Rachat de dette, inflation, croissance... Les annonces de Mario Draghi

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Sur l'inflation, Mario Draghi attend dorénavant une stagnation des prix cette année, contre une précédente estimation de +0,7%
Sur l'inflation, Mario Draghi attend dorénavant une stagnation des prix cette année, contre une précédente estimation de +0,7% (Crédits : FRANCOIS LENOIR)
Le président de la Banque centrale européenne a annoncé le début du programme de rachat de dettes souveraines pour le 9 mars. Il a par ailleurs évoqué des perspectives plutôt optimistes en matière de croissance et d'inflation.

Ses annonces étaient très attendues. Mario Draghi a dévoilé ce jeudi la date du lancement du programme de rachat de dettes publiques et privées dans la zone euro. Il débutera "le 9 mars", avec l'espoir de faire remonter les prix en zone euro, a annoncé le président de l'institution. Les marchés ont réagi immédiatement après les annonces de Draghi. L'euro a atteint un niveau plancher depuis onze ans, à 1,1007 dollar.

"Nous commencerons le 9 mars 2014 à acheter" des titres de dettes publiques et d'autres titres du secteur privé sur le marché secondaire, a déclaré le patron de la BCE devant la presse à Chypre. La BCE avait dans un premier temps annoncé ce programme en janvier, avec l'objectif d'injecter 60 milliards d'euros par mois dans l'économie de la zone euro jusqu'en septembre 2016 au moins. Mario Draghi a déclaré que l'annonce de cette mesure avait déjà eu "un certain nombre d'effets positifs" sur la zone euro.

Le retour de la croissance et une inflation inexistante

Lors de ce point presse, la BCE a également relevé ses prévisions de croissance du Produit intérieur brut (PIB) en zone euro pour 2015 et 2016, prenant acte notamment de la baisse des prix du pétrole.

L'institution monétaire attend dorénavant une croissance du PIB de 1,5% cette année et de 1,9% l'an prochain, contre des précédentes estimations de 1% et 1,5%. L'institution de Francfort a par ailleurs publié pour la première fois une prévision de croissance pour 2017, à 2,1%.

Sur l'inflation, Mario Draghi attend dorénavant une stagnation des prix cette année, contre une précédente estimation de +0,7%. Les prix devraient se reprendre "graduellement" cette année, et l'inflation atteindre 1,5% l'an prochain, contre une précédente prévision de 1,3%.  Pour 2017, la hausse des prix est attendue en hausse de 1,8%.

Lire aussi : La BCE s'attend à une inflation négative en zone euro

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Commentaires
a écrit le 06/03/2015 à 22:34 :
Le rachat des dettes est-il une violation illégale des statuts de la BCE?

Question aux citoyens... oyez oyez, l'Etat français est nommé PONCTION PUBLIQUE, n'est-ce pas amusant?

Y aura-t-il sanction électorale?
a écrit le 06/03/2015 à 20:36 :
Les Etats européens sont des poulpes obèses improductifs à réformer. Etat intelligent est une oxymort. On fait en Europe du bureaucratisme dévoyé ! On fait dans énargot de croissance !
La BCE ne doit-elle pas demander l'autorisation pour le tripatouillage monétaire?
a écrit le 05/03/2015 à 22:24 :
Juste pour info, les banques centrales mondiales déversent 200 milliards de dette, pardon, "argent" sur la planète par MOIS. Cela leur fait prendre la place de bad banks à la place des banques commerciales juste pour éviter qu'elles ne coulent trop vite... Faut essayer de sauvegarder le système...
a écrit le 05/03/2015 à 22:10 :
Cautionner le QE c’est cautionner un coup d’Etat car ce n’est pas ce qu’ont voté les électeurs…
Le QE permet aux Etats feignants de subventionner le pib improductif des brimeurs de la consommation, en faisant croire que plus y a de monnaie plus y a de croissance alors que certains électeurs sont convaincus qu’on fait des fusées et pourtant y a des pauvres. Pour le QE en admettant qu’il soit utile, alors les institutions européennes sont foireuses et ne font pas leur travail. La crise dure depuis 2008… on fait dans l’impéritie et l’aboulie ? Pour les américains, l’efficience du QE n’est pas prouvée… Aura-t-on un référendum euro alors que les statuts de la BCE ne sont pas respectés, les électeurs n’ont pas voté pour ce mode de fonctionnement, alors que nous commerçons aux 2/3 dans la zone euro, seul le Franc permettrait de relance la balance commercial à défaut de politique de compétitivité et d’offre et de baisses d’impôts. Et de nationaliser la dette alors qu’on rend la France dépendante de la finance et des importations de poulet Allemand, 40% de la consommation. On est des as de croissance, mais derrière le peloton avec des champions vendus. De quel peloton parlons-nous ? Les allemands ont moins de 5% de chômage, ils exportent. Que faisons-nous ? On nous parle QE… que notre chômage serait la cause de l’absence de QE. Fort bien, aux Etats-Unis l’arrosage monétaire baisse le chômage à 6%. Seulement les américains ne sont pas classés 27ème en compétitivité. En même temps comment classer sur une échelle la compétitivité des 5 principaux pays européens alors que l’Allemagne est 10ème et la France 27ème, voilà une oxymort sans homogénéité. La France ne tient pas une monnaie forte, on nous sert une économie camelotte car nous sommes des fliottes françaises ! Si on fait QE, quels Etat bénéficieront d’effacement comme on privilégie la Grèce en 2012 et lesquels auront des financements alors qu’on supprime la pac.
a écrit le 05/03/2015 à 22:03 :
Le QE est une violation des statuts européens, Palpatine avance sa dictature bureaucratique funeste qui détruit l’économie et augmente le chômage.
a écrit le 05/03/2015 à 18:24 :
Un QE européen ? Pourquoi faire ? Dévaluer ? Relancer une bulle boursière et immobilière ? Quel intérêt pour l'économie de créer autant de monnaie ?
Réponse de le 05/03/2015 à 22:54 :
Créer une bulle, c'est créer de la croissance.
Après moi, le déluge...

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