Inflation : Sapin revoit sa prévision de 0,9% à... zéro

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Il y a des économies que nous avions programmées et que nous ne pouvons constater, a regretté Michel Sapin.
"Il y a des économies que nous avions programmées et que nous ne pouvons constater", a regretté Michel Sapin. (Crédits : PHILIPPE WOJAZER)
Un effet "d'une brutalité considérable", selon le ministre des Finances, qui a souligné les effets négatifs qu'une telle atonie des prix aura sur les recettes fiscales de la France. Il a néanmoins confirmé que, pour l'année 2014, la France respecterait "largement" l'objectif affiché d'un déficit public de 4,4% du produit intérieur brut (PIB).

"L'inflation prévue pour l'année 2015 est en France aujourd'hui de zéro".

C'est ce qu'a annoncé, mercredi 4 mars, le ministre des Finances Michel Sapin devant la commission des Finances du Sénat, alors que la prévision initiale du gouvernement était de 0,9%.

Une atonie des prix qui ne manque pas de produire un effet "d'une brutalité considérable" sur les finances publiques, que ce soit sur les recettes ou sur les dépenses, a noté le ministre, constatant:

"Il y a des économies que nous avions programmées et que nous ne pouvons constater."

Désalignement de prestations sur la hausse des prix: effet nul

Une inflation zéro annule en effet, en quelque sorte, les décisions de geler certaines prestations sociales, c'est-à-dire de ne plus aligner ces prestations sur la hausse des prix à la consommation. Si ces prix n'augmentent pas, contrairement à ce que prévoyait le gouvernement au moment de prendre la mesure, l'économie annoncée disparaît. L'absence d'inflation rogne également les recettes de TVA.

L'objectif d'un déficit de 4,4% du PIB pour 2014 sera respecté

En revanche, l'absence d'inflation est très intéressante en termes budgétaires sur les crédits des différents ministères, qui auront ainsi besoin, en principe, de 0,9% des sommes allouées en moins.

Le ministre a malgré tout confirmé que, pour l'année 2014, la France respecterait "largement" l'objectif affiché d'un déficit public de 4,4% du produit intérieur brut (PIB). Le chiffre définitif sera dévoilé le 26 mars.

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Commentaires
a écrit le 06/03/2015 à 20:25 :
Début février il annonce des prévisions à 0.4% pour 2015; 06 mars il annonce une nouvelle à 0%; fin décembre on est en déflation de 2.4%? Voir plus!!!
a écrit le 06/03/2015 à 8:37 :
Zéro: au même niveau que ses compétences.
a écrit le 05/03/2015 à 23:28 :
Toujours aussi brillant dans ses prévisions cet homme !
a écrit le 05/03/2015 à 22:29 :
Les rentrées fiscales ne sont-elles pas liées à la bonne santé de la consommation? Il découvre le fil à couper le beurre comme les patrons qui s'étonnent après la réduction des prélèvements sur les salaires que les caisses soient en difficultés (chômage, sécurité sociale, retraite…etc
a écrit le 05/03/2015 à 14:47 :
encore moins d'entrée d'argent dans les caisses de l'état................ tous les voyants sont au vert............on décolle ...........attention lors de l' atterrissage....... pour la sortie de piste ....................
a écrit le 05/03/2015 à 13:12 :
Sa prévision ça vaut pas un kopeck

Tous ce qu'a annoncé le gouvernement depuis 3 ans ne c'est jamais réalisé

Alors !!!
Réponse de le 05/03/2015 à 14:15 :
Il va falloir augmenter les fonctionnaires, alors...
a écrit le 05/03/2015 à 11:06 :
Ouf, il n'a pas annoncé de restrictions sur les quantités de caviar et de foie gras servies dans les bons gueuletons ministériels et parlementaires. On a frôlé l'émeute.
a écrit le 05/03/2015 à 10:16 :
M'enfin, la super conjonction de planètes, baisse du prix du pétrole-baisse de l'euro-taux d'emprunt international quasi nul, qui devait "doper" grave notre croissance ne donnerait finalement rien? Zut alors, va falloir que je trouve quelques volontaires dans mes 150 000 fonctionnaires de Bercy pour refaire les calculs. Ah, on me dit dans l'oreillette que c'est parce que on a baissé les taxes et impôts pour soulager les français. Bon, ben on va regonfler les prélèvements, super, j'ai trouvé...
a écrit le 05/03/2015 à 9:37 :
Si on s'occupait enfin du système de retraite de nos fonctionnaires, on pourrait faire des économies, non?
a écrit le 05/03/2015 à 9:30 :
il faudrait qu'il mette son doigt où je pense ses prédictions seraient plus précises.
a écrit le 05/03/2015 à 9:16 :
Vous parlez d'un économiste: le roi de la prévision bidon. Comme disait mon grand-père: un moulin à vent qui n'a pas de grain à moudre, ne produit pas de farine. Mais çà reste un moulin à vent.
a écrit le 05/03/2015 à 8:17 :
La France a des contractions qui créent la misère ... très différentes de la femme enceinte qui crée la vie.
a écrit le 05/03/2015 à 7:54 :
... - Ecomouv
- Areva
Le vaccin de la grippe.
...etc, etc.
Et on supprime la sécu et les retraites...!
Faut fermer le ponctionnariat européen et français.
a écrit le 05/03/2015 à 7:22 :
enfin SAPIN annonce une baisse !!!!!
zut.....c'est pas la bonne, elle va mettre en cause le budget initialement prévu....ça vous étonne, moi pas ! SAPIN nous prépare a de nouvelles coupes budgétaires et hausses d’impôt....
a écrit le 05/03/2015 à 7:13 :
Cela veut dire que l' activité économique est atone (ce qui n'est pas une surpise, vu le niveau de matraquage fiscal des ménages). Que les entreprises et les commerces vont continuer à fermer. Que le chomage va continuer de grimper (qui pouvait croire le contraire, même lés démagos UMP ou PS au pouvoir disent, en privé, le contraire de ce qu'ils annoncent en public, c'est à dire un timide redémarrage de l'économie en France).
a écrit le 05/03/2015 à 0:01 :
le problème réside tout entier dans la masse salariale de la fonction publique . Dès le mois de Septembre nous empruntons sur les marchés pour payer la horde des nantis .
Réponse de le 05/03/2015 à 5:19 :
Et allez, c'est reparti pour le violon néolibéral habituel...

La "horde des nantis", comme vous le dîtes si bien, paient des taxes et des impôts... Comme tout le monde.

Du coup, ces "nantis" travaillent gratuitement pour l'état (donc pour la communauté en son entier) sur une "courte période de l'année (environ un mois, un mois et demi).

Et la sécurité de leur emploi (tout est relatif) leur permet de tenir un minimum de pouvoir d'achat.

Vous savez, le pouvoir d'achat, celui qui remplit le carnet de commande, vous savez le carnet de commande, le truc qu'ignore la plupart des néolibéraux alors que c'est le carnet de commande qui génère l'activité et donc... l'emploi.

Deux derniers détails et non des moindres:
- Si vous réduisez le nombre de fonctionnaire, vous augmentez... Les chômeurs/RSAistes... Pas la meilleure des solutions pour combattre le chômage et favoriser le pouvoir d'achat.
- Le travail des fonctionnaires est comptabilisé dans le PIB. Moins de fonctionnaire, donc moins de création de richesses, donc... Récession.

Il serait peut-être temps que vous changiez de modèle, vous ne croyez pas ?
Réponse de le 05/03/2015 à 6:41 :
"Réduisez le nombre de fonctionnaires et vous augmentez les chômeurs"... C'est bien ça le problème, fonctionnaire c'est un "métier" et quand on en sort on ne sait rien faire d'autre... Alors que dans le privé on se débrouille pour manger... Quand à la "création de richesses" par les fonctionnaires laissez moi rire, c'est pas parce que c'est comptabilisé dans le PIB que l'on peut parler de richesse. Aller encore plus de fonctionnaires et on sera encore plus riches. Ça s'appelle une démonstration par l'absurde...
Et donc je conclus comme vous: il serait peut-être temps que vous changiez de modèle...
Réponse de le 05/03/2015 à 6:53 :
Le fonctionnaire ne crée pas de richesses en tant que tel. Il est un rouage nécessaire quand il s'agit de santé et d'éducation par exemple par contre le "gratte-papier" dont nous faisons l'élevage est simplement un sous produit de "l'emballement" de la machine étatique globalement nuisible à l'économie tel le shadock qui lui, au moins, nous faisait rire( je vous engage a relire les devises M.Pakete, vous vous reconnaîtrez sûrement dans la création de richesses).
Réponse de le 05/03/2015 à 11:39 :
Opposer les salariés du public et ceux du privé, les uns aux autres et vous voyez dans quel état nos dirigeants de tout bord ont mis la société française.

Avant de redresser la barre, la condition indispensable sera de le faire ensemble car sinon c'est l'échec assuré.

Les décisions qui ont été prises toutes ces années par nos dirigeants pour "notre plus grand bien" et favoriser leur réélection l'ont rarement été dans l'intérêt général.

Un conseil qui vaut ce qu'il vaut: lorsque vous votez, votez pour ce qui marche et éviter de voter pour quelque chose qui ne marche pas.
Réponse de le 05/03/2015 à 14:57 :
" par contre le "gratte-papier" dont nous faisons l'élevage est simplement un sous produit de "l'emballement" de la machine étatique globalement nuisible à l'économie tel le shadock qui lui, au moins, nous faisait rire( je vous engage a relire les devises M.Pakete, vous vous reconnaîtrez sûrement dans la création de richesses)."

Le gratte-papier (comme vous le dîtes si bien M.Ahah) vous facilite aussi la vie, puisqu'il prend en charge les dossiers que vous déposez pour x ou y raison - même si c'est mal foutu/organisé, le fait est qu'il vous soulage d'un travail administratif, le rendant "transparent" pour vous.

Et il crée tout autant de richesse que n'importe quel autre fonctionnaire, et comme n'importe quel fonctionnaire utilise son salaire pour consommer. Donc génère des richesses à son tour.

NB:
Notez que la série des shadoks est une critique de l'aliénation du travail et de la société de consommation de masse. Rien à voir avec votre discours néolibéral donc.

"Le fonctionnaire ne crée pas de richesses en tant que tel"
Allez donc dire au conducteur de bus, donc, ne crée pas de richesse en donnant de son temps pour transporter des gens sur leur lieu de travail ou lorsque les usagers paient leur ticket ou leur abonnement.

Allez dire à un infirmier ou à un docteur du secteur public si il ne crée pas de "richesses" lorsqu'ils soignent des patients...

Allez donc dire à l'INSEE, pour finir, que les fonctionnaires ne créent pas de richesse... "directement". "directement", ou "indirectement", qu'est-ce que ça change ? Je suis sûr qu'ils vous accueilleront avec gentillesse, avant de gentiment se marrer devant vos "arguments".

Que vaut leur avis de statisticiens devant "richesses", hum ?

Il n'y a pas de vraies ou de fausses richesses. Il y a des richesses, point. Le fait est que chacun apporte, même le "gratte-papier", quelque chose à la société, et ce quelque chose s'appelle "richesse".

Même si c'est dur à avaler pour certains.
a écrit le 04/03/2015 à 23:37 :
Le problème c'est qu'il a déjà dit tellement tout et son contraire que maintenant il devient difficile, de départager le vrai du faux. Mais bon, comme disait Mitterrand," Si cela peut vous faire plaisir". mais qu'il ne nous demande pas d'y croire.
a écrit le 04/03/2015 à 22:40 :
Sans inflation , point de redistribution Les crocodiles pleurent en se tournant benoitement vers leurs mandants . Et ils voudraient qu on les croient socialistes.!!.
a écrit le 04/03/2015 à 22:22 :
Franchement ça intéresse qui les prévisions de M.Sapin? Dont la seule qualité est d'être un ami intime de Hollande.
a écrit le 04/03/2015 à 22:11 :
ils nous incitent au vote FN .. de part leurs résultats
Réponse de le 04/03/2015 à 22:25 :
Et oui stratégie gaucho-mitterrandienne : diviser pour régner. C'est ça la gauche et son mensonge permanent qui trompe les citoyens...
a écrit le 04/03/2015 à 21:51 :
si la déflation n'est pas le but recherché, pourquoi vouloir agir à la baisse sur les salaires, les prestations sociales et les investissements publics ? La politique de l'offre et la rigueur. Maintenant, plutôt que de faire des QE qui ne font que gonfler les prix des actifs, la BCE aurait mieux fait de directement donner cet argent aux contribuables pour être consommé de suite ce qui permet de maintenir les prix voire de les remonter.
a écrit le 04/03/2015 à 21:21 :
Sapin, le Mr. Bean de l'économie! Le Zavatta des Finances, le Pinocchio de l'honnêteté des comptes de la France, le laquais de Bruxelles, quel parcours! Les Français lui devront tant!
a écrit le 04/03/2015 à 20:44 :
Ca sent le sapin est-il un jeu de mot un peu facile? Socialisme quand tu nous tiens ;-)
a écrit le 04/03/2015 à 20:06 :
Il n'est plus crédible !
Comme beaucoup de ministres de ce gouvernement
Hélas !!
Réponse de le 04/03/2015 à 22:25 :
Et pourtant, hollande et sa clique d'incompétents sera réélu en 2017 !
Réponse de le 05/03/2015 à 8:08 :
et oui si marine est au deuxième tours t il y a des chances il repassera
a moins qu'il soit perdant dès le 1ér tours
a écrit le 04/03/2015 à 19:57 :
charlot. Mais il s'en fiche. Il touchera sa retraite dorée jusqu'à la fin de ses jours... Un fonctionnaire incompétent gagne autant qu'un autre compétent. Le système en lui même est pervers et improductif
a écrit le 04/03/2015 à 19:48 :
Dans le privé ; il y a longtemps qu'il aurait été viré ...vive le fonctionnariat !
Réponse de le 04/03/2015 à 19:58 :
dans le privé il n'aurait jamais réussi les tests d'embauche !!!
a écrit le 04/03/2015 à 19:17 :
Je met au défi quiconque de me trouver une seule nouvelle positive de Monsieur SAPIN dans toute sa carrière..... JAMAIS ce tupe n'aura réussi aux postes confiés, et très grassement payé.
D'ailleurs c'est aussi de là que viens l'expression " ca sent le SAPIN..."
a écrit le 04/03/2015 à 19:15 :
Sapin n'a jamais su calculer et tenir un budget alors lui demander de calculer en négatif, pensez donc. On va lui expliquer en terrain d'inflation vous empruntez et vous remboursez en monnaie de singe, par contre en déflation si les taux sont négatifs, cela veut dire que le budget diminue donc il faut tout réduire les salaires et les budgets autrement dit il faut faire mieux avec moins allez demander cela aux socialistes qui n'arrive même pas à faire plus avec plus !
Réponse de le 05/03/2015 à 16:01 :
"qui n'arrive même pas à faire plus avec plus !"

Ils n'ont jamais eu l'opportunité d'avoir "plus" pour faire "plus" (et le "délai" accordé pour l'UE ne leur rien amener de "plus"), ils ont été obligés de faire avec moins... Même si ils ont renoncé d'essayer de faire avec plus, en n'allant pas renégocier les traités européens.

(Et je n'aime pas les social traîtres, vous m'obligez à être l'avocat du diable)

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