Matteo Renzi met en garde contre l’austérité en Europe

 |   |  459  mots
(Crédits : reuters.com)
Le Premier ministre italien Matteo Renzi milite pour que celui qui obtiendra le poste de président de la Commission européenne ait "un regard innovateur".

Victorieux aux dernières élections européennes, le Premier ministre italien Matteo Renzi appelle l'Union Européenne à s'atteler aux réformes, à ne pas sombrer dans l'austérité, et à ne pas se perdre dans des querelles de pouvoir.
"Avant de débattre autour de noms, entendons-nous sur le programme", a déclaré Matteo Renzi dans une interview accordée à plusieurs grands journaux européens, dont La Stampa, et publiée samedi. Le Premier ministre italien réagissait ainsi aux tensions suscitées par l'éventuelle nomination du conservateur luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne.

"Un regard innovateur

Alors que la chancelière allemande Angela Merkel a apporté son soutien à Jean-Claude Juncker, qui a dirigé pendant huit ans l'Eurogroupe, d'autres dirigeants européens -notamment le Premier ministre britannique David Cameron- souhaitent voir un réformateur à la tête de l'exécutif de l'Union européenne.
Interrogé sur la candidature de M. Juncker, Matteo Renzi a déclaré qu'il était "plus intéressé par (l'état du) marché du travail que par les positions de pouvoir", avant d'ajouter que celui qui obtiendra le poste "devra aimer l'Europe, mais avec un regard innovateur".

Le jeune Premier ministre italien, qui a apporté à la gauche européenne son plus gros contingent de députés au Parlement en raflant 40,8% des voix lors du scrutin européen du 25 mai avec son Parti démocrate (centre gauche), a assuré que l'Italie ouvrirait la voie vers des réformes qui s'imposent. L'Italie, troisième économie de la zone euro et qui a été ébranlée par la crise financière, "a choisi la stabilité, ce qui signifie des réformes sérieuses et énergiques". "Nous pouvons dire que nous voulons changer l'Europe parce que nous commençons par réformer chez nous", a ajouté M. Renzi.

L'austérité ne peut pas suffire 

Tout en louant l'Allemagne, ses réformes et son "excellente relation avec Angela Merkel" en dépit de leurs "idées différentes sur de nombreux points", le dirigeant italien, âgé de 39 ans, a averti qu'une politique économique uniquement fondée sur l'austérité ne pouvait suffire.

"Il est dans l'intérêt de l'Allemagne que l'Italie réussisse. Et l'Italie possède toutes les qualités requises, à condition que l'Europe ne se concentre pas seulement sur l'austérité, mais aussi sur la croissance. Sur la croissance, l'emploi et les réformes", a estimé le président du Conseil italien.

Matteo Renzi, arrivé au pouvoir le 23 février en succédant à Enrico Letta, resté en place dix mois, s'était élevé en mars, durant la campagne pour les élections européennes, contre une Europe de "comptables". L'Italie prendra la tête de la présidence tournante de l'UE en juillet prochain.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/06/2014 à 20:11 :
MATTEO RENZI comme NAPOLEONE est un TOSCAN est j ai entirement cofiance en lui
a écrit le 01/06/2014 à 20:05 :
je ne suit pas d accord avec JACK SI L ITALIE sombre la FRANCE suirvra
Réponse de le 02/06/2014 à 18:04 :
Hélas, à ce stade, il ne faut plus raisonner en terme de "si" mais de "quand".
a écrit le 01/06/2014 à 16:17 :
On veut nous refaire le coup de la sociale democratie avec Renzi il a reussi en carressant dans le sens du poil deux groupes d'electeurs mais nous verront ou il sera dans 6 ou 10 mois de plus l'austerite ne date pas d'aujourdhui mais de 4 ou 5 ans
a écrit le 01/06/2014 à 14:28 :
L’Italie se trouve piégée dans l’euro-système. Dette énorme qui croit sans sans cesse à cause d'une croissance inexistante. Si elle renonce à l'austérité la dette va croître et comme dans la Zone euro les États empruntent exclusivement sur les marchés financiers, ils vont demander des primes de risque à l'Italie. Le problème est que si elle fait de l'austérité renforcée, la dette publique continuera quand même de croître. Comme les autres pays en crise de la zone euro, l'Italie aurait besoin d'une souveraineté monétaire totale pour pouvoir utiliser des moyens que le cadre institutionnel de l'euro lui interdit (la dépréciation de la monnaie, la monétisation de la dette publique, etc.), Sans quoi il faudra constater la faillite de l'Italie, ce n’est qu'une question de temps.
a écrit le 01/06/2014 à 13:22 :
Je ne sais pas comment il évoluera mais pour le moment, je trouve Matteo Renzi pertinent, efficace et constructif. C'est ce type d'homme que l'on aurait besoin en France !
a écrit le 01/06/2014 à 11:39 :
Nous sauverons l' Europe !
a écrit le 01/06/2014 à 11:21 :
Nous sommes sauvés ! Zorro Renzi va "changer l'Europe" !
a écrit le 01/06/2014 à 10:20 :
C'est un Matteo Renzi qu'il nous faut en France, virons tous ces incapables , il nous faut des hommes nouveaux, marre de ces mêmes têtes qui depuis des années sont incapables de réformer ce pays e remettant les valeurs travail esprit d'entreprendre, baisse d'impôts, fins des régimes spéciaux baisse des fonctionnaires, de l'assistanat etc..... A l'honneur!!
Réponse de le 02/06/2014 à 8:52 :
Attendons pour voir, pour l'instant c'est l'état de grâce 3 mois, tout est nouveau donc beau, dans 1 an on fera un premier bilan.
Réponse de le 02/06/2014 à 17:19 :
il a déjà fait plus en 3 mois que hollande en 2 ans . la fin du bicameralisme la suppression des provinces ... nous on chipote encore pour savoir si on supprime les departements, fusionnent 2 ou 3 régions... et ça chouine partout ! (cf les alsaciens qui ont refusé la fusion des 2 departements).
Bref les français aiment se gosser de leurs voisins italiens, un peu fantaisistes mais qui finalement en font plus qu'eux. Plus performantes à l'exportation, la dette italienne n'est pas incontrôlée et l'italie dégage un excédent primaire très important depuis longtemps, la dette italienne contrairement à la française est largement financée par les italiens eux mêmes. Bref l'italie doit moderniser son état, ses banques mais c'est une économie compétitive , un industrie importante et exportatrice

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :