"Le coût des réformes ne devrait pas être pris en compte dans les déficits" (Sigmar Gabriel

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Personne ne peut accepter les déficits qu'on a aujourd'hui, mais pour surmonter les déficits, il faut de la croissance, il faut de l'emploi, a dit Sigmar Gabriel à des journalistes en marge d'une visite de l'usine Airbus de Toulouse. (Photo : Reuters)
"Personne ne peut accepter les déficits qu'on a aujourd'hui, mais pour surmonter les déficits, il faut de la croissance, il faut de l'emploi", a dit Sigmar Gabriel à des journalistes en marge d'une visite de l'usine Airbus de Toulouse. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
Le ministre allemand de l'Économie veut donner de le marge sur leurs déficits aux pays de la zone euro qui s'engagent à réaliser des réformes structurelles.

Vrai changement ou simple effet d'annonce ? Les coûts des réformes structurelles menées par les États membres de l'Union européenne ne devraient pas être pris en compte dans le calcul du déficit public, a déclaré lundi le ministre allemand de l'Économie, Sigmar Gabriel. Reste à voir si cette idée sera suivie par la chancelière Angela Merkel.

"Pour surmonter les déficits, il faut de la croissance"

Cette proposition, a-t-il déclaré à Toulouse après une rencontre avec son homologue français Arnaud Montebourg, sera débattue lors de la définition de la politique de la nouvelle Commission européenne qui entrera en fonction le 1er novembre.

"Personne ne peut accepter les déficits qu'on a aujourd'hui, mais pour surmonter les déficits, il faut de la croissance, il faut de l'emploi", a dit Sigmar Gabriel à des journalistes en marge d'une visite de l'usine Airbus de Toulouse.

"En fait, une des solutions pour avoir plus de croissance pourrait être la suivante : les coûts qui sont occasionnés par toutes les mesures de politique de réforme (...) ne devraient pas être pris en compte dans les critères de déficit", a ajouté le ministre social-démocrate dans une déclaration en allemand traduite en français par un interprète.

"C'est comme un marché à conclure, ceux qui sont décidés à réaliser des réformes, il faut leur donner un peu plus de temps pour les réaliser et ensuite correspondre aux critères de déficit", a-t-il poursuivi.

"Les deux choses doivent être obligatoires : d'une part les réformes à réaliser, de l'autre la chance de réaliser ces réformes. Cela va faire l'objet des discussions, des débats que nous allons mener dans le cadre de la réorganisation de la politique de la nouvelle Commission européenne."

Un nouveau répit pour la France ?

Cette proposition a été bien accueillie par une source gouvernementale française, Paris étant à la peine pour tenir son engagement de réduction du déficit public à 3% du produit intérieur brut en 2015, après 3,8% prévu fin 2014.

La France a déjà obtenu un délai de deux ans pour repasser sous la barre des 3% et les institutions internationales estiment qu'elle aura du mal à y parvenir.

Le gouvernement français a annoncé un programme d'économies de 50 milliards d'euros sur la période 2014-2017, en partie pour atteindre son objectif en matière de déficits, mais est confronté à une croissance plate au premier trimestre.

Le pacte de responsabilité, qui cumule baisses de charges et d'impôts pour les entreprises, est considéré comme une réforme structurelle par les autorités européennes et a été salué par l'Allemagne.

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Commentaires
a écrit le 18/06/2014 à 21:46 :
Il nous faut d'urgence équilibrer nos comptes pour pouvoir ensuite faire comme bon nous semble comme état souverain. Ce n'est pas si compliqué que cela.
Réponse de le 19/06/2014 à 1:54 :
Vous ne comprenez rien à ce qui se passe sous vos yeux !!
Bien sur que tout le monde aimerait réduire les déficits en un temps record passer d'une année sur l'autre de 4% à moins de 3% mais l'austérité asseche l croissance
et comme les objectifs ne sont pas atteints faute de rentrées fiscales on est obligé de rajouter de l'austérité et c'est un cercle vicieux déstructeur sans fin
La stratégie de réduire nos déficits trop rapidement et que tout le monde le fasse en meme temps en Europe est la plus gigantesque erreur qu'a fait l'Europe
Schroder en 2003 a réussi ses réformes de gains de compétivité car il a bénéficié de la demande intérieure forte de ses voisins . Aujourd'hui on est dans un océan de recession et de croissance stagnante donc aucun gain de compétiviité puisque nos voisins font la meme chose que nous et on tire encore plus la croissance et l'inflation vers le bas
et cette politique desastreuse met aujourd'hui l'Europe au seuil de la déflation
Hollande en capitulant immédiatement et en refusant de remettre en cause l'ordo libéralisme totalement fou de Merkel s'est condamné et a condamné la gauche pour au moins 20 ans
a écrit le 17/06/2014 à 12:38 :
L avis personel de Gabriel ne correspond pas automaitquement a l opinion du Parlememt allemand ni a celle de Angela Mekel.Une revision des accords de Masstrich pour le maquillage est assez amha illusoire.
Réponse de le 17/06/2014 à 13:24 :
Sigmar Gabriel est un socialiste : mensonges et tromperies sont leur recette...
a écrit le 17/06/2014 à 10:54 :
Ah ce maquillage continuelle. tromper pour laisser au temps une éventuelle surprise d'un bon rétablissement. La Grèce est entrée dans l'Europe grâce au maquillage comptable. grande spécialité de nos états, de nos sociétés, de nos banques, de nos fiscalistes…
a écrit le 17/06/2014 à 9:38 :
Voilà l'exemple type de cacher la vérité sur l'etat des finances de la FRANCE et notre Montebourg national trouvera cette idée excellente. pauvre France nos socialistes ne savent pas gérer mais savent camoufler, maquiller, cacher pour rendre opaque tout ce qui se trouve transparent. Pauvre France avec de tels hommes politiques dont l'honnêteté se tient en dessous de la ceinture
Réponse de le 18/06/2014 à 21:49 :
Si on veut en tout cas que le déficit continue de baisser ne redonnons surtout pas le manche à l'agité hongrois...

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