"Steve Jobs a pris nos emplois" (Premier ministre finlandais)

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La pilule est difficile à avaler pour le Premier ministre finlandais, Alexander Stubb, pour qui Steve Jobs a fait un tort considérable à l'emploi en Finlande en surprenant tout le monde avec ses innovations dans la téléphonie. "Nous avions deux piliers sur lesquels nous reposions : l'un était les hautes technologies avec Nokia, l'autre l'industrie papetière", a expliqué ce libéral convaincu, partisan du libre-échange et du "moins d'État". Et de citer Nalle Wahlroos, le président de la banque suédoise Nordea :
Nokia, ancien numéro un mondial de la téléphonie, tirait en effet un secteur de l'électronique très fort qui représentait pas moins de 6% du produit intérieur brut (PIB) du pays, selon l'OCDE. Malheureusement, le géant s'est effondré quelques années après avoir raté le virage du smartphone. Aujourd'hui, le secteur ne représente plus qu'environ 2% du PIB.
Quant aux ventes de bois, en partie pénalisées par l'euro fort, elles sont à la peine face à la concurrence accrue des pays émergents. La filière papier, elle aussi issue de la forêt, ne va pas mieux depuis l'arrivée du numérique. Pour ne rien améliorer, la Finlande avait par ailleurs raté le coche des biocarburants et autres énergies vertes, qui auraient pu compenser la baisse des ventes de bois et de papier. Même si elle essaie aujourd'hui de se rattraper.
>> Lire aussi Le paradoxe finlandais, symbole de l'impasse européenne
Alexander Stubb a été nommé Premier ministre fin juin avec pour mission de redresser une économie qui, suite à ces déboires, a aligné deux années de récession en 2012 et 2013, et devrait connaître au mieux une croissance faible en 2014.
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Mais il a invité les Finlandais à ne pas se faire d'illusion sur une éventuelle solution miracle :
Son programme prévoit toutefois un volet croissance de 1,1 milliard d'euros, dont 410 millions de baisses d'impôts et des investissements pour développer des infrastructures. L'objectif est aussi de relancer le pouvoir d'achat pour faire repartir le secteur de la consommation, en panne. L'objectif de cet orthodoxe financier, avec ce programme qui laisse un temps filer les déficits pour libérer le potentiel de croissance ? Réduire la dette à partir de 2018.
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