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ÉconomieUnion européenne

Les gouvernements socio-démocrates soutiennent Juncker pour la commission européenne

Photo de Ivan Best

latribune.fr

Publié le 21 juin 2014 à 13:14 - Mis à jour le 21 juin 2014 à 13:48

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Les neuf chefs d'Etat et de gouvernement de gauche soutiennent la candidature de Jean-Claude Juncker, a affirmé François Hollande ce samedi, à l'issue d'une réunion de ces dirigeants à Paris

La candidature du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker (droite) est soutenue par les neuf chefs d'Etat et de gouvernement de la gauche européenne, a déclaré samedi le président socialiste français François Hollande à l'issue d'une réunion de ces dirigeants à Paris.

Le choix de soutenir un conservateur à la présidence de la Commission devrait avoir pour contrepartie la nomination d'un social-démocrate pour succéder au président du Conseil, le Belge Herman Van Rompuy.

Plusieurs personnalités sont évoquées, dont la Danoise Selle Thorning-Schmidt, l'ancien chef du gouvernement italien Enrico Letta ou l'ex-Premier ministre français Jean-Marc Ayrault.

Obtenir la majorité des 28 dirigeants européens

Pour obtenir la présidence de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker doit être soutenu par la majorité des 28 dirigeants européens et rallier au moins 376 suffrages sur son nom au Parlement. Sa nomination fait partie d'un paquet qui comprend outre le poste de président du Conseil, ceux de président du Parlement européen et de Haut représentant pour la politique étrangère de l'UE.

La réunion samedi à Paris s'est tenue à quelques jours d'un sommet difficile de l'Union européenne prévu les 26 et 27 juin à Bruxelles. Elle est intervenue après une réunion des anti-Juncker de droite en Suède, réunissant le Premier ministre britannique David Cameron et ses homologues suédois et néerlandais, que la chancelière allemande Angela Merkel avait tenté de convaincre pour éviter un blocage au sommet de Bruxelles.

A Paris, étaient réunis autour de François Hollande le chef du gouvernement italien Matteo Renzi, le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel (SPD), Selle Thorning-Schmidt (Danemark), Victor Viorel Ponta (Roumanie), Robert Fico (République slovaque), Bohuslav Sobotka (République tchèque), Joseph Muscat (Malte), Werner Faymann (Autriche) et Elio Di Rupo (Belgique).

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L'Allemand Martin Schulz, candidat à la présidence de la Commission et ancien président du Parlement européen où il préside désormais le groupe socialiste, devait aussi se joindre à la réunion. Cette réunion devait "préparer le sommet européen qui va prendre des décisions sur les orientations futures de l'Europe et sur les personnes qui vont diriger l'Europe", avait indiqué le chef de la diplomatie française Laurent Fabius.

Pacte de stabilité budgétaire et "souplesses"

Les dirigeants de gauche devaient aussi se concerter sur leurs priorités en matière économique et sociale.

Les neuf dirigeants de gauche ont convenu de la nécessité d'utiliser "toutes les souplesses" du pacte de stabilité budgétaire, a précisé François Hollande.

Selon une source européenne, la réunion avait aussi pour but de freiner le jeune chef du gouvernement italien Matteo Renzi, dont les exigences braquent le camp conservateur. M. Renzi exige un relâchement du Pacte de stabilité, limitant le déficit public des Etats de l'UE à 3% de leur PIB et leur dette à 60%. Il ne veut pas se retrouver en situation de quémander des délais à la Commission européenne.

Merkel s'oppose à tout changement

Mais sa demande est "inacceptable pour ses partenaires européens", lui a assuré M. Van Rompuy lors d'une rencontre mardi à Rome, selon des sources italiennes. "Seuls les dirigeants européens peuvent changer les règles, et les conditions ne sont pas réunies", a-t-il expliqué. La chancelière allemande Angela Merkel l'a confirmé mercredi, en rappelant à l'ordre M. Gabriel, partisan d'exclure les coûts occasionnés par les réformes dans le calcul du déficit public, comme le demande Matteo Renzi.

La menace d'un cavalier seul de M. Renzi au sommet européen avait conduit l'Elysée à élargir la réunion de samedi, transformée en "sommet informel" des dirigeants sociaux-démocrates, afin de définir une position commune.

latribune.fr

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