Pourquoi l'Irlande, l'Espagne et le Portugal sont-ils si durs avec la Grèce ?

Les pays jadis "sous programme" montrent beaucoup de fermeté à l'égard de la Grèce. Seulement au nom de la morale ?
Irlande et Portugal veulent que la Grèce suivent leur exemple
Irlande et Portugal veulent que la Grèce "suivent leur exemple" (Crédits : © Alkis Konstantinidis / Reuter)

Dans les négociations entre la Grèce et la zone euro, Athènes compte bien peu d'alliés. Le nord de l'Europe fait pour le moment bloc avec Berlin, certains comme le premier ministre finlandais Alexander Stubb étant particulièrement en pointe dans le discours du « respect des règles et des engagements. » L'Italie et la France ne se montrent guère empressées de soutenir le nouveau gouvernement grec par peur de s'aliéner l'Allemagne. Restaient les pays qui ont été « sous programme européen » et qui subissent encore le coût du poids important (plus important même que la Grèce) de leur dette : Irlande, Portugal, Espagne, Chypre...

Dureté irlando-portugaise

Intuitivement, on aurait pu croire qu'Alexis Tsipras trouverait là des appuis dans la négociation. Mais cette intuition était fausse. Les gouvernements irlandais et portugais se montrent fort durs face à la Grèce. En Irlande, on ne cesse de répéter que le pays a fait « son devoir » et que la Grèce « doit en faire autant. » Au Portugal, dès le 6 février, le ministre de l'Economie, Antonio Pires de Lima, avait exclu toute renégociation sur la dette avec la Grèce. « Le Portugal a fait le choix de la voie la moins facile », a-t-il rappelé en ajoutant que la Grèce devait suivre cet exemple... L'Espagne ne se montre pas moins dure, dans la lignée de son étroite alliance avec Berlin inaugurée à la fin de l'été 2014. Reste Chypre, qui peine à trouver réellement une position, prise entre la solidarité hellénique et sa volonté d'être un modèle. Mais, de toute façon, Chypre pèse peu dans le débat.

L'austérité efficace ?

Quelle sont les raisons de cette dureté des pays victimes de l'austérité ? Deux réponses sont généralement avancées. D'abord, celle de l'efficacité économique. L'Espagne, l'Irlande et le Portugal ont fait des réformes et en récoltent les fruits. Ils invitent donc les Grecs à en faire autant. Cette logique est absurde : les Grecs ont également fait des réformes et ont aussi retrouvé en 2014 la croissance. Mais l'ampleur du coût payé par les Portugais et les Irlandais en termes de richesse perdue n'a rien à voir avec ceux des Grecs. Pour une raison simple que les idéologues ne veulent accepter : les situations de départ étaient fort différentes. L'Irlande était un pays riche et industrialisé ; le Portugal dépend fortement de l'Espagne et a abaissé un coût du travail déjà faible ; l'Espagne avait surtout un problème bancaire qui a été contenu... Partout, rien de comparable avec la situation grecque. Par ailleurs, aucun de ces pays n'a retrouvé son niveau de richesse d'avant la crise. Le « succès » de l'austérité demeure donc encore à prouver, surtout au regard de ses conséquences économiques plus vastes. A moins de considérer que l'on ne doive mesurer le succès que sur les améliorations de déficits publics et de retour sur les marchés financiers...

L'exemple moral ?

Le deuxième argument est moral et est avancé par les ministres portugais et irlandais, mais aussi par les Baltes, par exemple : nous avons souffert, souffrez, vous aussi. Là aussi, c'est absurde. Aucun pays en Europe n'a subi un « ajustement » aussi violent que les Grecs. Comment des pays qui ont vu leur PIB reculer de 10 % au maximum peuvent estimer qu'un recul de 25 % n'est pas encore suffisant et qu'il faut faire plus ? Comment affirmer que les Grecs n'ont pas assez "souffert" ? Par ailleurs, rappelons que le gouvernement de Dublin, qui a bénéficié d'une restructuration de la dette détenue par la BCE en 2013 semble moralement assez mal placé pour donner des leçons sur ce sujet...

La pression des marchés

Quelles sont donc les vraies raisons de cette dureté ? Elles sont deux. La première est financière. Irlande et Portugal sont revenus récemment sur les marchés. Leur retour est lié à la garantie implicite donnée par la BCE aux obligations d'Etat de la zone euro par le programme OMT, mais aussi à l'impression que leur dette est soutenable. Or, cette dette est très lourde dans les deux cas : 123,3 % du PIB pour l'Irlande, 128 % pour le Portugal. Soutenir la Grèce dans sa volonté de renégocier sa dette serait compris immédiatement par les marchés comme un signe que ces deux pays souhaitent à leur tour entrer dans une phase de restructuration. Immédiatement, les investisseurs privés qui, grâce à la gestion de la crise grecque par l'UE (la restructuration grecque de 2012 ne touchait que les investisseurs privés), savent qu'ils sont en première ligne, seraient plus prudents et réclameraient des primes plus élevés. La charge de la dette - déjà très lourde pour ces pays - en serait immédiatement augmentée et ce serait un problème pour les budgets nationaux.

La politique intérieure

Deuxième raison : elle est politique. On vote au Portugal en septembre prochain, en Espagne en novembre et en Irlande au printemps 2016. Or, les gouvernements qui ont mené l'austérité, malgré leurs « brillants » bilans économiques sont en grande difficulté et devraient perdre ces élections. En Irlande comme au Portugal, malgré la croissance, le chômage reste beaucoup plus élevé qu'avant la crise, les revenus sont plus faibles, la précarité a progressé. Les coalitions au pouvoir sont donc sanctionnées.

Au Portugal, le baromètre Eurosondagem du 8 février accorde 33,6 % à la coalition au pouvoir, contre 38,1 % au Parti socialiste (PS) d'opposition. L'équivalent portugais du Podemos espagnol n'est pas pris en compte, mais on remarque une forte hausse des « autres »... En Irlande, le gouvernement Fine Gael-Labour est actuellement fortement sanctionné dans les sondages, tandis que la gauche anti-austéritaire du Sinn Fein continue à progresser. En Espagne, le parti de Mariano Rajoy doit faire face à la montée de Podemos et pourrait perdre les élections de novembre.

Les gouvernements qui s'expriment sur la Grèce sont donc des gouvernements sur la défensive. Toute concession faite à Syriza serait un message politique négatif envoyé avant le scrutin. Ce serait le signe que cette politique menée a été une forme d'échec et que, partant, l'opposition a raison de demander une politique plus équilibrée. Ce serait un suicide politique. Et c'est bien plutôt ces considérations que les postures morales qui expliquent la fermeté de ces pays face à la Grèce.

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Commentaires 80
à écrit le 18/02/2015 à 12:03
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Un pays qui entre dans l'UE (CEE) avec les comptes truqués, qui a déjà eu deux aides financières énormes avec un pardon par le milieu (chose que l'Irlande et le Portugal n'ont pas) sans faire une unique réforme, qui produit très peu, mais a un salair...

à écrit le 17/02/2015 à 19:06
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Il faut souligner que le gouvernement portugais est néolibéral et que la catastrophe humanitaire existe aujourd hui bel et bien dans ce pays, bien que l on dise qu il est revenu sur les marchés . Il est revenu sur les marchés à cause de la politique ...

à écrit le 17/02/2015 à 15:25
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Pourquoi l'Irlande, l'Espagne et le Portugal sont-ils si durs avec la Grèce ......... les gouvernant de ce pays l avis du peuple ne compte plus ? cette fois ont est donc vraiment en dictature européen ?

à écrit le 17/02/2015 à 12:34
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Tout à fait d'accord avec Gringo. L'Europe est comme une famille. Si un enfant fait une bêtise, on doit le réprimander mais on ne l'abandonne pas à son sort...car en principe un enfant ça se surveille...et les parents doivent en être responsables...

le 17/02/2015 à 13:14
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à mdsja: Quelle part de votre patrimoine et quel montant avez-vous investi en actions dans les entreprises domiciliées en Grèce, dans un esprit de partage et quitte à en perdre une partie ? Si vous n'avez rien investi en Grèce, pas même vos économies...

le 29/06/2015 à 22:29
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Veuillez excuser mes fautes d'orthographie mais je doit vous dire que j'admire votre commentaire et vous me semblez doué(e) d'une surprenante intelligente!

à écrit le 17/02/2015 à 12:00
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Si quand vous écrivez Portugal vous pensez aux gens qui sont au gouvernement, c'est le cas: ils sont incroyablement durs envers la Grèce. Mais pas le peuple, attention: nous suivons avec beaucoup d'intéret ce qui se passe en Grèce et revons du retour...

à écrit le 17/02/2015 à 11:50
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Faut que j'abatte des poulets , qui partiront rôtis chez Joey's. Vous devriez goûter à du vrai poulet au grain. Pour les décaniller , j'utilise ma Winchester , canon long. Pour l'Europe , Billy-Jane , ma voisine et amie me dit que les Irish , le...

à écrit le 17/02/2015 à 11:50
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Faut que j'abatte des poulets , qui partiront rôtis chez Joey's. Vous devriez goûter à du vrai poulet au grain. Pour les décaniller , j'utilise ma Winchester , canon long. Pour l'Europe , Billy-Jane , ma voisine et amie me dit que les Irish , le...

à écrit le 17/02/2015 à 10:27
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Bientot Mr Godin sera remplacé par un automate journaliste. Mais il ne sera plus là pour dire ce qu'il pense de cette évolution

à écrit le 17/02/2015 à 10:15
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la propagande de Mr Godin me saoule!

à écrit le 17/02/2015 à 9:08
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l Irlande est un pays industriel ... on aura vraiment tout lu ici

le 17/02/2015 à 10:25
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non, l'Irlande est un paradis fiscal. Avec des fausses entreprises ayant un seul salarié et faisant des milliards de bénèfices. Quelle compétences ont-ils pour etre aussi performant? Ce sont des pretes noms car la législation irlandaise impose que le...

le 17/02/2015 à 18:48
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et elle a bien compris le message merci : l'irlande le restera encore et toujours car elle sait qu'il ne faudra pas compter sur Schauble pour la sortir d'affaire. alors l'union fiscale en Europe on peut lui dire adieu et c'est le début du détricota...

à écrit le 17/02/2015 à 8:06
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Il est peut-être utile de rappeler un fait: Les Allemands prennent la retraite à 65 ans, bientôt à 67. Les Grecs veulent rester à 62 ans. Comment réagirez-vous si vous êtes Allemand?

le 17/02/2015 à 11:39
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Je me battrais contre le gouvernement de droite pour abaisser l'âge légal de départ à la retraite

à écrit le 17/02/2015 à 6:53
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En 1978 j'étais en Grèce et déjà......impossible d'avoir un ticket de caisse dans un RESTO impossible de trouver une Agence Bancaire ouverte après 15H30...oui, travail au "noir" et pas d' impôts, les maisons avec un semblant de 1er étage en chantier....

à écrit le 16/02/2015 à 23:47
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les menace des pires rétorsions, voilà tout.

à écrit le 16/02/2015 à 23:23
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et quid des pression non pas internes mais de nos chers élites bruxelloises? Vous ne lisez peut-être pas les articles de presse comme nous, mais il me semble que les mots choisis pour menacer la Grèce sont bien assez clairs pour qu'on imagine ceux à ...

à écrit le 16/02/2015 à 22:12
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Pourquoi ? Parce que ceux qui sont à la tête de ces pays ne sont pas ceux qui sont sans emplois, ceux qui ne savent pas comment ils vont faire manger leurs enfants etc etc bref ils sont les alliés de nos dirigeants et font porter le poids de leur ign...

à écrit le 16/02/2015 à 21:41
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Les vrais responsables sont les responsables politiques, incapables de faire le ménage chez eux et d'avoir les "corones" pour faire les vraies réformes.... on joue la pitié, mais bon, j'en ai marre de payer pour une caste politique incapable de gouve...

à écrit le 16/02/2015 à 21:26
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Les articles de Mr Godin ne sont jamais guidés par la raison mais par l'émotivité de notre journaliste. Il ressent maintenant une injustice clairement chiffrée: un recul de 25 % du PIB grecque serait déjà "trop" et moralement personne ne devrait atte...

à écrit le 16/02/2015 à 18:23
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Bravo monsieur Godin, un excellent article. Votre travail est très pédagogique, et un lecteur assidu même critique de vos articles finira par comprendre l'économie.

à écrit le 16/02/2015 à 18:14
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Excellente analyse...Comme d'habitude.

à écrit le 16/02/2015 à 17:50
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ils ont fait des efforts colossaux et ne voient pas pq celui qui en fout le moins devrait etre le plus recompense! on les comprend et on les soutient que les grecs commencent par mettre un toit a leur maison pour payer la taxe d'habitation, qu'ils ...

à écrit le 16/02/2015 à 17:43
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Cet article n'a pas de sens. En lisant entre les lignes, il faudrait donc laisser faire les Grecs et payer à leur place! Et si vous, Messieurs les journalistes, on vous demandait de payer le crédit immobilier de vos voisins, vous seriez d'accord? Sau...

le 16/02/2015 à 17:55
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"Et si vous, Messieurs les journalistes, on vous demandait de payer le crédit immobilier de vos voisins, vous seriez d'accord?" C'est ce que vous avez fait sans moufter au lendemain du crash de 2008, et avec des sommes autrement plus conséquentes en ...

le 16/02/2015 à 18:20
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L'économie est plus complexe que cela. Tout d'abord votre voisin ne doit plus d'argent à la banque, car nous avons racheté le crédit et maintenant la Grèce doit de l'argent à des institutions publiques dont l'Etat français (merci Sarkozy et Merkel...

le 17/02/2015 à 6:17
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@Gringo : Excellente mise à plat de la situation.

à écrit le 16/02/2015 à 17:21
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C est normal les Portugais a fait plein de réformes a vendu des entreprises baissé le salaire jeter les fonctionnaires ext qu'es que a fait les grec bientôt ça sera la France mairie endettés état en faillite plus en plus de fonctionnaires chômage ...

le 16/02/2015 à 17:43
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Pourvu qu'ils n'aient pas abandonné l'éducation, principal facteur de croissance endogène!

le 16/02/2015 à 19:13
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Gringo +1, malheureusement j'ai l'impression que "ps" a vécu une sacrée réforme de l'éducation avant tout le monde

à écrit le 16/02/2015 à 17:12
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L'Irlande, l'Espagne et le Portugal ne sont pas assez philosophes, contrairement à l'imprimeur de planches à billets Mario Draghi.

le 16/02/2015 à 17:41
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Tout comme Socrates ils sont bon au foot! Socrate lui était un philosophe.

à écrit le 16/02/2015 à 16:01
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Parce que leurs dirigeants respectifs n'osent pas tenir tête au gouvernement européen ni imposer leurs désidératas. Tout simplement. Maintenant, auront-ils (en Grèce) le même courage que l'on ressent dans les dires de la présidente du FN ; j'en doute...

à écrit le 16/02/2015 à 15:46
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Le fabuleux essort economique de la Grece a été bati sur des affuts massifs de subventions et des emprunts douteux basés sur des chiffres truqués, corruption etc. Sans aunun doute les laisés ont fermé les yeux et lasser faire pendant des années,...

à écrit le 16/02/2015 à 15:22
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Le raisonnement est un peu tordu, non ?

à écrit le 16/02/2015 à 14:51
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Encore un article sans véritable argumentation, et sans examen approfondi de la situation économique de la Grèce avant crise, par exemple, alors que tout le raisonnement justifiant la position de Tsipras est basé sur l'effort plus important qu'aurait...

le 16/02/2015 à 15:37
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Je ne vois pas l'ombre d'un argument sérieux (ou non) dans votre commentaire. Allez-y n'hésitez pas à argumenter... les libéraux ne le font plus depuis des années, depuis qu'ils se sont pris les multiplicateurs keynésiens en pleine figure! J'a...

le 16/02/2015 à 16:19
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@ Pedro : Vous avez parfaitement raison. Bravo ! @ gringo : Vous avez entendu parler de l'Allemagne. Pour le reste je ne vois pas l'ombre d'un argument sérieux dans votre commentaire.

le 16/02/2015 à 17:09
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Cher Gringo, J'ai argumenté dans un autre post qui n'a pas (encore ?) été mis en ligne. Le PIB par habitant, par parité de pouvoir d'achat, de la Grèce est celui qui a le plus augmenté depuis l'introduction de l'Euro, et il n'a pas baissé dans les...

le 16/02/2015 à 17:33
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Hazrans vous avez entandu parler de l'Allemagne sur BFM. Son modèle n'est un succès qu'à court terme, et la prédation à court terme de l'économie de ses voisins ou elle prend ses points de croissance va se retourner contre elle. Car ses excéden...

le 16/02/2015 à 17:55
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Cher Pedro Que la Grèce ait pendant une décennie profité massivement de l'euro qui leur a donné des taux artificiellement bas et un afflux massif de capitaux est un fait. Que les fonds du feder aient été une énorme cadeau de l'UE est aussi un fait....

le 16/02/2015 à 18:51
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Mon cher gringo Merci,vous êtes bien le seul à comprendre la situation grecque. On a droit à l'hymne allemand deutschland uber allé. Je suis très concernée mère grecque,père allemand et je suis née en France bonjour l'embrouille.

le 16/02/2015 à 19:04
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@ Gringo Pour qu'il y ait du clientélisme, il faut des "clients". A vous lire, et à entendre Mt Tsipras, il n'y a que des "innocents", à part quelques profiteurs, d'ailleurs énormément des étrangers. Qui a vôté pour les gouvernements successifs ? D...

le 17/02/2015 à 0:21
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Le peuple Grec n'est pas plus intelligent que les autres peuples d'Europe (ni plus bête)! Il cède à la démagogie, et ne comprend que peu les enjeux et mécanismes des politiques économiques. Les tenir pour responsable, c'est comme tenir les peup...

à écrit le 16/02/2015 à 14:49
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Quand on ne peut plus dévaluer sa monnaie on dévalue sa richesse nationale et le coût horaire du travail. Le problème, c'est que c'est plus visible et douloureux sur le moment qu'un salaire dévalué et pas forcément réparti équitablement, les plus pau...

le 16/02/2015 à 15:43
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Une dévaluation interne n'est pas équivalente à une dévaluation monétaire. L'une génère de la déflation, fait exploser l'endettement, déstructure l'économie. L'autre réduit la richesse principalement des créanciers, perturbe les anticipations e...

à écrit le 16/02/2015 à 14:46
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en grece c'est peut etre comme en france on ne veut pas toucher aux privileges eglise armateurs c'est comme en france on met les allocations familiales sous conditions de ressources POUR LE PRIVE et on fait l'inverse pour les fonctionnaires deux enfa...

le 16/02/2015 à 18:05
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Ce que vous écrivez est totalement faux. Les allocations des fonctionnaires sont aussi passées sous condition de ressources EXACTEMENT comme dans le privé! Vous devez sans doute évoquer le "supplément familial de traitement" qui n'est pas une a...

à écrit le 16/02/2015 à 14:44
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Ah je me perds dans ce joli paysage des mots, m'égare sans crainte. Heureusement ma généreuse dilatation n'eut de témoin que digital, et l'empoignade fut tout ce qu'il y a de plus amical entre deux regards méditerranéens, voire plus si entente….

à écrit le 16/02/2015 à 14:15
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L'Europe s'organiserait elle pour avoir toujours des pays en crise et justifier ainsi le role de son administration. Tout le monde savait que lorsque la Grèce a organisé les jeux olympiques elle se mettait dans une situation financière de krach. Qui ...

à écrit le 16/02/2015 à 13:51
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c'est sur que faire payer l’impôt est une décision tellement dure à prendre.... et déposséder les corrompus également.... la Grèce, quelle tragédie.... grecque

le 16/02/2015 à 15:08
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@pic sous: je me répète, mais les Grecs taxent tout ce qui bouge, par exemple 240 euros pour la possession d'une petite voiture (plus pour les grosses), TVA à 23%, etc. Quant aux corrompus, commenos politiques, ils mettent leur argent dans des paradi...

le 16/02/2015 à 15:17
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Sauf que la fraude fiscale est infiniment moins élevée en Grèce qu’en France, championne du genre (plus de 75 % des Grecs sont fiscalement prélevés à la source, ce qui est loin d’être le cas en France) et que les Grecs sont plus courageux que n’impor...

à écrit le 16/02/2015 à 13:48
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Pourquoi l'Irlande, l'Espagne et le Portugal sont-ils si durs avec la Grèce ? Il y a 2 mondes de différences : d'un côté les Peuples d'Irlande, d'Espagne et du Portugal, mais aussi les Peuples de France et d'Italie, d'Islande qui soutiennent q...

le 16/02/2015 à 16:06
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Vous démontrez simplement que les "Peuples" n'ont pas la même connaissance du fonctionnement de l'économie d'un pays que les "minoritaires politicards cupides". Ces "politicards cupides" veulent avant tout être réélus et s'ils s'y prennent autrement...

le 16/02/2015 à 17:58
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Oui, bien sur les politiciens ont la science infuse. Nous leur sommes reconnaissant d'avoir sur éviter le crash bancaire de 2008 qu'ils avaient largement prévu.

à écrit le 16/02/2015 à 13:45
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Ils ont été serviles ils s en rendent compte , et se rattrapent en tapant sur plus petit .

à écrit le 16/02/2015 à 13:44
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Nous avons donc bien identifié les pays qui sont "durs": portugal, espagne, Irlande, et bien sûr tous les pays du Nord, Allemagne en tête.. Il reste maintenant à identifier les "mous"..

à écrit le 16/02/2015 à 13:38
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Les Grecs ont bidonnés tous leurs chiffres jusqu'à 2008. On a aucune base sérieuse de PIB pour savoir de combien a diminué la richesse du pays depuis la crise.

à écrit le 16/02/2015 à 13:34
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La souffrance des Grecs ! C'est la souffrance de l'état, la Grèce pas des Grecs. A moins que ne pas payer d'impôts depuis Décembre 2014 soit très dure pour la population. Avec les arriérés de 75 Milliard d'euros on pourrait boucher quelques trous e...

à écrit le 16/02/2015 à 13:28
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Le vrai problème ce n'est pas la dette grecque. Le vrai problème c'est qu'un pays petit en nombre d'habitant et en PIB soit capable de faire vaciller tout l'édifice européen. Les conséquences financières de toutes ces décisions/discussions sont supé...

à écrit le 16/02/2015 à 13:21
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"ne se montrent guère empresser", "avait exclue toute renégociation", "Quelle sont les raisons", "nous avons soufferts", "Quels sont donc les vraies raisons"... Romaric Godin nous a habitués aux fautes d'orthographe, mais là, il se surpasse : quelle...

à écrit le 16/02/2015 à 13:19
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Sans sortir de la zone Euro, il n'y aura pas du vrais progrès pour tous ces pays de l'Europe du Sud.

le 16/02/2015 à 13:35
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on vous explique justement que ni le Portugal ni l'Espagne ne sont de cet avis

le 16/02/2015 à 14:17
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@Pedro Ah d'accord, si ce est leur opinion, ça doit certainement être vrai. Ren à voir avec la réalité économique.

à écrit le 16/02/2015 à 13:16
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Article tellement truffé de fautes... - ... ne se montrent guère empresser... -.... avaient exclue toute renégociation - ....Quels sont les vraies raison de cette dureté ... et j'en passe. Honteux sur la forme et très "cosmétique" sur le fond.. V...

le 16/02/2015 à 13:31
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mais c'est bien la Grèce qui a préféré le tout fonctionnaire !!!

le 16/02/2015 à 15:43
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Sauf que... proportionnellement à la population, le nombre de fonctionnaires est infiniment supériur en France. Est-ce pour cela que la France a une dette (qu’elle est d’ailleurs incapable d’honorer, comme il se doit) sept fois supérieure à celle de ...

le 16/02/2015 à 19:35
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Enfin une personne sensée Merci

à écrit le 16/02/2015 à 13:11
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Comme toujours R. Godin "oublie" de mentionner la folle croissance grecque d'avant 2008, basée sur le déficit et le pompage des autres pays d'Europe. La crise actuelle n'est que le retour dans l'économie réelle avec un niveau de vie comparable aux vo...

le 16/02/2015 à 17:14
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Je viens de constater que nous avions le même pseudo, et des interventions semblables. Désolé, je n'avais pas vu vos commentaires.

à écrit le 16/02/2015 à 12:55
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La peur que la Grèce réussisse là où les autres n'ont pas osé!

à écrit le 16/02/2015 à 12:55
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Céder aux grecs seraient la fin de l'Europe Ils dépensaient le double de ce qu'ils gagnaient alors évidemment revenir sur terre c'est douloureux Si on applique le programme des grecs c'est le retour des deficits énormes etc Personnes ne l'accepter...

le 16/02/2015 à 15:14
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Les Grecs contribuent surtout à entretenir grassement les français : plus de 720 millions d’euros en quelques années. De quoi aider à combler les dettes de la France, sept fois plus élevée que celles de la Grèce (2.041 milliards d’euros pour la Franc...

le 17/02/2015 à 0:38
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Heureusement que la France a prêté à la Grèce car ils étaient incapables de trouver des personnes acceptant de le faire. Et vous auriez voulu que ce prêt extrêmement risqué (pour ne pas dire suicidaire) se fasse à taux zéro, alors que les marchés ...

à écrit le 16/02/2015 à 12:54
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Parce qu'ils n'ont pas été aussi intelligents que les grecques pour comprendre le piège allemand et la médiocrité française....

à écrit le 16/02/2015 à 12:43
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Il faut évidemment tenir compte de la fracture croissante entre les dirigeants de ces pays et ceux qui ont été un jour leurs électeurs.

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