Malgré une croissance insolente de 2,6%, le Royaume-Uni fait moins bien qu'attendu

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Les économistes attendaient une croissance à 3% en 2014 Royaume-Uni. Dans le même temps, la France devrait afficher un chiffre autour de 0,4% tandis que l'Allemagne sera autour de 1,5%.
Les économistes attendaient une croissance à 3% en 2014 Royaume-Uni. Dans le même temps, la France devrait afficher un chiffre autour de 0,4% tandis que l'Allemagne sera autour de 1,5%. (Crédits : reuters.com)
Les économistes s'attendaient à une croissance de 3% du PIB britannique en 2014. Il n'en reste pas moins que l'économie britannique a surperformé toutes les économies occidentales, y compris les Etats-Unis dont on attend un chiffre autour de 2,3%.

La croissance au Royaume-Uni a ralenti au quatrième trimestre, à 0,5% par rapport au troisième, mais a néanmoins atteint 2,6% pour l'ensemble de l'année 2014, bien plus que celle des principaux voisins européens du pays, a annoncé mardi 27 janvier l'Office des statistiques nationales (ONS).

L'activité dans les services, qui comprend notamment le puissant secteur financier de la City de Londres, est restée dynamique en fin d'année, mais celle de la construction a diminué, ce qui a un peu ralenti la vigueur de la croissance lors des derniers mois de 2014.

Légère déception des économistes

Les économistes s'attendaient en moyenne à une progression un peu plus rapide du Produit intérieur brut (PIB), de 0,6% au quatrième trimestre et de 3,0% pour 2014, d'après un consensus établi par FactSet.

La croissance du PIB britannique a néanmoins atteint un niveau confortable, bien supérieur à celui de l'Allemagne (1,5% en 2014) et à celui prévu pour la France (0,4%). Des estimations préliminaires de la Commission européenne, datant de novembre, ont affirmé que le Royaume-Uni avait repris à la France la cinquième place économique mondiale à la faveur de cette accélération. La croissance aux Etats-Unis pourrait avoir atteint de son côté entre 2,3% et 2,4%, d'après la banque centrale américaine, bien que certains analystes s'attendent à davantage.

Croissance la plus forte des "pays majeurs"

Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a quoi qu'il en soit déjà affirmé que son pays avait connu "la croissance la plus rapide de toutes les économies majeures" de la planète. Le pays n'avait pas connu une activité aussi vigoureuse depuis 2007, juste avant la crise financière internationale qui avait entraîné une sévère récession.

"Avec un climat international qui se dégrade et à cent jours des élections, ce n'est pas le moment d'abandonner nos plans et de ramener le Royaume-Uni vers le chaos économique", a souligné M. Osborne sur Twitter sitôt les chiffres de mardi publiés.

Des élections incertaines en mai

Les élections générales auront lieu le 7 mai, avec un résultat très incertain. Les conservateurs, conduits par le Premier ministre David Cameron, mettront en avant cette reprise économique pour conserver le pouvoir. Mais les travaillistes d'Ed Miliband, qui vise le 10, Downing Street, souligneront que la majorité des Britanniques ont vu leur pouvoir d'achat s'effriter ces dernières années.

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Commentaires
a écrit le 26/02/2015 à 1:18 :
que des jaloux en commentaires
a écrit le 27/01/2015 à 18:21 :
"Les économistes s'attendaient à une croissance de 3% du PIB britannique". Quelle crédibilité ont encore les économistes?
a écrit le 27/01/2015 à 18:06 :
Dans le monde amoral oú nous trouvons, c'est facile de créer des croissances "magiques", imaginaires. Les Anglo-Saxons sont devenus des experts en matière.
A mettre bien entendu en perspective avec l'assouplissement monétaire, (QE, Quantitative Easing, Planche à Billet, Fausse Monnaie), et les tonnes de dettes ajoutées pour y parvenir, soit près de 6 livres sterling pour 1 livre de croissance.
Je dois reconnaitre que je suis epoustouflifié, espanté, escabouliflifié, je reste sans voix. C'est si simple d'avoir de la croissance de nos jours. Une pincée de prostitution, un doigt de drogue, des montagnes de fausse monnaie, et le tour est joué, tout le monde est content !
A quand on fera le même en France ?
a écrit le 27/01/2015 à 17:53 :
Le parti travailliste est en tête dans les sondages pour les élections de mai, la croissance trop rapide a du laisser pas mal de gens sur le carreau . Le pétrole et gaz de la mer du nord rentrent pour une large part du pib....la décroissance risque d' être tout aussi rapide .
a écrit le 27/01/2015 à 17:27 :
Donc, pour le ministre britannique de l'économie. La Chine n'est pas un pays majeur. Il est vrai que pour un britannique, quand il y a de la brume sur le channel, le continent est isolé. On remarquera toutefois que depuis bien des années, la France qui, selon certains, "se suicide", se comporte pas mal face à un pays qui ne finance pas l'élargissement de l'Europe (il y a quand même du vase communiquant entre la satisfaction apportée par l'Europe à ses nouveaux membres de l'est - les bénéficaires - et les difficultés des pays de l'ouest et du sud de l'Europe - les payeurs) et dispose d'une très importante manne pétrolière et gazière.
Réponse de le 27/01/2015 à 20:39 :
Vous avez raison pour la Chine. Actuellement c'est probablement déjà la première puissance économique mondiale et certainement la première puissance industirelle.
a écrit le 27/01/2015 à 16:57 :
Le commentateur ne nous dit pas à quoi tient la croissance si c'est l'état qui a fait plus de dettes ce qui semble être le cas puisque en 2005 la dette de l'état était de 40 pour cent du pnb actuellement on arrive gentiment aux 100 pour cent, ce qui signifie que c'est la dette qui fait la croissance, on sait que la balance commerciale est déficitaire de façon forte, on rappellera aussi que s'il y a plus d'accidents cela accroit la croissance car il y a plus d'activité on voit bien que l'article n'est pas suffisant.
a écrit le 27/01/2015 à 16:54 :
Devinette : qui a profité de la « croissance » ? Sûrement pas les britanniques. Il y a eu la croissance de la pauvreté et des emplois mal payés, et la croissance des gros patrimoines. Ne parlons pas de la croissance de leur déficit ou de leur masse monétaire…
a écrit le 27/01/2015 à 15:47 :
Le ministre britannique des Finances, George Osborne, a quoi qu'il en soit déjà affirmé que son pays avait connu "la croissance la plus rapide de toutes les économies majeures" de la planète.
Ah, Parce que la Chine, le Brésil ou l'Inde ne sont pas économies majeures.
a écrit le 27/01/2015 à 15:12 :
Cette croissance résulte de quoi ?
L'efficiency du shadow banking et des torrents
de liquidités joués aux casinos boursiers ?
de l'adjonction d'activités hier omises, tel le
plus vieux métier du monde ? Le niveau de vie
croît-il ?
a écrit le 27/01/2015 à 14:13 :
Et oui, un déficit budgétaire qui n'a pas baissé malgré ce beau chiffre et largement supérieur à celui de la France. Que va-t-il devenir si la croissance baisse ? Mais la GB garde un
triple A auprès de 2 agences et on se demande pourquoi.
En fait, la croissance est fondé sur le déficit budgétaire et la création monétaire.
a écrit le 27/01/2015 à 13:36 :
Oui, et ils ont aussi surperformé tout le monde sur le déficit annuel qui tourne autour de 6% je crois.
C'est a se demander s'ils ne subventionnent pas ce beau chiffre de croissance
Réponse de le 27/01/2015 à 13:56 :
Le pari Anglais c'est effectivement la relance en s'asseyant sur le déficit, ce que certains voudraient qu'on fasse ici. Mais malheureusement certains indicateurs ne sont pas bons: la productivité baisse de plus en plus et les salaires n'augmentent pas (lequel est la conséquence de l'autre, mystère). Donc inévitablement la construction n'accélère pas non plus, comme les impots ne rentrent pas, ce qui accentue le déficit. Bref le modèle Anglais semble fonctionner plus ou moins, mais personne n'est encore capable de dire s'il sera pérenne ou au contraire si c'est un feu de paille très coûteux.
a écrit le 27/01/2015 à 13:22 :
"l'économie britannique a surperformé toutes les économies occidentales" - à la Tribune aussi, les dictionnaires ont été jetés...

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