Christian Noyer dénonce la taxe sur les transactions financières

 |   |  394  mots
Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer estime que la future taxe sur les transactions financière, telle qu'elle a été conçue par Bruxelles, pose une énorme risque pour les pays qui l'appliqueraient et doit être réécrite.
Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer estime que la future taxe sur les transactions financière, telle qu'elle a été conçue par Bruxelles, pose "une énorme risque" pour les pays qui l'appliqueraient et doit être réécrite. (Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
Le gouverneur de la Banque de France estime que la future taxe sur les transactions financière, telle qu'elle a été conçue par Bruxelles, pose "une énorme risque" pour les pays qui l'appliqueraient et doit être réécrite.

"Le projet de la Commission n'est pas viable et doit être entièrement revu". Voici ce qu'assure le gouverneur de la Banque de France au sujet du projet de taxe sur les transactions financières proposé par Bruxelles - qui pourrait rapporter jusqu'à 35 milliards d'euros par an -, dans un entretien au quotidien britannique Financial Times publié ce lundi.

"Je ne pense pas que cela ait été à un quelconque moment l'intention du gouvernement français de faire quelque chose qui déclencherait la destruction de pans entier de l'industrie financière française, provoquerait une délocalisation massive d'emplois et porterait atteinte globalement à la reprise", fait valoir Christian Noyer.

Une taxe qui menace les fonds monétaires français

Certes, onze pays emmenés à l'origine par la France et l'Allemagne ont dit être d'accord pour taxer les transactions financières selon le modèle développé par l'économiste américain James Tobin. Mais Paris estime que ce projet va trop loin, car il menace certaines spécialités financières françaises, comme les fonds monétaires, même si le ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici n'a de cesse de réclamer publiquement une taxe "ambitieuse".

Par ailleurs, Christian Noyer adresse au gouvernement de Jean-Marc Ayrault un message aussi encourageant qu'exigeant, poursuit le quotidien britannique. Ainsi, selon le gouverneur de la Banque de France, la croissance devrait revenir à son potentiel, "voire plus haut" en 2015. Une nécessité absolue pour la cote de popularité de François Hollande qui est au plus bas dans les sondages.

La France doit vraiment baisser ses dépenses publiques

"Mais il est crucial que la France augmente son potentiel grâce à des réformes structurelles". 

C'est pourquoi, après avoir misé sur une hausse des impôts pour baisser le déficit budgétaire, Christian Noyer estime que l'heure d'une baisse (drastique) des dépenses publiques a sonné:

"L'effort doit maintenant être entièrement axé sur les dépenses. Il doit y avoir une accélération de la réduction des dépenses - ce qui signifie une réduction en termes absolus".

Sans oublier les nécessaires réformes du marché du travail et des produits et services, pour l'instant mises de côté par le gouvernement. "Beaucoup de choses peuvent être faites, même en période de restriction budgétaire", assure-t-il.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/10/2013 à 12:25 :
La baisse des dépenses publiques devrait être "draconienne"; si elle est "drastique", en bon français, c'est qu'elle va nous filer la chiasse, ce qui est possible...
a écrit le 29/10/2013 à 12:18 :
C'est du bien léger et très paroissial. Le problème des dettes est mondial. Elles n'arrangent personne. Les Chinois veulent produire et les Grecs veulent consommer. En France, on continue de s'endetter, le budget n'est pas équilibré, l'objectif RESTE un budget NON EQUILIBRE donc une AUGMENTATION de la dette. C'est un objectif de défaite. Un budget équilibré dans combien d'années ? Une dette réduite de 50% dans combien de décennies ? Pas 1 milliard de moins aujourd'hui et combien en plus par an ? Qui va attendre ? La jeunesse mondiale est exaspérée de l'héritage et c'est normal, les anciens ont peur d'être abandonné, le milieu n'en peut plus, les investisseurs, les spéculateurs pleurent leurs rendements. Plus personne n'a envie d'attendre. Ne reste qu'à faire payer la dette à certains et rapidement. Les financiers optent pour les peuples et les peuples optent pour les financiers. Qui gagnera ? En raisonnant mondial, vous obtenez des scénarios plausibles où les créditeurs remiseraient les débiteurs et les créditeurs ont des intérêts à le faire (ex: imaginez une manif des chômeurs chinois, ce ne serait pas 100 000 dans la rue ...). Faire l'ONU de la dette alimenté par les créditeurs et la taxation des transactions et surtout les rapides (plus la spéculation que l'investissement, plus le Forex que le rachat de Nokia) et ensuite le plan Marshall de la dette.
a écrit le 29/10/2013 à 11:03 :
Depuis qu'avec l'euro il n'a plus de billets de banque à signer , il s'em... , alors il s'occupe de ce qui ne le regarde pas.
a écrit le 29/10/2013 à 9:07 :
Noyer le bon caniche des banquiers, il a bien travaillé, essayé de nous faire croire encore une fois que ce sera la catastrophe si on taxe la finance, PTDR toujours le même discours de puis 40 ans : touche pas à la finance ou le spectre du chômage sera sur toi.... il est grand temps de faire le ménage par le vide chez ces truands en col blanc.
a écrit le 29/10/2013 à 7:44 :
Incompétence étonnante de la part d'un gouverneur de la banque de France.
Si sur la taxe il a raison, sur la gestion de l'état, il n'a rien compris :

"Après une hausse des impôts, il faut une baisse drastique des dépenses de l'état."

L'effet sur la conjoncture économique est le même :
Augmenter les impôts, c'est vider le verre du peuple et du secteur privé pour rempli celui de l'état.
Les dépenses de l'état remette de l'eau dans le verre du peuple et du secteur privé en vidant celui de l'état.
La quantité d'eau ne varie pas
Si l'état refuse de reverser la quantité d'eau dans le verre du peuple et du secteur privé, ça revient exactement à la même chose que d'augmenter les impôts.(c'est pour cette raison qu'il y a environ 1an le FMI avait demandé à l'état allemand de ne pas réduire ses dépenses pour ne pas freiner la croissance de l'Allemagne)

C'est quand même grave de devoir expliquer de cette manière imagée à un gouverneur de la Banque de France.
Mais il ne peut parler librement, s'il pouvait le faire il vous dirait que le problème est que le verre de l'état fuit, que la fuite remplit les caisses des "investisseurs institutionnels " qui grâce à la loi de 1973 pompent les finances de l'état qui pour ne pas se retrouver avec un verre vide en prend de plus en plus dans le verre du peuple et du privé. Ils le feront jusqu'à ce que les deux verres soient vides. C'est le cas de la Grèce.
Je pense que bon nombre des journalistes économiques sont concernés par ces explications, si ce n'était pas le cas, ce serait la critique du journaliste qui a écrit l'article.
Quant au "beaucoup de choses peuvent être faites, qu'il les cite. Ce ne sont de toute façon que des "aménagements" qui n'auront que peu d'effet sur la situation globale de l'économie de la Nation , des aménagement du genre emplois d'avenir ou Rsa pour que les jaune ne meurent pas de faim.
Ces aménagement ne sont rien d'autre que l'organisation de la pauvreté.
a écrit le 28/10/2013 à 21:54 :
Encore une fois une menace de l'Enfer quand il s'agit de donner un petit coup de canif dans la montage de la finance de haut vol (dans toutes les acceptions du terme) ! Je ne suis nullement hollandiste mais il faut avouer que le SEUL monument d'argent qui puisse abonder au comblement de la dette, c'est bien le secteur du business finance. La taxation des plus-values sur les titres et produits dérivés ne ferait pas grand mal aux FCP.
a écrit le 28/10/2013 à 21:18 :
L'euro étant géré à Francfort, à quoi sert le "Gouverneur" de la Banque de France ? Des économies à faire ?
a écrit le 28/10/2013 à 18:41 :
J'espere qu'il ne s'est pas noye dans les details.
a écrit le 28/10/2013 à 12:50 :
A quoi servent les fonds monétaires ? A refinancer les banques sur le court terme, dont certaines sont très mal financièrement ...
a écrit le 28/10/2013 à 11:36 :
CETTE TAXES EST NECESSAIRE POUR QUE CHACUN VERSSE AU POT COMMUN DU PARTAGE DES RICHESSES. 32 MILLIARDS JE TROUVE ENCORE QUE C EST FAIBLE PAR RAPPORT A CE QUE PAYENT LES PAUVRES DES PAYS RICHES POUR RENFLOUES LEURS DETTES ???
Réponse de le 28/10/2013 à 15:38 :
Inutile de hurler, surtout pour montrer que vous n'avez pas compris le problème...
Réponse de le 28/10/2013 à 17:44 :
et vous ,que partagez vous comme richesse?
Réponse de le 28/10/2013 à 22:29 :
A Rockit et Yves : On n'a pas tant de richesses à partager, mais pour ce qui est des dettes, nous sommes bien là !!
Réponse de le 29/10/2013 à 8:20 :
tout à fait d'accord avec vous .Il faut que cessent les ponctions continuelles sur les entreprises et les salariés.Je trouve scandaleux de taxer l'épargne d'"autant plus que ces fonds sont investis dans l'économie
a écrit le 28/10/2013 à 10:59 :
C'est bien Christian Noyer tu as bien transmis le message des banques, tes patrons, tu as bien essayé de faire peur en disant qu'on allait mettre des gens au chomage et détruirait l'économie. Mais bon soyons honnete, la taxe ferait gagner 35 milliard par an pour combien de centaines de milliards gangnés en bénéfices par les banques ? La ponction est donc faible, mais dans cette société ou seul l'argent est roi, pas la culture ou la science, l'argent gouverne donc il n'y a pas de petit profit et on essaie de mettre la pression sur Bruxelles et ce gouvernement. C'est le jeu me direz vous, moi je pense que c'est une honte mais c'est personnel. Qu'ils s'étouffent avec leur pognon idéalisé en dieu. Pauvre société
a écrit le 28/10/2013 à 10:56 :
Il devient très lassant d'entendre tous ces "responsables" non responsables, spécialistes de la communication, et incapables d'agir. Cour des comptes et banque de France, + Bercy, même combat, discours de faux c..
a écrit le 28/10/2013 à 10:25 :
il ferait mieux de dénoncer la politique désastreuse de Bruxelles
Réponse de le 28/10/2013 à 19:12 :
La politique de Bruxelles est désastreuse comme on l'applique nous. Berlin l'applique à la lettre et l'Allemagne fonctionne. Je vous accorde qu'un mélange de Bruxelles avec du Flamby ça fait 0. La croissance actuelle d'ailleurs
a écrit le 28/10/2013 à 10:14 :
Pour bien entamer la baisse des dépenses publiques, on pourrait commencer par la Banque de France.
Réponse de le 28/10/2013 à 10:34 :
Quel est le rapport, svp ?
Réponse de le 28/10/2013 à 10:48 :
La banque de france est indépendente depuis 1973. C'est tes impôt qui la font vivre.... Pire elle donne 4 à 5 milliards d'euros par an a l'état français sur ses bénéfices propre. T'aimerais mieux que nos chers gourvernement ailles les chercher sans nos poche toi ?????
Réponse de le 28/10/2013 à 11:01 :
On voit bien pour qui se monsieur travaille. On peut taxer à volonté les Français moyens avec de nouvelles taxes tous les jours mais par contre impossible de toucher au monde de la finance
Réponse de le 28/10/2013 à 13:58 :
Quelle incohérence affligeante... "Elle nous coûte de l'argent et est financée avec nos impôts, mais elle finance l'Etat à hauteur de 5 milliard d'euros"... no comment
Réponse de le 28/10/2013 à 17:38 :
La Banque de France est propriété de l'état Français, donc ces dépenses sont intégrées au sens large aux dépenses publiques: voilà le rapport. La loi de 1973 ne la rend pas indépendante mais peut-etre aviez vous en tête la loi de 1993. Les bénéfices de la Banque de France sont issus de prêts et de placements de capitaux issus de... l'état français ! Dernier point, à l'heure de l'euro on pourrait se poser la questions de l'intérêt de conserver des banques centrales en plus de la banque centrale européenne
Réponse de le 29/10/2013 à 9:21 :
1°) La BdF rapporte à l'Etat au titre de l'IS et du dividende versé sur son résultat. Si elle fait des bénéfices, comme vous le soulignez en fin de message, je ne vois pas bien le problème.
2°) La restructuration dont elle fait l'objet est suffisamment contestée par les syndicats pour qu'on puisse lui faire crédit d'un effort pour réduire la voilure. Vous vous montrez soit ignorant, soit de mauvaise foi.
3°) "Ses prêts et placements de capitaux" sont une mission de service public qui lui est confiée par l'Etat dans le cadre d'un monopole, encore une fois, je ne vois pas bien le problème. A moins que vous ne préfériez un système de free banking...
4°) Les banques centrales nationales participent à l'élaboration et à la mise en oeuvre de la politique monétaire et font partie d'un même bloc institutionnel, l'Eurosystème. L'ensemble des mesures de politiques monétaires sont faites au nom de l'Eurosystème. Votre critique n'est que cosmétique.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :