pays, berceau des droits de l homme, ne soit pas exemplaire. Les Tribune Women s Awards portent ce combat et continueront de le porter avec force et fierté. »
dixit Jean-Christophe Tortora, Président de La Tribune
Je ne sais pas si ses paroles ont rejoint les actes dans sa propre équipe Ce qui compte avant tout c est déjà penser que c est possible. Régulièrement un article sur l égalité h/f est publié sur ce média et dans une France sexiste ce ne sont pas des opinions faciles a faire passer et je remercie et les journalistes comme isabelle Lefort. Il n y a qu à voir les commentaires qui se déchainent pour voir sa détermination. Malheureusement en France, s il y a une loi anti-rasciste aucun gouvernement, malgré la pression des féministes, n a accepté de promulguer une loi contre le sexisme, base des violences et des inégalités!...
a écrit le 09/10/2013 à 19:03 :
Ce qui est vraiment dérangeant ce sont les banques centrales elles même.


Réponse de le 09/10/2013 à 20:13 :
à quoi sert une banque centrale ? à fabriquer de l'argent à partir du néant ?
a écrit le 09/10/2013 à 18:53 :
Tous ces postes sont des postes politiques qui n'ont rien à voir avec les compétences. Ces dames sont d'ailleurs conseillées par des pros (enfin, qui se disent pros).
Réponse de le 10/10/2013 à 15:45 :
Janet Yellen, 67 ans, devient la première femme à devenir ce que Barack Obama considère comme "l'un des plus importants dirigeants politiques au monde C' est une économiste respectée, proche de l'élite économique progressiste, qui a passé un tiers de sa carrière à la Fed. Après cinq ans de professorat à l université de Harvard, elle est entrée à la Réserve fédérale par la petite porte en 1977 au sein des effectifs de chercheurs économistes qui fournissent analyses et statistiques au directoire de la Banque centrale. Elle y restera deux ans. C est là qu elle rencontre son mari, George Akerlof, futur prix Nobel d économie. Cette titulaire d un doctorat d économie a eu pour mentor à l université de Yale en 1971 James Tobin, prix Nobel d économie en 1981 et connu pour son idée de taxe sur les transactions internationales. En 1980, Mme Yellen retourne dans l enseignement à l Université de Californie à Berkeley, jusqu à ce que le président démocrate Bill Clinton la choisisse pour être un des gouverneurs de la Fed en 1994. Au sein du FOMC, elle votera parfois contre les décisions du tout puissant président de la Fed, Alan Greenspan. En 1997, le président Clinton lui demande de prendre la tête du Cercle des conseillers économiques de la Maison Blanche jusqu en 1999. A ce poste, elle succède à Joseph Stiglitz, économiste critique du libéralisme à outrance, qui partagera en 2001 le prix Nobel de l économie avec son mari. En 2004, Mme Yellen revient à la Réserve fédérale où elle préside jusqu en 2010 l antenne régionale de San Francisco Fin 2007, elle est l'une des premières au sein du FOMC à diagnostiquer, avec ce ton professoral que lui attribuent certains, que "les possibilités d'un étranglement du crédit et que l'économie glisse dans la récession sont des plus réelles". A l'été 2009, son nom est cité une première fois pour remplacer Ben Bernanke, nommé à la tête de la Réserve fédérale en 2006 par George W. Bush et finalement reconduit en 2010 pour un deuxième mandat par le président Obama
La verité est que la presse salue la nomination de la Janet Yellen des deux côtés de l Atlantique...
a écrit le 09/10/2013 à 13:47 :
female ou male , ce n'est pas ce qui me choque , c'est plutot la notion de l'age ! selon la catégorie de l'emploi visé , il faut etre ni trop jeune , ni trop vieux , ou plutot très agé ! je crois que le chef de l'italie est très agé , le Pape est très agé , des sénateurs sont très agés , je ne vais pas faire l'inventaire , je ne parle pas de la force physique , mais je pensais qu'il y avait un concensus pour faire admettre que la majorité des seniors était sénile : il est vrai qu'au niveau sportif , le terme senior s'applique aux compétiteurs de plus de 18 ans , et le terme vétéran à partir de 35 ans , mais bon ! confierait-on des postes à très haute responsabilité à des seniors volontairement ?
Réponse de le 09/10/2013 à 17:05 :
Car avec l'age viennent les années d'expérience pratique, qu'aucun diplome au monde ne pourra jamais égaler.
Réponse de le 09/10/2013 à 19:00 :
j'ai écrit le commentaire au second degré , il faudrait essayer de convaincre les employeurs , mais il n'y a pas assez de travail pour tous ! trouver un emploi devient difficile , un peu dans tous les pays , j'ai lu que par exemple au Népal , il y a tellement de jeunes qui veulent s'engager dans l'armée , que réussir le parcours du combattant ne suffit pas , le postulant a droit à un seul plombage , et une ou aucune carie !
Réponse de le 09/10/2013 à 20:19 :
Le népal est un pays de castes issues de l'hindouisme, qui ne se mélangent pas, les castes étant pires que l'apartheid, provoquant une division insurmontable des peuples, comme en inde.
Réponse de le 09/10/2013 à 22:41 :
@@age , additif au commentaire "...et une ou aucune carie ", après controle dentaire !
a écrit le 09/10/2013 à 11:01 :
On arrive à la limite du raisonnement, apparemment la compétence n'est plus utile, il suffit d'être une femme c'est bien ça ?
Réponse de le 09/10/2013 à 17:34 :
Je crois que c est vous qui manquez de compétences en logique , vous diabolisez notre émancipation comme un effondrement structurel alors qu elle n est avec les cursus mixtes , statistiquement qu une simple normalité. Sauf çà démontrer que l incompétence relèverait anthropologiquement de la « nature » féminine , car le problème ne se pose pas pour un homme sauf « casserole » Vous sembler exiger d une femme qu elle appartienne à une élite d exception., Cette approche discriminatoire est simplement sexiste, vous ne voyez que l enveloppe sans vous soucier du contenant , la femme serait de par la volonté divine systématiquement inférieure au premier des imbéciles , Évidement cela n est que superstition. Dans les faits vous avez toute de même raison il faudra toujours un peu plus à une femme pour entrer dans la citadelle du pouvoir, et la première en toute discipline doit être reconnue brillante et méritante, donc systématiquement médiatisée. Mais aujourd hui qui se souvient de la première femme a avoir été reçue au baccalauréat, pourtant ce droit à se présenter n est pas si vieux que cela par rapport aux siècles d histoire ou les hommes ont détenu tous les pouvoirs. en privant les femmes de droits civiques . La décision revient toujours aux hommes qui verrouillent les accès c est en cela que le terme de « Parité» qui correspond simplement à la représentation démocratique de l autre moitié est un questionnement sur les droits de la personne La femme est elle incompétente pour les plus hautes fonctions , femme est elle une sous espèce comme Neandertal ou est elle l autre partie du même être humain sexué , Simplement peut être ces messieurs sont ils à l aise dans leurs pantoufles. Ce questionnement à bien eu lieu et la candidate incongrue a bien été « mise à poil » Mais à bien y regarder, sans préjugés comme les vôtres, Janet Yellen avait reçu le soutien de plusieurs dizaines d économistes de renom, qui dans une lettre ouverte appuyaient sa candidature, « remarquablement qualifiée », soulignant qu elle a été l une des premières à avertir que « les difficultés du secteur financier en 2007 risquaient de causer une récession majeure, et qu elle a cherché à ouvrir les yeux de ses collègues sur les problèmes du secteur du logement ». Lawrence Summers était en revanche très critiqué, par nombre d élus démocrates également, pour ses liens avec Wall Street et ses positions en faveur de la dérégulation bancaire?. Statistiquement attendez vous a beaucoup de suite dans les nominations, le consensus est toujours mieux que les quotas humiliants pour nous. Sauf à mettre en place un apartheid du sexisme comme autrefois le racisme. Un jour prochain une femme sera présidentes des Etats Unis. J espère que vous oublierez le fond culturel et vous vous direz simplement pourquoi pas et même ce n est pas trop tôt, bon pour cette dernière remarque je rêve un peu.
a écrit le 09/10/2013 à 10:14 :
Les femmes prennent leurs revanche, et les hommes souffrent. En France surtout, les femmes ont soif de pouvoir et d'argent. Cet état d'esprit revanchard des femmes est très malsain.
Réponse de le 09/10/2013 à 11:01 :
Les hommes souffrent ? Les hommes n'ont aucun problème à se trouver des femmes disponibles pour élever leur progéniture. L'inverse est juste faux. On rediscutera de la revanche des féministes lorsque leur horloge biologique se mettra en route et qu' elles se retrouveront désespérement seuls : c'est un phènomène qu'on observe actuellement aux USA, une forme de retour de boomerang assez amusant :)
Réponse de le 09/10/2013 à 14:04 :
Car bien entendu les hommes n'ont aucune soif de pouvoir ni d'argent, c'est d?ailleurs ce que l'on observe tous les jours dans les milieux d'affaires... Pourriez-vous par contre me rappeler en quoi les hommes souffrent actuellement d'avantage que les femmes ? Est-ce par leur salaire plus élevé à compétences égales, ou leur part bien moindre dans la population sous le seuil de pauvreté dans notre pays ?
Réponse de le 09/10/2013 à 17:10 :
Les hommes souffrent de la concurrence des femmes sur le marché du travail : la plupart des emplois dans le tertiaires sont occupés par des femmes au smic. Le patronat est pour l'émancipation des femmes, car ça rapporte un max. Autre exemple, dans les relations sentimentales, la femme n'a plus besoin matériellement d'un homme , alors il se sent inutile. Autre exemple, les taux de divorce explosent, pour cause que la femme à partir d'un certain age (quand les enfants ont grandi) veut vivre sa vie libre. Sans parler des enfants élevés seuls par la maman célibataire, sans papa pour avoir une éducation plus virile.etc.
Réponse de le 09/10/2013 à 17:23 :
La « crise de la masculinité » permet encore une fois d attirer toute l attention sur les hommes et de les faire passer pour des victimes. Prétendant être déboussolés, des hommes se plaignent d être rejetés, caricaturés, stigmatisés, traités injustement. Ils recherchent la compassion et profitent de l intérêt qu on leur porte pour attaquer les femmes, et plus particulièrement les féministes. Je ne dis pas qu aucun homme ne souffre. Des hommes peuvent souffrir d être exploités, pauvres, discriminés et opprimés à cause de leur religion, de leur couleur de peau, de leur orientation sexuelle ou de leurs idées politiques. Des hommes peuvent souffrir de l enfermement dans des rôles et des postures que les lois du genre et que la société patriarcale leur imposent. Les timides, les faibles, les trop sensibles et les pas sûrs d eux souffrent d être écrasés par d autres hommes qui leur rappellent sans cesse qu il y a une hiérarchie aussi au sein de la classe des hommes. Ainsi, si ces hommes souffrent, ce n est certainement pas parce qu ils sont nés hommes et qu à ce titre la société a voulu leur en faire baver. Contrairement aux femmes qui sont, en tant que femmes, infériorisées, exploitées, et discriminées, les hommes n ont pas à souffrir d une oppression liée à leur sexe. Ils devraient dès lors se poser la question de l origine de leur malaise ou de leur souffrance ; car celle-ci ne trouve certainement pas son origine dans le prétendu pouvoir dont les femmes useraient et abuseraient, comme certains veulent pourtant nous le faire croire. S il existe néanmoins une souffrance dont des hommes, en tant qu hommes, peuvent souffrir, c est bien celle de devoir renoncer à certains de leurs privilèges. Ainsi, face aux revendications des femmes en lutte pour l égalité, des hommes ont tout simplement peur de perdre leurs privilèges. Les discours sur le malaise des hommes et la crise de l identité masculine ne sont en réalité que l'expression d'une réaction d'orgueil et des craintes d'un groupe social dominant qui souhaite conserver sa position.
Réponse de le 09/10/2013 à 20:20 :
Ben voyons, les hommes sont des méchants manipulateurs, et les femmes des pauvres victimes, le discours habituel des féministes revanchardes oui.
Réponse de le 10/10/2013 à 13:55 :
Le discours sur la crise des hommes participe de l idéologie visant le maintien des privilèges des hommes sur le corps des femmes, ses produits, leur force de travail, leur temps, leur sexe. Le coup de force permanent qu est l appropriation de la classe des femmes par la classe des hommes S occuper des hommes, leur consacrer temps, énergie, attention et soins, n est-ce pas là le reflet de l assignation des femmes à des rôles déterminés, le reflet de la division sexuelle du travail Vous laissez d ailleurs entendre que le féminisme ne fait pas preuve « d empathie pour le sort de l homme, fait tout de même curieux, voire paradoxal, lorsque l on sait que le féminisme lui-même se présente avant tout sous les atours de la compassion, de l écoute et des douces vertus féminines . Le discours de la crise des hommes comporte donc un double piège: culpabilisation des femmes et des féministes, et mise au pas. Les femmes et les féministes sont sommées de s occuper des hommes, et très clairement refus de laisser de la place aux femmes dans l espace public, entre autres lorsqu il est question d égalité économique et politique.Ce que nous ne disons pas c est ; bien sûr que tous les hommes ne détestent pas les femmes. Mais puisque notre culture déteste les femmes, les hommes qui grandissent dans cette culture sexiste ont tendance à dire et à faire des choses sexistes, souvent sans s en rendre compte. Nous ne vous jugeons pas pour ce que vous êtes mais cela ne signifie pas que nous ne vous demandons pas de changer vos comportements. Ce que vous ressentez pour les femmes est moins important dans ce cas-ci que la façon dont vous vous comportez quotidiennement avec elles.
Dire que « tous les hommes sont impliqués dans la culture du sexisme » - tous les hommes, pas seulement quelques hommes ? sonne comme une accusation. En réalité, c est un défi. Vous, homme individuel, avec vos propres rêves et désirs, n avez pas demandé à naître dans un monde où le fait d être un garçon vous donne des avantages sociaux et sexuels sur les filles. Vous ne voulez pas vivre dans un monde où les petites filles se font violer pour ensuite s entendre dire par un tribunal qu elles l ont provoqué ; où les femmes sont mal payées et pas payées ; où on les accuse d être des putes ou des trainées parce qu elles demandent l égalité sexuelle. Vous n avez rien choisi dans tout ça. Mais ce que vous pouvez choisir dès à présent, c est ce qui se passera ensuite.
a écrit le 09/10/2013 à 9:37 :
Eh bien voilà , vous avez Yellen...En gros , vous n'êtes pas sortis du pétrin. Et vous allez comprendre très très vite...Je me marre !!!
a écrit le 19/09/2013 à 19:28 :
N'est-ce pas inquiétant cette obsession pour la parité? Toutes les femmes n'ont pas vocation à être une Angela Merkel ou Christine Lagarde.
Réponse de le 20/09/2013 à 14:54 :
Désolée de vous reprendre mais vous semblez le moins agressif et le plus a même à lire mon argumentation , merci si vous le faites : Je crois que c est vous Messieurs qui avez une obsession de la parité, vous diabolisez notre émancipation comme un effondrement structurel alors qu elle n est avec les cursus mixtes , statistiquement qu une simple normalité. Sauf çà démontrer que l incompétence relèverait anthropologiquement de la « nature » féminine , car le problème ne se pose pas pour un homme sauf « casserole » Vous sembler exiger d une femme qu elle appartienne à une élite d exception., Cette approche discriminatoire est simplement sexiste, vous ne voyez que l enveloppe sans vous soucier du contenant , la femme serait de par la volonté divine systématiquement inférieure au premier des imbéciles , Évidement cela n est que superstition. Dans les faits vous avez toute de même raison il faudra toujours un peu plus à une femme pour entrer dans la citadelle du pouvoir, et la première en toute discipline doit être reconnue brillante et méritante, donc systématiquement médiatisée. Mais aujourd hui qui se souvient de la première femme a avoir été reçue au baccalauréat, pourtant ce droit à se présenter n est pas si vieux que cela par rapport aux siècles d histoire ou les hommes ont détenu tous les pouvoirs. en privant les femmes de droits civiques . La décision revient toujours aux hommes qui verrouillent les accès c est en cela que le terme de « Parité» qui correspond simplement à la représentation démocratique de l autre moitié est un questionnement sur les droits de la personne La femme est elle incompétente pour les plus hautes fonctions , femme est elle une sous espèce comme Neandertal ou est elle l autre partie du même être humain sexué , Simplement peut être ces messieurs sont ils à l aise dans leurs pantoufles. Ce questionnement à bien eu lieu et la candidate incongrue a bien été « mise à poil » Mais à bien y regarder, sans préjugés comme les vôtres, Janet Yellen avait reçu le soutien de plusieurs dizaines d économistes de renom, qui dans une lettre ouverte appuyaient sa candidature, « remarquablement qualifiée », soulignant qu elle a été l une des premières à avertir que « les difficultés du secteur financier en 2007 risquaient de causer une récession majeure, et qu elle a cherché à ouvrir les yeux de ses collègues sur les problèmes du secteur du logement ». Lawrence Summers était en revanche très critiqué, par nombre d élus démocrates également, pour ses liens avec Wall Street et ses positions en faveur de la dérégulation bancaire?.
Statistiquement attendez vous a beaucoup de suite dans les nominations, le consensus est toujours mieux que les quotas humiliants pour nous. Sauf à mettre en place un apartheid du sexisme comme autrefois le racisme. Un jour prochain une femme sera présidentes des Etats Unis. J?espère que vous oublierez le fond culturel et vous vous direz simplement pourquoi pas et même ce n?est pas trop tôt, bon pour cette dernière remarque je rêve un peu.
a écrit le 18/09/2013 à 8:55 :
C'est vrai que c'est pas bête de donner les renes aux femmes juste avant que ca explose , comme ca on aura de parfaites bouc emissaires
Réponse de le 09/10/2013 à 14:26 :
J'ai le même raisonnement que vous ! Je m'étais fait la même remarque lorsque Hilary Cinton et Obama restaient en lice pour se présenter à la présidentielle américaine il y a 6 ans : un noir ou une femme (dans les deux cas une première), what else ? pour endosser la chute !
a écrit le 18/09/2013 à 0:34 :
Bravo Mesdames
a écrit le 17/09/2013 à 20:45 :
où sont les femmes? ... mais aux fourneaux, c´est la leur vraie place et....de temps en temps ailleurs...
a écrit le 17/09/2013 à 19:37 :
la plus jolie .... c'est tout de même MERCEDES MARCO DEL PONT, ARGENTINE.! ;o)))))))))
a écrit le 17/09/2013 à 19:30 :
sous le bureau voyons !
Réponse de le 17/09/2013 à 19:40 :
meu NON !!!
a écrit le 17/09/2013 à 19:27 :
ce n'est pas la nature du sexe qui m?intéresse mais la compétence !
Réponse de le 18/09/2013 à 1:17 :
Cela n'est pas du goût des amazones féministes guidées par la vengeance.
a écrit le 17/09/2013 à 19:19 :
http://www.youtube.com/watch?v=fuzSeidoz2A

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