"Mafia Capitale" : l'enquête s'élargit vers le sud

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L'ancien maire de Rome (de 2008 à 2013) Gianni Alemanno fait partie des personnes poursuivies dans le cadre de l'enquête.
L'ancien maire de Rome (de 2008 à 2013) Gianni Alemanno fait partie des personnes poursuivies dans le cadre de l'enquête. (Crédits : Reuters)
Les carabiniers soupçonnent que l'organisation mafieuse romaine qui empoisonnait l'administration locale avait des liens avec la mafia calabraise. Le Premier ministre italien Matteo Renzi a annoncé un durcissement de la législation pénale réprimant la corruption.

Le scandale dépasse l'enceinte romaine. Bien qu'autonome et propre à la ville éternelle, l'organisation mafieuse dont le parquet de Rome a révélé l'existence début décembre, avait aussi des liens établis avec la mafia calabraise, la 'Ndrangheta. C'est ce que soupçonnent les carabiniers qui, dans un communiqué du jeudi 11 décembre, expliquent se fonder sur des documents saisis à Rome.

Ils ont ainsi procédé à l'arrestation de deux entrepreneurs calabrais -Rocco Rotolo et Salvatore Ruggiero-, membres présumés de l'organisation criminelle originaire de la région située dans la pointe de la Botte. Ils auraient eu des contacts étroits avec le leader présumé de l'organisation romaine, Massimo Carminati.

Plusieurs organisations criminelles à Rome?

Cet élargissement de l'enquête pourrait avoir une conséquence importante. Si les magistrats arrivaient à établir que le réseau romain relève du crime organisé, ses acteurs tomberaient de ce fait sous le coup des lois spécifiques anti-mafia, qui renforcent la répression par rapport au droit commun, rapporte Reuters.

Le procureur de Rome, Giuseppe Pignatone, a par ailleurs mis en garde jeudi, s'exprimant devant la Commission parlementaire anti-mafia: "A cette grande opération 'Mafia Capitale' d'autres feront suite". Il a en effet assuré qu'à Rome les organisations mafieuses locales sont multiples.

"Seulement 257 personnes incarcérées pour corruption"

Le premier ministre italien, Matteo Renzi, s'est pour sa part indigné jeudi 11 décembre sur Twitter: "Sur 50 mille personnes incarcérées, 257 seulement le sont pour corruption: ce n'est pas sérieux". Avant de promettre: "L'indignation ne suffit pas: des règles plus sevères (seront proposées) demain en Conseil des ministres".

 Il avait déjà annoncé le même durcissement des règles mardi 9 décembre sur YouTube.

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Commentaires
a écrit le 11/12/2014 à 18:00 :
Et en France, le ménage c'est pour quand ?!?

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