Traité transatlantique : Rome va-t-elle faire plier Bruxelles sur la publication du mandat de négociations ?

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Ce qui compte avant tout, pour Bruxelles, c'est que les négociations soient conclues l'an prochain, avant la fin du second mandat du président Barack Obama. Avec en perspective, les 120 milliards d'euros de richesse supplémentaire annuelle pour l'économie européenne (et 95 milliards pour les États-Unis), une fois le traité pleinement mis en œuvre, assure Bruxelles.
Ce qui compte avant tout, pour Bruxelles, c'est que les négociations soient conclues l'an prochain, avant la fin du second mandat du président Barack Obama. Avec en perspective, les 120 milliards d'euros de richesse supplémentaire annuelle pour l'économie européenne (et 95 milliards pour les États-Unis), une fois le traité pleinement mis en œuvre, assure Bruxelles. (Crédits : reuters.com)
L'Italie, qui préside actuellement l'UE, a adressé une lettre à ses partenaires pour qu'ils acceptent de rendre public le mandat de la Commission dans ses discussions avec Washington sur le TTIP, traité commercial transatlantique. L'unanimité est nécessaire.

Rome va-t-elle réussir à rendre public le mandat de la Commission dans ses discussions avec Washington sur le Traité commercial transatlantique (le fameux TTIP ou TAFTA) ?  Dans un souci de transparence, l'Italie, qui a pris la présidence de l'Union européenne, a adressé une lettre à ses partenaires pour qu'ils acceptent de rendre public ce document, selon un communiqué du ministère du Développement économique publié lundi.

Dans ce courrier, co-signé par le commissaire européen au Commerce Karel de Gucht, le gouvernement italien dit être favorable à une telle publication pour "favoriser une meilleure perception et conscience de l'opinion publique quant aux objectifs de la négociation commerciale avec les États-Unis".

Un secret symbolique, une erreur tactique

Karel de Gucht a certes toujours dit qu'il était favorable à une telle publication, réclamée notamment par les détracteurs de ce traité transatlantique, négocié par la Commission européenne au nom des 28. Mais certains États membres s'y opposent. Or, l'unanimité est nécessaire pour lever sa confidentialité.

Un caractère secret du reste purement symbolique, tant le document a déjà largement fuité, notamment sur Internet.

      >> Libre-échange: le document de travail entre Européens et Américains révélé

Pour l'heure un sixième cycle de discussions entre Washington et Bruxelles s'est achevé à la mi-juillet, sur fond de critiques concernant précisément le manque de transparence des négociations, notamment dénoncé par la France. Et pour cause, l'opacité renforce la méfiance, comme le rappelait Nicole Bricq lorsqu'elle était ministre du Commerce extérieur, déplorant cette erreur stratégique de la Commission.

Bruxelles veut aller vite

Mais l'UE n'en a cure. Ce qui compte avant tout, pour Bruxelles, c'est que les négociations soient conclues l'an prochain, avant la fin du second mandat du président Barack Obama. Avec en perspective, les 120 milliards d'euros de richesse supplémentaire annuelle pour l'économie européenne (et 95 milliards pour les États-Unis), une fois le traité pleinement mis en œuvre, assure Bruxelles.

>> Libre-échange UE-USA: faut-il publier le mandat européen des négociations ?

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Commentaires
a écrit le 30/08/2014 à 20:51 :
On ne peut que saluer la décision de L'Italie à rendre ce traité accessible aux populations européennes. La France ferait bien de faire pression également.
a écrit le 27/08/2014 à 9:41 :
Pour mémoire (les plus anciens sauront) La suite donnée au contrat mirifique de la commercialisation aux USA de la Caravelle de Sud-Aviation....
a écrit le 26/08/2014 à 13:14 :
Quand donc les U.S. ont-ils négocié des choses qui ne leur soient pas largement favorables ?
a écrit le 26/08/2014 à 8:10 :
La télévision allemande (ARD Das Märchen vom Jobmotor ) a fait un reportage à ce sujet. Les auteurs de ces évaluations y avouent qu'il est impossible de prévoir les conséquences économiques de ce type de traité. Leur évaluation est tout a fait hypothétique. D’ailleurs 120 milliards, c'est rien pour les risques que comporte ce traité.
Un chose est certaine, comme d'habitude si il y a des gains ce ne sera sûrement pas pour les citoyens par contre si il y a des factures...
a écrit le 26/08/2014 à 8:10 :
franchement: ils ne veulent pas comprendre les us qu ils tapent sur les nerfs de tout le monde avec leurs conneries et mensonges cachés sous les contrats? je ne m'attends qu'à une augmentation du sentiment anti-américain en europe allant vers une radicalisation des us. dommage. le cercle vicieux est enclanché; il sera difficile d en sortir.
a écrit le 26/08/2014 à 8:01 :
Si cela est si mirobolant alors pourquoi le cacher? Une fois de plus les US nous ont enfumé en corompant des dirigeants .... L'Europe qui doit defendre nos intérets existe t-elle encore?
Réponse de le 26/08/2014 à 17:40 :
L'Europe ne sert pas a nous défendre, mais a réduire en un seul point les besoins de lobbying et de corruption de la part des US. Autrefois, ils leur fallait parler 30 langues, et négocier partout. Maintenant, un seul point de contact, parlant anglais, et ayant tout pouvoir sur les 27... Fastoche non ?
a écrit le 26/08/2014 à 7:56 :
a bruxelles beaucoup ont envie de faire de l'europe un etat americain
a écrit le 25/08/2014 à 21:39 :
cv
a écrit le 25/08/2014 à 17:10 :
Et il ne fallait pas l'unanimité pour décider du secret ?
a écrit le 25/08/2014 à 17:07 :
".Avec en perspective, les 120 milliards d'euros de richesse supplémentaire annuelle pour l'économie européenne."
Ce qui va permettre aux fonctionnaires européens de tout poil, de pouvoir augmennter leurs mirobolants salaires sans complexe!!!
a écrit le 25/08/2014 à 16:55 :
avec de tels procédés
Réponse de le 26/08/2014 à 7:55 :
Si cela est si mirobolant alors pourquoi le cacher? Une fois de plus les US nous ont enfumé en corompant des dirigeants ....
a écrit le 25/08/2014 à 16:38 :
Cette attitude de Karel de Gutch eet de Renzi est un leurre. Il faut savoir que le mode de vote, au niveau de Bruxelles, et pour le consentement à une question est le suivant :
Etes vous d'accord pour ne pas rendre transparent l'accord sur le TAFTA ?
Celui qui dirait "Oui" serait taxé par ceux qu'il représente de favoriser l'opacité.
Celui qui dira NON pourra dire à tous de toute evidence qu'il est pour la transparence.
Cependant il s'agit d'un vote à l'unanimité. Donc ceux qui s'abstiennent ne pourront être taxés d'opacité comme les votants du "oui", il pourront prétendre avoir droit au Doute, ou à l'indécision face à cette responsabilité. Donc le résultat sera qu'il n'y aura pas l'unanimité pour favoriser la complète transparence et qu'il faudra en rester à l'opacité qui prévaut à ce contrat léonin.

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