La Grèce et la troika sont enfin parvenues à un accord

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Antonis Samaras, premier ministre grec, a promis qu'il n'y aurait pas de nouvelle vague d'austérité en Grèce
Antonis Samaras, premier ministre grec, a promis qu'il n'y aurait pas de nouvelle vague d'austérité en Grèce (Crédits : reuters.com)
Athènes assure que cet accord, arraché après sept mois de dures négociations a été acquis sans "nouvelles mesures d'austérité."

Enfin ! Après sept mois de négociations marqués par des claquements de portes et des éclats de voix, la Grèce et la troïka ont parvenus à un accord pour débloquer la tranche de l'aide du MES et du FMI.

"Une longue période de tribulations s'est achevé aujourd'hui", a indiqué le premier ministre grec Antonis Samaras. De son côté, le ministre des Finances Iannis Stournaras a évoqué "sept mois très, très difficiles"

Aucune nouvelle mesure d'austérité

Antonis Samaras a insisté sur le fait que l'accord ne comportait "aucune nouvelle mesure d'austérité". Il a, au contraire, mis en avant  les mesures qui pourraient soutenir l'économie : 500 millions d'euros pour un million de Grecs parmi les plus pauvres et une baisse de la contribution d'assurance maladie pour les employeurs et les salariés. Vingt millions d'euros seront également débloqués d'urgence pour l'aide aux sans abris. 

Ces 500 millions seront prélevés sur l'excédent budgétaire primaire (hors charge de la dette) dégagé par la Grèce en 2013 pour la première fois depuis dix ans et que le gouvernement avait promis de consacrer en grande partie aux plus vulnérables.

Enfin, 2,8 milliard d'euros de dettes publiques seront remboursés au secteur privé. Néanmoins, le premier ministre a indiqué que "l'effort continuait".

Contreparties inconnues

Athènes n'a en revanche pas précisé la nature de l'arrangement qui avait été trouvé avec les créanciers sur plusieurs réformes auxquelles le pays renâclait: libéralisation de certains marchés, notamment lait, livres et médicaments, simplification des procédures de licenciement collectif, poursuite des mises en disponibilité dans la fonction publique en 2015.

Selon les médias grecs, ces deux derniers points auraient été, au moins temporairement, gelés. Il serait extrêmement délicat à les faire adopter par la majorité parlementaire réduite à 153 sièges sur 300.

Excédent primaire et baisse des taux

La Grèce a dégagé sur les deux premiers mois de 2014 un excédent primaire de 2,07 milliards d'euros, soit le double de l'objectif fixé par la troïka. La rumeur veut qu'Athènes espère revenir avant les élections européennes sur le marché de la dette souveraine avec une émission à long terme.

Sur le marché, le taux grec s'est considérablement détendu à l'annonce de l'accord. Le taux à 3 mois est ainsi passé de 3,6 % à 3,1 %, tandis que le 10 ans reculait à 6,87 %, soit un recul de 18 points de base (0,18 point de pourcentage).

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Commentaires
a écrit le 19/03/2014 à 9:28 :
Je m'imagine dans la peau du premier ministre Antonis Samaras,tous les mois les bonnes nouvelles arrivent (-26% de pib fin 2013),heureusement il a fait mettre des barreaux aux fenêtres de son bureau.C'est le Néron de la Grèce,il regarde bruler la cité,sacré Antonis va.Je ne me moque pas on a les mêmes à la maison.
a écrit le 19/03/2014 à 7:51 :
Que des magouilles opaques...pour sauver les financiers ...et les politiques...on va retrouver GSachs aux commandes?
a écrit le 18/03/2014 à 19:20 :
Curieux pour voir ce qu'il restera de la Grèce le jour où il n'aura plus d'euro ni d'Union Européenne, ce pays sera donc livré aux banques internationnales et au FMI et alors là on assitera LA vraie tragédie grecque.
Réponse de le 19/03/2014 à 3:57 :
posez vous d'abord la question, que sera la France sans Europe ni Euros ? Vous verrez si vous êtes honnête, que c'est encore plus effrayant.
Réponse de le 21/03/2014 à 18:55 :
L'Angleterre a toujours sa monnaie et l Allemagne dans un sens aussi et nous nous sommes commes des cons avec l'euro une monnaie d'escroc.
a écrit le 18/03/2014 à 18:58 :
Ce n'est pas la grece qui s'accorde avec la troika mais des politiques pourris et corrompus par l'union europeenne
Réponse de le 18/03/2014 à 20:38 :
+ 10000
a écrit le 18/03/2014 à 18:55 :
Super nouvelle, pendant que les "investisseurs" se paient sur le dos de la bête... http://www.express.be/business/fr/economy/16-chiffres-qui-montrent-qui-paye-la-crise-grecque/203562.htm
a écrit le 18/03/2014 à 18:43 :
Super nouvelle pour les "investisseurs" ! Ils vont pouvoir plumer encore plus le pays puisque la dette s'alourdit d'année en année (près de 180% du PIB fin 2013). L'esclavage connait une nouvelle ère dans les pays du sud de l'Europe, vive l'EU de la paix, du plein emploi et de la prospérité !
Réponse de le 18/03/2014 à 20:37 :
La triste réalité. Les vautours tournent autour de nous maintenant !
Réponse de le 19/03/2014 à 11:36 :
vous avez raison TC. Mais une remarque "l'europe" n'est pas une entité desincarnée. L'Europe en tant qu'état n'existant pas, ce qui est fait en grèce est le choix de nos gouvernements. La politique actuelle et demandée à la Grèce est celle que le conseil des chefs d'états en Europe exige d'elle. Cela n'excuse en rien ce qu'on fait subir aux grecs sans leur laisser entrevoir une lumière au bout du tunnel, on interdit encore à la BCE d'intervenir sur les marchés, et on fait de nouveaux prêts pour payer les dettes passées et les intérêts de ces dettes. Aucun projet industriel pour aider l'économie grecque, aucun projet d'infrastructure, aucun de fond structurel pour aider la population grecque à se sortir de cette crise. Je m'étonne encore que la Grèce n'ait pas basculé dans la révolution.
Réponse de le 19/03/2014 à 13:23 :
@ 19/03/2014 à 11:36 - C'est le choix des nos gouvernements dans le cadre des traités européens, oui ! Tout comme le rôle de la BCE qui ne s'en tient qu'à la recherche de la stabilité des prix. Traités qui sont, je vous le rappelle, gravés dans le marbre puisqu'il faut l'unanimité pour qu'ils soient révisés, autant dire qu'à 18 pays (pour la politique monétaire de la zone euro) ou 28 (pour l'UE), ça ne risque pas d'arriver. Le piège, il est là, c'est pourquoi il faut sortir de l'UE au plus vite.

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