Lettonie : le gouvernement de centre droit est reconduit pour 4 ans

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L'alliance formée par le parti Unité (centre-droit, libéral) de la Première ministre Laimdota Straujuma, l'Alliance nationaliste et l'Union des écologistes et des paysans obtient 58% des suffrages.
L'alliance formée par le parti Unité (centre-droit, libéral) de la Première ministre Laimdota Straujuma, l'Alliance nationaliste et l'Union des écologistes et des paysans obtient 58% des suffrages. (Crédits : Reuters)
Le parte d'opposition prorusse Concorde, quant à lui, reste la première force politique du pays.

Le Parlement letton reste aux mains du gouvernement de centre-droit pour quatre ans de plus. Tel est le résultat à l'issue des élection législatives du samedi 4 octobre, d'après des résultats quasi définitifs.

L'alliance formée par le parti Unité (centre droit, libéral) de la Première ministre Laimdota Straujuma, l'Alliance nationaliste et l'Union des écologistes et des paysans obtient 58% des suffrages et disposera de la majorité des sièges à la Saeima, le Parlement monocaméral du pays.

Le parti pro-russe, première force politique

Avec 23,3% des voix, le parti d'opposition pro-russe Concorde, qui espérait capitaliser sur l'impopularité de la politique d'austérité menée par le gouvernement sortant, demeure la première force politique du pays. Mais il ne devrait pas empêcher le maintien de la coalition sortante.

"En additionnant toutes les voix des partis de la coalition, elle a obtenu la majorité de manière convaincante", a commenté dimanche 5 octobre le président letton Andris Berzins. Ce dernier va sonder à présent tous les chefs de file des partis avant de nommer un nouveau Premier ministre.

La question russe, moteur des débats électoraux

Ces élections se sont surtout jouées sur les questions internationales, à commencer par le conflit ukrainien qui a ravivé les craintes quant aux intentions de Moscou vis-à-vis de la Lettonie, où la communauté russophone représente près du quart des 2 millions d'habitants, et des deux autres Etats baltes (Lituanie et Estonie).

    Lire aussi >> C'est officiel, la Lettonie intègrera la zone euro le 1er janvier 2014

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Commentaires
a écrit le 05/10/2014 à 22:33 :
Les pro-russes reculent dans les votes comme en Ukraine.
a écrit le 05/10/2014 à 16:41 :
Drôle de situation politique pour ce "petit Poucet" baltique : un gouvernement de droite (donc pour le plus grand plaisir de l'UE) avec l'opposition en tant que force majeure et surtout pro-Russie ! on attend la suite, vivement.
Réponse de le 05/10/2014 à 17:17 :
Pas seulement cela, si l'on considère que le président de la République Tchèque, Milos Zeman, et le gouvernement bulgare sont plutôt sympathisants de la politique de Poutine on peut considérer que la soi-disant Union Européenne s'effrite en douceur...
Réponse de le 06/10/2014 à 1:53 :
@ Vostok et Lion..: 1. L’élite bulgare n’est pas pro-russe et controlée par l’UE et les E.-U. 2. Le soi-disant parti pro-russe est en réalité un parti centre-gauche pro-européen qui canalise le mécontentement juste d’une part d’électorat letton d’origine russe. 3. Les politiciens tchèques (pas uniquement Mr. Zeman) sont pas sympathisants de la ligne de Poutine, mais les gens qui sont pour une collaboration avec la Russie plus équilibrée. C’est différent. Ainsi, dans ce sens vous ne verrez rien d’intéressant. La seule chance est que les américains décident de faire une grande provocation.

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