"Le coût des réformes ne devrait pas être pris en compte dans les déficits" (Sigmar Gabriel

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Vrai changement ou simple effet d'annonce ? Les coûts des réformes structurelles menées par les États membres de l'Union européenne ne devraient pas être pris en compte dans le calcul du déficit public, a déclaré lundi le ministre allemand de l'Économie, Sigmar Gabriel. Reste à voir si cette idée sera suivie par la chancelière Angela Merkel.
Cette proposition, a-t-il déclaré à Toulouse après une rencontre avec son homologue français Arnaud Montebourg, sera débattue lors de la définition de la politique de la nouvelle Commission européenne qui entrera en fonction le 1er novembre.
Cette proposition a été bien accueillie par une source gouvernementale française, Paris étant à la peine pour tenir son engagement de réduction du déficit public à 3% du produit intérieur brut en 2015, après 3,8% prévu fin 2014.
La France a déjà obtenu un délai de deux ans pour repasser sous la barre des 3% et les institutions internationales estiment qu'elle aura du mal à y parvenir.
Le gouvernement français a annoncé un programme d'économies de 50 milliards d'euros sur la période 2014-2017, en partie pour atteindre son objectif en matière de déficits, mais est confronté à une croissance plate au premier trimestre.
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