Europe : la grande désunion

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Le siège de la Commission à Bruxelles.
Le siège de la Commission à Bruxelles. (Crédits : reuters.com)
Le "choc salutaire" des européennes semble un vain espoir. Les grands dirigeants européens se concentrent désormais sur leurs enjeux nationaux, tous divergents.

Plus que jamais une Union européenne en lambeaux et sans orientation qui est sortie des urnes voici une semaine. Ceux qui espéraient voir dans la montée des euroscepticismes et dans la persistance de l'abstention un « choc salutaire » capable de réveiller les chefs d'Etats et de gouvernements et de les conduire à une « réorientation » de l'UE en sont, semble-t-il pour leurs frais. Le tableau qu'offre l'Europe est plus que jamais celui de la désunion et de l'impuissance. Bien que prévisible et largement annoncé, le succès des partis critiques ou hostiles à l'UE dans plusieurs pays semblent avoir désorienté les dirigeants européens. Et, plus que jamais, ce sont les logiques nationales qui dominent.

Le calcul de David Cameron

L'exemple le plus frappant en aura évidemment été les propos révélés ce samedi de David Cameron qui aurait menacé de ne pouvoir « garantir » le maintien du Royaume-Uni dans l'UE si Jean-Claude Juncker était porté à la tête de la Commission. La tactique du premier ministre britannique est limpide : il s'agit de durcir le ton pour répondre à l'irrésistible montée de l'UKIP. Un sondage publié par The Independent vendredi dernier révélait que plus de 80 % des électeurs UKIP lors des élections européennes envisageaient de voter UKIP lors des élections générales de l'an prochain. C'est clairement une raison de paniquer pour le locataire du 10 Downing Street, car alors le jeu politique anglais demeure un jeu à trois, avec le parti de Nigel Farage. Pour David Cameron, la priorité est donc de durcir le ton à Bruxelles pour ramener une partie des électeurs UKIP vers les urnes et de préparer, pourquoi pas ?, une coalition future avec les eurosceptiques pour demeurer premier ministre.

L'Europe est donc pour David Cameron un enjeu d'abord national. Sa « réforme » à la britannique, avec plus de subsidiarité, plus de libéralisme, serait surtout un triomphe qu'il pourrait arborer dans les rues de Brimingham ou de Southampton l'an prochain. Ce n'est donc pas un hasard s'il veut se faire entendre sur la question du président de la Commission, la plus urgente du moment.

La nécessité de l'action de Matteo Renzi

A l'autre extrémité de l'Europe, Matteo Renzi joue également gros avec « sa » réforme de l'UE. Son très bon score aux européennes (40,1 % des voix pour son parti, le PD) est une invitation à agir. Dans un pays où la confiance dans l'UE s'est effondrée ces deux dernières années et dont l'économie a beaucoup souffert des politiques d'austérité, Matteo Renzi a représenté l'espoir d'une « autre Europe », plus solidaire et plus soucieuse de la croissance. Voici pourquoi, à peine les urnes fermées dans la péninsule, le jeune loup de la politique italienne a promis que « l'Europe changerait. » Et il l'a répété toute la semaine dernière. Il est allé à Bruxelles afin de faire fléchir Angela Merkel, de lui faire enfin comprendre qu'une politique seulement axée sur la réduction des déficits ne permettra pas à l'Europe de profiter de la reprise.

Sa réputation de « Demolition Man », que Matteo Renzi a obtenu en renversant les blocages du jeu politique italien, lui offre un capital de confiance certain en Italie. Mais ce capital, il le sait aussi, s'épuise un peu plus chaque jour si l'UE, précisément, ne répond pas aux attentes de ses concitoyens. Le Mouvement 5 Etoiles de Beppe Grillo, aussi divisé et hétéroclite soit-il, pèse encore un cinquième des voix et ne demande qu'un échec de Matteo Renzi pour prospérer à nouveau. Le président du conseil le sait et joue, lui aussi, sa survie politique sur son influence à Bruxelles. Pour le moment, il tente de jouer la  carte de la tentative d'alliance avec Berlin, mais si Angela Merkel demeure inflexible, lui aussi n'hésitera pas à aller au conflit.

Une France illisible et sans poids

Troisième larron, François Hollande est plus que jamais illisible. Là encore, la logique interne domine. Tout en réclamant, lui aussi, une « Europe plus soucieuse de la croissance », il s'efforce de prouver à Angela Merkel que la France demeure dans la voie de la vertu tout en demandant comme David Cameron une Europe moins présente « là où ce n'est pas nécessaire. » Sur la question du président de la Commission, il a mollement soutenu Jean-Claude Juncker. Assez peu audible en Europe, comme en France, sa voix ne semble pas décisive. L'exécutif français semble tétanisé par le poids du FN dans la politique intérieure et par la désertion du PS par les électeurs. Il sait que, quoi qu'il fasse, cela lui sera reproché. Alors, il semble déterminé à ne rien faire, à ne pas peser sur l'avenir de l'Europe et à se laisser porter par le courant. Une grande force européenne, la France, est aujourd'hui inopérante.

La fin de l'axe Londres-Berlin

Tout ceci laisse Angela Merkel au centre du jeu européen. Mais plus que jamais, la chancelière semble immobile. Tentée d'abandonner Jean-Claude Juncker, elle l'a finalement soutenu du bout des lèvres. Elle ne semble pas prête à répondre aux demandes de David Cameron, car l'Allemagne poursuit depuis 2010 une politique d'intégration et d'uniformisation de la zone euro qui laisse les autres pays contraints soit d'avancer vers la zone euro, soit de se détacher de l'Europe. Tentée un moment de jouer Londres contre Paris, la chancelière sait désormais que cette alliance est inutile compte tenu de la faiblesse française. Elle semble donc prête à l'épreuve de force avec le premier ministre tory.

L'inévitable refus d'une « autre Europe » par Berlin

Face à Matteo Renzi, elle se montre plus conciliante. En façade du moins, car par la voix de son ministre des Finances Wolfgang Schäuble, l'Allemagne continue de se montrer inflexible et de brandir la menace de « l'aléa moral. » Vendredi, ce dernier a continué à présenter toute action d'envergure de la BCE comme un soutien indirect aux Etats et donc une incitation pour ces derniers à renoncer aux réformes. Moins que jamais, Berlin ne fait confiance à « ses partenaires. » Matteo Renzi risque donc de se heurter là à un mur. Angela Merkel semble décidée à réclamer encore des gages, sous forme de consolidation budgétaire et de réduction de la dette, aux pays de la zone euro avant d'accepter toute mutualisation. Il n'est pas à exclure qu'elle ressorte même les fameux « contrats de compétitivité » qui mettraient chaque pays sous la surveillance directe de la commission comme condition à toute réforme.

La crainte paralysante d'AfD

Pourquoi cette inflexibilité ? Comme David Cameron, quoique à un niveau moindre, Angela Merkel est menacée par les eurosceptiques d'AfD. Les 7 % obtenus lors du scrutin européen, malgré les querelles internes et un programme flou, doivent faire réfléchir la chancelière. Si le gouvernement fédéral allemand accepte d'avancer dans la mutualisation des dettes en Europe, elle donnera du grain à moudre à AfD. Or, ce parti semble avoir fait le plein des électeurs libéraux déçus. Désormais, il chasse sur les terres électorales de la CDU et de la CSU, les deux partis conservateurs de la chancelière. Depuis une semaine, la presse allemande se focalise sur AfD qui est devenu le phénomène politique du moment outre-Rhin. De quoi encore inquiéter la chancelière qui gouverne avec les Sociaux-démocrates, ce qui ne plaît pas à tout le monde dans son camp. Un des principes de la politique allemande risque donc d'être dans les prochaines semaines l'immobilisme.

Une Europe comme un canard sans tête

On le voit, les quatre grands pays de l'UE semblent aller dans des directions opposées. Dominés par leurs agendas nationaux, les dirigeants européens semblent désormais incapables de penser l'Europe et de proposer une réforme d'envergure de l'UE. Les décisions à venir risquent donc d'être des décisions du « moindre mal », des compromis assurant le maintien d'un équilibre précaire et d'une gouvernance qui a été sanctionnée le 25 mai. Rien de pire ne pouvait arriver à l'Europe qui est donc condamnée à demeurer cette superstructure bureaucratique obsédée par une illusoire « stabilité. » Mais pouvait-il en être vraiment autrement ?

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Commentaires
a écrit le 07/06/2014 à 15:39 :
C'est super l'EUROPE :
- les usines en europe de l'est
-les fraudeurs au Luxembourg,ou à la City
- les retraités au Portugal
- les sièges social en Irlande ou aux pays bas

-par contre les chômeurs c'est pour la france
a écrit le 03/06/2014 à 2:57 :
C'est l'Europe des Nations décrite dans cet article qui a atteint ses limites ! D'où la nécessité de faire avancer l'Europe vers un système de type fédéral ou confédéral selon les thèmes à traiter en commun. Sinon on aura toujours ces tiraillements des Nations.
Réponse de le 03/06/2014 à 7:27 :
Oui je pense aussi qu'il est temps de faire avancer l'Europe qui n'a pas été soutenue depuis Chirac en France. C'est notre avenir.
Réponse de le 03/06/2014 à 8:16 :
A part les éternnelles formules incantatoires et les promesses de lendemain qui chantent, ce qu'on constate surtout, ce sont les dégâts du grand marché financiarisé et ouvert à tous les vents et la montée des populismes. Vos technocrates de l'EURSS ont réussi l'exploit de faire détester l'idée européenne par 25% du corps électoral et de rendre les autres citoyens pour le moins "euroseptiques" ou "euroréalistes"...
a écrit le 02/06/2014 à 23:46 :
L'Union Européenne fonctionne comme une dictature puisque la Commission de non élus à les pouvoirs législatif et exécutifs. Tous ceux qui veulent "changer l'Europe" ne nous parlent jamais de l'article 48 du TUE qui prévoit que toute modification des traités ne peut se faire qu'avec l'unanimité des 28 pays membres quelque soit le mode de révision choisi, ordinaire ou simplifié. Obtenir l'unanimité sur 28 est en pratique irréalisable. Pour ceux qui veulent comprendre rendez vous sur le site de François Asselineau et de l'UPR.
a écrit le 02/06/2014 à 18:25 :
Romaric Godin écrit : "Mais pouvait-il en être vraiment autrement ?" Eh bien, non, justement. L'Europe, c'est quoi en définitive ? C'est un grand marché commun avec une monnaie commune où il faut être toujours plus compétitif que son voisin pour faire du fric et encore du fric au détriment de tout le reste et surtout du travail et du social, là où il y a encore de la marge à prendre. Il ne faut donc pas s'attendre à ce que l'Allemagne donne entre 12 et 15% de son PIB chaque année (si l'Europe fédérale existait) aux pays dont la balance commerciale est déficitaire. L'Europe, telle qu'elle a été postulée (marché commun), ne peut être que cela et rien d'autre. Alors ceux qui disent "on va changer l'Europe"... Faudrait qu'ils se réveillent un peu, ça fait plus de 35 ans, qu'ils nous la serine !
Réponse de le 02/06/2014 à 20:05 :
l'Allemagne travaille" pour l'Allemagne ! en affaires, il n'y a ni sentiments, ni sensibleries....on est loin des échanges cordiaux, etc que l'on nous avait fait miroiter....
Réponse de le 03/06/2014 à 3:03 :
C'est depuis Chirac en France que l'Europe n'évolue plus, ce n'est pas une fatalité. Par ailleurs l'Europe est loin de n'être qu'un "marché" où chaque pays est en compétition. C'est mal connaître les nombreux porgrammes européens et coopérations, échanges inter entreprises etc. Et on peut mieux faire encore mais il faut le vouloir et pas voter FN.
a écrit le 02/06/2014 à 16:56 :
Ce que l'on voit surtout, c'est qu'un unique objet est au centre du problème : l'euro.

C'est lui qui pousse à un renforcement de Bruxelles que les Anglais ne souhaitent pas, même s'ils ne sont pas concernés.
Et c'est aussi lui qui pose la question de la mutualisation (qui ne sera évidemment jamais acceptée par l'Allemagne, en tout cas à des niveaux suffisants) et donc crée les divergences entre l'Allemagne, la France et l'Italie.

Sa création apparait donc une fois de plus comme un mauvais choix.
Réponse de le 03/06/2014 à 3:06 :
Ce n'est pas l'euro le problème, c'est une monnaie comme une autre. Ce sont les dérives de certains pays qui le composent et qu'il faut réduire. A quels taux emprunterions nous si nous n'étions dans l'euro ? Avec quelques 2000 milliards de dettes, 5% de taux en plus c'est 100 milliards en plus par an !
Réponse de le 03/06/2014 à 6:24 :
Posez vous plutôt la question de l'origine de la dette et de l'intérêt des oligarques à ce qu'elle serve leurs main mise sur les richesses (plutôt que de troller des éléments de langage des banksters ...)
Réponse de le 03/06/2014 à 7:37 :
La dette existait avant que l'Union européenne ait ete constituée sous sa forme actuelle et avant l'euro, donc c'est bien la preuve que ce sont des bouc émissaires faciles ! Et quant aux subprimes elles ont touché la grande majorité des pays y compris hors Europe. C'est donc fou ce qu'on peu lire comme bêtises et raccourcis débiles !
Réponse de le 03/06/2014 à 8:18 :
La loi de 1973 (dite Pompidou Rotschild) excluant le financement du trésor par la banque de France et rendant obligatoire l'appel aux marchés financiers, coïncide bizarrement avec les premiers déficits chroniques des finances publiques et les taux d'intérêts qui ont grassement enrichi les rentiers...
Réponse de le 03/06/2014 à 17:37 :
Les déficits coïncident avec le choc pétrolier et cela vous oubliez de le dire...
a écrit le 02/06/2014 à 16:44 :
D'une oligarchie libérale et prédatrice, la France a basculé dans un simulacre de socialisme coincé entre les mesures d'austérité de Berlin et les impositions boursières venant des agences de notation, pour finalement ne rester qu'une pure kleptocratie inefficace… hélas.
Réponse de le 03/06/2014 à 3:11 :
Ce n'est pas 2 ans de socialisme qui est responsable de plus de 30 ans de laisser aller. On ne règle pas quelques 2000 milliards de dettes facilement, il n'y a pas de marge. Comment être "efficace" sinon à travailler plus et mieux à plus bas prix etc.
Réponse de le 03/06/2014 à 17:54 :
Pangloss Dans cette période 14 ans de socialisme,17 ans de droite ça nous fait 31 ans bah c'est pour le service.
a écrit le 02/06/2014 à 15:54 :
France, réveille toi, l’Europe est morte la grande Allemagne est de retour
Réponse de le 02/06/2014 à 21:16 :
C est la guerre qui vous manque? Calmez vous enfin!
Réponse de le 03/06/2014 à 15:08 :
La guerre économique, ne fantasmer pas! on vous bat à chaque fois
a écrit le 02/06/2014 à 15:49 :
les gentilles fourmis allemandes doivent diriger les méchantes cigales françaises. lafontaine
Réponse de le 02/06/2014 à 18:29 :
À part le petit fabliau ridicule (quand on connaît l'endettement allemand et l'état catastrophique des banques de notre grand voisin) qu'avez-vous appris en économie ?
a écrit le 02/06/2014 à 15:45 :
l'Allemagne commence à prendre petit à petit le controle de la France et des autres pays de l'Europe comme cela est déjà arrivé dans le passé.
Réponse de le 02/06/2014 à 20:06 :
c'est à craindre..
Réponse de le 02/06/2014 à 22:09 :
L'Allemagne ne commence pas elle continue ce qu'elle a commencé, l'Europe est faite beaucoup pour leur intérêt et un peu pour arroser les dirigeants des pays qui en font partie histoire qu'ils ferment les yeux...
Réponse de le 03/06/2014 à 3:14 :
L'économie allemande se portait plus mal que celle de la France il y a quelques années. Elle a une démographie défavorable etc. L'Allemagne ne fait pas toujours des bons choix, donc plutôt que de critiquer les allemands, mieux vaut analyser nos propres erreurs !
a écrit le 02/06/2014 à 15:38 :
les allemands ne pensent qu'a eux comme d'habitude. Ils profitent à fond de l'euro et les autres peuples crèvent de cette monnaie trop forte et de l austérité. Les français n'ont pas à être à leurs ordres. Un peu de fierté !
Réponse de le 02/06/2014 à 21:18 :
Envoyez donc la force de frappe qui est d ailleurs trop cher pour la France. Encore du gaspillage inutile!
Réponse de le 03/06/2014 à 3:17 :
Les français ont choisi de faire des sociétés de service quand les allemands qui ne pensent pas plus à eux que les français" développaient des créneaux industriels incontournables. Au lieu de fustiger les allemands, il faut repenser nos tratégies et travailler mieux !
Réponse de le 03/06/2014 à 15:14 :
Eh, oui pendant que l'on dépensait des millards pour la dissuasion nucléaire, les allemands bâtissaient une industrie solide. Mais quand poutine attaquera , on verra si c'est un gaspillage.
a écrit le 02/06/2014 à 15:32 :
on en marre d'Angela Mercedes qui dirige tout et coule l'Europe !
Réponse de le 02/06/2014 à 16:42 :
Alors tu peux imaginer si c'était un François Peugeot au volant ?
Réponse de le 02/06/2014 à 18:30 :
Parlez plutôt de Scooterman 1er le soumis !
Réponse de le 03/06/2014 à 15:19 :
Alors , l’épicière Merkel , elle n'est pas à la hauteur de ses prédécesseurs, dommage, elle donne l'impression d'être francophobe
a écrit le 02/06/2014 à 12:05 :
Puisque le divorce est déjà dans l'air, j'imagine qu'il y aura deux zones euro : celle des riches austères (l'Allemagne, le Benelux, l'Autriche et les nordiques) et celle des cigales endettées (France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Irlande…). Tant que l'euro durera, bien sûr, après on reviendra aux monnaies nationales.
Réponse de le 02/06/2014 à 13:26 :
Mettre la belgique surendettée et le paradis fiscal luxembourgeois parmi les pays sérieux "austères" suffit à ridiculiser totalement le propos pontifiant de celui qui a retenu une seule petite fable de toute sa scolarité ...
Réponse de le 02/06/2014 à 16:41 :
Bon, d'accord, on met aussi la Belgique dans la barque des cigales endettées, allez...
a écrit le 02/06/2014 à 12:00 :
La France était la grande européïste quand tout avait l'air de marcher pour elle, on rêvait de tirer las rênes de l'Europe, de l'Afrique, du Maghreb... à côté de l'Allemagne, ah que c'était beau... Aussitôt que les engrenages économiques de la "locomotive" (et qui n'a existé que pour les médias) se sont grippées, le "couple" a entré en crise et, selon la presse de boulevard, il est au bord du divorce actuellement. De l'adultère en vue ? Y en aura-t-il des orphelins ? sont-ils nombreux ?….
a écrit le 02/06/2014 à 10:42 :
tous les europeens ne sont pas a egalite d endettement donc il va falloir plus de temp ,pour ne pas apauvrire les peuples par trop de prelevements en impots et taxes , la reprise depand de cela , NOS DIRIGENTS DEVRONT EN TENIR COMPTE???
a écrit le 02/06/2014 à 9:40 :
Comment les allemands pourraient ils accepter la mutualisation? Ç est quoi cette tentative de raquette? Quand on connaît le niveau de gaspillages et de privilèges incroyables en France dans tous les domaines étatiques et notamment au niveau territorial la seule solution pour les allemands va être de arrêter l aventure européen avec des pays tels que la France et de créer un Europe unie différente faite de pays de bonne fois.
Réponse de le 02/06/2014 à 10:18 :
Europe unie = Europe allemande?
Réponse de le 02/06/2014 à 11:11 :
Non s unir avec des pays qui ont envie de s unir avec elle.
Réponse de le 02/06/2014 à 13:27 :
En attendant vos fautes d'aurtaugraf piquent aux yeux ...
Réponse de le 02/06/2014 à 13:46 :
Au cas ou vous auriez raté plusieurs épisodes de l'histoire, la France, et les Français refusent de continuer dans cette "union" européenne. (référendum de 2005 et les dernière elections européennes en date)

Tant que nos élites continuerons de trahir la volonté du peuple, rien ne changera...et nous finirons dans le mur.
Réponse de le 02/06/2014 à 15:35 :
Nous n'avons pas de leçon à recevoir des allemands
Réponse de le 02/06/2014 à 16:55 :
Non le "peuple" n'a pas montré sa volonté de quitter l'Europe lors des dernières élections. Car les 25% d'électeurs de l’extrême droite n'ont aucune légitimité pour prendre le pouvoir sur les 75% restants. Ils ne veulent de compromis avec aucun autre partis, et donc ils resteront minoritaires et sans pouvoir, c'est dans l'ordre des choses. Il faut que la coalition soit majoritaire pour diriger.
a écrit le 02/06/2014 à 9:18 :
L'exemple de l'Allemagne, ne donne pas aux autres l'envie de faire des efforts qui ne seront de toute manière pas récompensé.
Réponse de le 02/06/2014 à 10:09 :
Mais contrairement à la France par exemple les allemands ont assumés et fait les efforts nécessaires au moment qu il fallait . Et en France la mentalité aujourd hui c est que le récompense doit surtout pas être le fruit d un effort. Il ne faut pas que les allemands se laissent faire par les mauvais élèves.
Réponse de le 02/06/2014 à 13:29 :
Ce n'est pas parce que maman a fauté en 43 qu'il faut déblatérer à torts et à travers ...
Réponse de le 02/06/2014 à 13:48 :
le mauvais élève ?

Vous en avez pas marre de ressortir constamment cette fable pour enfant qu'on sert a longueur de journée a la population dans un seul et unique but: fabriquer le consentement !

Le consentement de la soumission d'un peuple...le mieux, le votre, le notre !
Réponse de le 02/06/2014 à 15:53 :
vous savez bien que nous sommes des cigales ou des coqs laids face aux beaux aigles allemands ou courageuses fourmis allemandes.
Réponse de le 07/06/2014 à 15:33 :
L’Europe c'était donc un moyen de faire renaître la grande allemagne
a écrit le 02/06/2014 à 8:48 :
"une Europe moins présente « là où ce n'est pas nécessaire. »",là je crois que certains ont oubliés les fondamentaux des traités européens,ne demeurent hors champs que les domaines ne figurant pas dans les traités,mais là aussi la commission procède par intégration progressive.
a écrit le 02/06/2014 à 8:31 :
votre article m'a bien amusé , en effet l'Europe est un canard sans tete , on le voit comment madame Merkel a minoré le vote des extrêmes aux élections , elle défausse ce vote sur des enjeux autres qu'européen .. autisme total et effrayant .. en gros elle se moque totalement de la colère de millions d'européens , mais a jouer a cela on va récolter bien pire encore et les divisions apparaissent déjà , pis encore a venir les prochaines élections nationales d'ici 2018 .. on va assister a un effondrement des partis modérés si cet aveuglement et que le PPE européen propose encore des inepties car depuis 6 ans c'est catastrophique .et ne marche pas .. l'Europe est a un moment crucial
Réponse de le 02/06/2014 à 9:20 :
C est pas l'Allemagne méchante qui a comme seul but d affaiblir les autres. C est à chaque pays de faire ce qu il faut et d assumer les conséquences. Mais il faudrait être honnête sur l état réel de l Europe et aussi sur les avantages de créer une Europe de lus en plus unie.
Réponse de le 02/06/2014 à 13:54 :
Bonjour,

Vous vivez au pays des bisounours. Il n'y a pas d'amitié, il n'y a pas de couple franco-allemand, il n'y a que des états qui défendent leur intérêts et se livrent a une guerre économique sans nom....il n'y aura JAMAIS d'union au sens ou vous l'entendez.

C'est du business, il serait temps d'en prendre conscience !

Il est là le vrai problème, on ne fait pas de la politique avec des idées, on fait de la politique avec des RÉALITÉS.

Reveillez vous.
Réponse de le 02/06/2014 à 15:44 :
ni de politique, des affaires avec DES SENTIMENTS ! ça n'existe PAS !
a écrit le 02/06/2014 à 8:21 :
Ps: au fait, si l Europe suivait les ordres français tout irait bien. C est clair! Heureusement les allemands sont politiquement et humainement plus loin que certains français et ne se laisse pas comme autrefois entraîner dans des conflits qui profitent uniquement aux très riches français! Continuez a attiser la haine bravo et répandre des idées fausses sur les intentions des autres européens.
Réponse de le 02/06/2014 à 13:29 :
Pathologique le fiel anti français ...
Réponse de le 02/06/2014 à 13:51 :
En 1940 vous auriez été probablement taxé de collabo.

L'histoire de France est d'ailleurs truffé d'anecdotes concernant nos élites collabos qui préférèrent se soumettre a l’ennemi extérieur plutôt qu'a "l'ennemi" intérieur (le peuple).
a écrit le 02/06/2014 à 8:17 :
Regrettez vous l époque ou l Europe était en guerre? Regrettez vous la France comme force coloniale?
Réponse de le 02/06/2014 à 8:30 :
Pourquoi regrettez ? L'Europe EST en guerre...une guerre économique sans nom qui ruine les peuples et les asservit au bénéfice de grands groupe et donc d'une pogné de gens...il n'y a que la forme qui a changé, le fond reste le même.
Réponse de le 02/06/2014 à 8:34 :
@Markus. Pourquoi posez-vous ces questions ? Je ne vois pas le rapport avec l'article qui est au demeurant très lucide et qui résume très bien la situation.
Réponse de le 02/06/2014 à 9:18 :
Parce que cet article donne l impression que les allemands ont comme seul but d appauvrir la France et d autres pays. C est à la France de prendre des décisions qui s imposent et d assumer ses choix. Il faut arrêter l idée que l Europe est avant tout un formidable moyen de s enrichir sur le dos des autres.
Réponse de le 02/06/2014 à 15:47 :
vous croyez au pays des bisounours, lAllemagne pense d'abord à ELLE! c'est tout !
Réponse de le 03/06/2014 à 15:27 :
On a bien compris, on a voter !

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