Allemagne : soupçonné de corruption, Airbus lance une enquête interne

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Le Parquet de Munich et Airbus ont confirmé ces perquisitions et l'enquête en cours de la justice allemande.
Le Parquet de Munich et Airbus ont confirmé ces perquisitions et l'enquête en cours de la justice allemande. (Crédits : reuters.com)
Le Parquet de Munich examine actuellement des transferts d'argent douteux de plusieurs millions d'euros liés à des contrats conclus en 2009 avec l'Arabie saoudite et la Roumanie.

Airbus dans le collimateur de la justice allemande. Des perquisitions ont été menées en octobre par le Parquet de Munich dans des locaux du groupe Airbus en raison de soupçons de corruption sur des contrats avec l'Arabie saoudite et la Roumanie, révèle le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung paru ce mercredi 3 décembre.

Le Parquet de Munich et Airbus ont confirmé ces perquisitions et l'enquête en cours de la justice allemande. Celle-ci porte sur plusieurs personnes et ces perquisitions ont eu lieu dans des locaux de la filiale allemande d'Airbus Defence and Space.

Airbus Defence and Space a lancé une enquête interne expliquant souhaiter "coopérer pleinement avec les autorités".

3 milliards d'euros de contrats

Les soupçons de corruption portent sur des contrats de quelque 3 milliards d'euros conclus avec l'Arabie saoudite et la Roumanie pour des équipements assurant la sécurité de leurs frontières, selon le journal allemand. Le Parquet de la capitale bavaroise examine actuellement des transferts d'argent douteux de plusieurs millions d'euros.

En 2009, le groupe avait décroché un contrat de quelque 2 milliards d'euros avec l'Arabie saoudite pour la fourniture de grilles de protection et de techniques de surveillance ultra-moderne pour ses 9.000 km de frontière, rappelle le journal.

    Lire aussi >> La corruption internationale en dix chiffres clés

Publié le 3 décembre 2014 à 8h45. Mis à jour le 3 décembre à 14h20.

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Commentaires
a écrit le 09/12/2014 à 8:50 :
encore un cantonnier qui vas payer
un pauvre type et le systhème continue
a écrit le 04/12/2014 à 9:24 :
ils vont aller débusqué un lampiste... c' est à çà que çà sert un lampiste.
a écrit le 04/12/2014 à 8:12 :
Comment faire autrement...bon pour la roumanie notre belle europe...plus discutable car on sait ou partent nos subventions ...dans les memes poches avec retrocommissions...
a écrit le 03/12/2014 à 11:24 :
C'est vrais que au moins Boeing et le gouvernement américain font dans les règles de l'art :

- En 2011, l’OMC a condamné l'américain Boeing pour des subventions illégales, estimées entre 5 et 6 milliards de dollars de 1989 à 2006, versées par les Etats-Unis à l’avionneur. Il est avéré que Boeing bénéficie de subventions à l’exportation, d’allègement fiscaux et de financements très important pour la Recherche & Développement militaire de par la NASA.

- 2008 : Un appel d’offre lancé par US Air Force en 2002 pour une centaine d’avions ravitailleurs. Airbus l’emporte grâce à une version militaire dérivée de l'Airbus A 330 plus moderne et compétitive que le Boeing 767. Mais Boeing usant de son influence au Congrès et au Government Accountability Office, fait annuler l’appel pour finalement l’emporter en 2011 grâce à un cahier des charges plus adapté à la taille de son avion. Pendant cette période, Boeing a financé de nombreuses associations caritatives ou à but non lucratif en lien avec des membres du gouvernement ou qui les honorent tels que le General Petraeus alors directeur de la CIA ou encore le General James Mattis le US Central Command de l’époque.

- 1994/1995 : Airbus est en compétition avec Boeing et Mc Donell-Douglas pour la fourniture d'avions à Arabie Saoudite dans le cadre d'un contrat d'achat d'avions de 6 milliards de dollars. La NSA, grâce au réseau d'espionnage Echelon, intercepte alors les fax et les communications téléphoniques transitant par satellites entre Airbus et la compagnie d'Arabie Saoudite. Les informations ainsi collectées sont transmises à Boeing et Mc Donell-Douglas. Ce dernier obtient le marché inégalement.

- Années 1970 : L’administration américaine, voulant préserver les intérêts commerciaux de Boeing, avait, au départ, interdit l’entrée du Concorde sur la marché américain, prétextant le bruit généré par l’avion. Ce qui avait stoppé toute commande pour le supersonique franco-britannique, les compagnies ne pouvant pas rentabiliser les vols puisque le survol du territoire américain était interdit.
Réponse de le 04/12/2014 à 4:03 :
C'est pas parce que le voisin fait des conneries que toi aussi tu peux en faire !
a écrit le 03/12/2014 à 9:55 :
exemplaire..........
Réponse de le 03/12/2014 à 11:22 :
Les activités en question étaient dirigées directement par un français? le PDG fraichement nommé du groupe publique DCNS

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