Par cette préoccupation le Premier ministre grec Alexis Tsipras a justifié dimanche 8 février, dans son discours de politique générale devant le Parlement, les principales mesures que le nouveau gouvernement a promis de prendre.
Parmi celles-ci, la "réinstallation" par une loi de l'ancienne télé publique, ERT, fermée en juin 2013, du jour au lendemain, par le précédent gouvernement conservateur, notamment pour raison d'économies. Le Premier ministre a aussi annoncé sa décision de porter "graduellement" le salaire minimum grec "de 580 euros à 750 d'ici 2016".
En matière de privatisations, Tsipras estime que celles-ci ne doivent pas "aboutir au bradage des ressources publiques" et que "toute privatisation doit être contrôlée et faire l'objet d'un plan concret". Il a également annoncé "une guerre sans merci contre la corruption", la fraude fiscale, ou les trafiquants de cigarettes ou de tabac.
Le Premier ministre a néanmoins parallèlement assuré que "la Grèce veut servir sa dette", en "invitant les partenaires" du pays à "venir à la table des négociations pour discuter du moyen de la rendre viable". Il a répété que son gouvernement "ne veut pas d'extension du programme d'aide, mais un programme-relais", pour appliquer toutes ses propositions.
Désormais selon lui, "la Grèce fait des propositions, elle ne reçoit plus d'ordres, et donnés par email en plus". Tsipras s'est engagé "à construire une nouvelle Grèce économiquement indépendante, souveraine, traitant d'égal à égal dans l'Union européenne et la zone euro".
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

En concluant son discours, Alexis Tsipras a par ailleurs évoqué "l'obligation historique" et "morale" de son pays à réclamer le remboursement du prêt forcé et des indemnités de guerre à l'Allemagne, un sujet sur lequel Berlin a déjà dit "non".
À lire également
Le parti de la gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras réclame environ 162 milliards d'euros à l'Allemagne, soit l'équivalent de la moitié de sa dette publique de plus de 315 milliards d'euros.
L'Irlande fait basculer le PIB de la zone euro dans le rouge
Aux États-Unis, l’épargne s'effondre à des niveaux historiques
JO 2030 : « Nous allons continuer à bâtir et à investir », promet Éric Ciotti
Cadmium : diminuer la teneur des engrais n'aura d'effet sur les récoltes « qu’après plusieurs décennies »